La suite de votre contenu après cette annonce

Au cours des dernières années, le groupe Volkswagen a beaucoup misé sur Cupra. La marque espagnole est en pleine forme, au point d’éclipser totalement Seat, l’entité dont elle est issue. Cette situation pourrait s’avérer problématique pour l’avenir de Seat, mais son patron reste confiant.
Détaché officiellement de Seat en 2018, Cupra vit une ascension fulgurante. Aujourd’hui, la question n’est plus seulement de savoir si Cupra va réussir, car on connaît déjà la réponse, mais jusqu’où cette réussite peut fragiliser Seat. En 2025, la firme sportive a livré 328 800 voitures dans le monde, un chiffre en hausse de 32,5 %. De son côté, Seat a reculé à 257 400 unités, soit une baisse de 17 %… Pour la première fois, la marque fille pèse donc davantage que la maison mère dans les volumes du groupe espagnol.
À lire aussi
Cupra Raval 2026 : première rencontre avec la citadine électrique de nouvelle génération !Et c’est un symbole fort ! D’autant plus que Cupra concentre aujourd’hui l’essentiel des lancements, de la Born au Tavascan, en passant par les récents Terramar et Raval. Positionnée sur un créneau plus haut de gamme, Cupra est capable de vendre ses modèles plus cher et donc d’absorber plus facilement le surcoût de l’électrique. Pour Seat, l’équation est plus complexe. La marque est sur un segment plus accessible, il faudrait donc proposer une voiture électrique abordable sans sacrifier la rentabilité…
Markus Haupt, le patron de Seat et Cupra, l’a reconnu auprès de nos confrères d’Auto Express : « avec les coûts actuels de production des véhicules électriques, une Seat électrique rentable serait difficile à envisager ». Pour autant, le dirigeant refuse d’enterrer totalement le label. Selon lui, Seat conserve un rôle important dans la galaxie Volkswagen, notamment grâce à son ancrage populaire et à son réseau commercial dans un certain nombre de pays européens. La stratégie consiste donc à gagner du temps.
Les Ibiza et Arona, deux modèles importants pour la marque en Europe, ont été restylés et doivent recevoir des motorisations mild-hybrid (MHEV) d’ici 2027. La Leon doit elle aussi évoluer avec une motorisation hybride en 2028. Seat ne disparaît pas, mais elle avance par petites touches, loin du rythme accéléré chez Cupra. Pourquoi pas, mais à force d’attendre le bon moment pour passer à l’électrique, Seat pourrait laisser d’autres constructeurs occuper le terrain de la voiture électrique abordable. Renault, Citroën, Fiat en premier.
La survie de Seat paraît donc possible, mais pas garantie. Son avenir dépendra de sa capacité à redevenir autre chose qu’une marque attentiste au sein du groupe Volkswagen. Cupra a trouvé son territoire. Seat doit désormais prouver qu’elle en a encore un.
Le meilleur d'Automobile Propre, dans votre boite mail !
Découvrez nos thématiques voiture électrique, voiture hybride, équipements & services et bien d’autres
S'inscrire gratuitement
