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Le gouvernement a annoncé que le contrôle automatisé des règles de ZFE sera en place au cours du second semestre 2024.
Ce mardi s’est tenu le premier « comité de suivi des zones à faibles émissions », qui a réuni les ministres concernés par le sujet et des représentants des agglomérations qui doivent mettre en place une ZFE. La ZFE va de pair avec des restrictions de circulation, qui visent d’abord les véhicules les plus anciens, considérés comme les plus polluants.
Le gouvernement sent bien que le sujet est sensible, le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu rappelant lui même que de nombreux médias ont évoqué ces dernières semaines « le prélude à une explosion sociale », avec le retour des gilets jaunes.
Pas de quoi cependant faire reculer l’exécutif, qui rappelle que 10 agglomérations doivent avoir leur ZFE en place avant 2023, et 43 au total devront être prêtes en 2025. La mise en oeuvre reste gérée par les collectivités locales, c’est à dire le choix du périmètre de la zone ou des véhicules bannis. Le ministre a quand même annoncé la création d’un groupe de travail pour harmoniser certaines règles, et faciliter ainsi le déplacement d’une zone à l’autre. Un référent interministériel va même être nommé.
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Zone à Faibles Emissions (ZFE) : comment ça marche ?La déclaration du ministre à l’issue du comité a surtout permis de clarifier le projet de verbaliser de manière « automatique » le non respect des règles de la ZFE. La verbalisation est déjà possible grâce à des contrôles en direct de la part des forces de l’ordre. Là, il est question d’une verbalisation constatée à distance par radar !
En 2021, le gouvernement l’annonçait pour 2022… puis fin 2023. Christophe Béchu a cette fois indiqué que ce sera pour le « deuxième semestre 2024 ». Ce sera un système de contrôle par la plaque d’immatriculation, ce qui permettra d’intégrer des dérogations grâce à la liste des véhicules non concernés, comme les véhicules d’urgence ou ceux des personnes handicapées. L’amende serait de 135 €.
Conscient que les ZFE pénalisent des ménages modestes qui ne peuvent changer de voiture facilement, le ministre encourage les agglomérations à proposer un système de « pass » semblable à celui imaginé à Strasbourg, qui permet de s’aventurer dans la ZFE quelques fois par an avec une auto bannie.
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La carrotte n'a jamais été aussi présente qu'aujourd'hui.
Le problème c'est pas la carotte, c'est le marché du VE qui ne laisse aujourd'hui la place qu'aux gros engins que suffisamment de gens ont l'envie et les moyens de se payer, en attendant que ça bloque, au niveau des ZFE et à bien d'autres endroits pour que la planche à billet soit de nouveau activée en faveur des fabricants.
Même avec un grosse carotte on achète pas un tank qui ne répond pas au besoin.
Dans la Zfe de Paris, ce sont les crit'air 3, 4, 5 qui sont interdits le 1er juillet prochain. Puis, normalement, les crit'air 2 en 2024... C'est à dire les deux tiers des voitures en circulation.
Ok. Mais cela n'empêche que le principe est profondément injuste : les vignettes crit'air ne sont pas établies à partir de données objectives. Pourquoi sanctionner une 206 essence, une Prius 2 ou une focus flexfuel de 2004 et laisser rouler une classe S avec moteur V8?
La punition est injuste, que ce soit 68 ou 135 euros.