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Après plusieurs mois de tractations et malgré des licenciements massifs, Northvolt vient officiellement de se placer sous la protection du Chapitre 11 aux États-Unis. En parallèle, la société suédoise a annoncé que Peter Carlsson, co-fondateur de l’entreprise, avait démissionné de son poste de PDG. La situation se complique.
L’année 2024 marquera à jamais un tournant dans l’histoire de Northvolt. Promise à un destin de champion européen des batteries, l’entreprise suédoise est en train de mourir à petit feu. Après une première restructuration et la suppression de 1 600 postes il y a quelques semaines, Northvolt est à cours de trésorerie. La firme vient de se mettre sous la protection de la loi américaine sur les faillites.
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Usine de batteries : Northvolt est en difficulté, Volvo se retrouve dans l’embarrasAujourd’hui, la dette de l’entreprise culmine à 5,84 milliards de dollars (soit environ 5,58 milliards d’euros). La trésorerie a fondu à 30 millions de dollars. En se mettant officiellement en redressement judiciaire, Northvolt espère se relancer en mettant la main sur 245 millions de dollars. Dans son communiqué de presse, la société explique que l’un de ses clients doit lui apporter un financement de 100 millions de dollars.
Malgré cette situation délicate, le géant suédois assure que « les opérations continueront de se dérouler comme d’habitude, de la même manière que d’autres entreprises internationales qui ont utilisé le processus du Chapitre 11 pour réorganiser leurs obligations financières ». Northvolt promet que les salaires des employés seront bien versés. L’entreprise se veut rassurante et ajoute qu’il ne « s’agit pas d’une procédure de faillite ».
Northvolt préfère parler d’une simple « réorganisation ». S’il est vrai que le Chapitre 11 offre aux entreprises en grandes difficultés financières « le temps de restructurer leur dette » ou de « vendre des actifs », la situation n’est toutefois pas idéale. Pour faire simple, c’est la dernière étape avant un éventuel sauvetage ou la fermeture. Il se trouve que même le gouvernement suédois a exclu d’apporter de nouveaux financements.
Pour ne rien arranger, Peter Carlsson, PDG et co-fondateur de Northvolt, a remis sa démission vendredi 22 novembre. Il restera pour le moment membre du conseil d’administration et conseiller de la direction, mais l’entreprise sera désormais pilotée par « un duo de dirigeants ». M. Carlsson a estimé que cette période de transition était « le bon moment pour passer la main à la prochaine génération de dirigeants ».
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L'électrique répond très bien à la grande majorité des besoins, et des bourses de ceux qui achètent neuf (il n'y a plus guère de surcout électrique à modèle équivalent).
Après, il y a la propagande pétrolière...
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"C'est la faute aux actionnaires", "c'est la faute aux riches", "c'est la faute aux étrangers", "c'est la faute à l'Europe"... Nous avons le chic pour nous défausser sur des bouc-émissaires et éviter de réfléchir à nos propres faiblesses.
Les actionnaires n'ont qu'une responsabilité très limitée dans la déroute des constructeurs européens. D'ailleurs, ce sont les premiers à être rincés, comme ceux de Northvolt (et c'est d'ailleurs la règle du jeu). Les raisons de la mévente des VE en Europe sont connues. Mais il est plus facile d'incriminer les bouc-émissaires habituels (même si, encore une fois, je n'ai strictement aucun sentiment positif ou négatif à l'égard des actionnaires des constructeurs) que de travailler sur les causes profondes.
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Quand un client à 2 milliards vous plante là, ça ne doit pas aider.
https://www.automobile-propre.com/articles/bmw-annule-une-enorme-commande-de-batteries-aupres-de-northvolt-et-se-rabat-sur-samsung/
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