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Jusqu’où peut-on aller avec une batterie d’origine sur un VE ? C’est peut-être une question que vous vous posez actuellement… Plusieurs études récentes se veulent rassurantes sur l’usure réelle des batteries. Et plusieurs témoignages montrent que le SoH peut être encore très bon après plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Mais qu’en est-il pour cette Tesla Model 3 aux 600 000 km ?
L’auto qui nous intéresse aujourd’hui est une Tesla Model 3 Standard Range Plus de 2019. Elle affiche 611 000 km au compteur et, selon Drive Protected, elle roule toujours avec sa batterie d’origine. Ce cas d’étude est intéressant, car il permet d’observer l’état réel d’une batterie après un kilométrage que peu de voitures atteignent. Et figurez-vous que le bilan est plutôt contrasté. D’un côté, la batterie fonctionne encore et la voiture semble parfaitement utilisable. De l’autre, la perte de capacité est loin d’être négligeable…
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Usure des batteries de voitures électriques : une longévité largement supérieure aux idées reçuesÀ l’état neuf, cette Model 3 permettait de faire environ 390 km avec une charge complète. Aujourd’hui, une fois rechargée à 100 %, elle affiche 254 km d’autonomie.
Cela correspond à une baisse de 34 %. Autrement dit, son SoH (State of Health en anglais) serait désormais équivalent à 66 % de sa capacité initiale. Cette perte est importante. Elle place même probablement cette Model 3 dans une zone où un remplacement de batterie pourrait se justifier.
Mais il faut aussi remettre ce chiffre en perspective. Après plus de 600 000 km, la voiture conserve encore une autonomie d’environ 250 km. Pour des trajets quotidiens, des déplacements périurbains ou un usage local, cela reste largement suffisant.
Les journalistes de Drive Protected ont cherché à vérifier l’autonomie réelle de la berline électrique. Ils ont pu effectuer un parcours de 222 km à une vitesse stabilisée à 110 km/h. Consommation moyenne : 14,5 kWh/100 km. C’est plutôt sobre pour un trajet réalisé presque exclusivement sur autoroute, même si la capacité réellement disponible n’a plus grand-chose à voir avec celle d’origine. Cela signifie qu’il y a environ 30 kWh encore exploitables au sein de cette batterie qui en offrait initialement 50 kWh. On rappelle au passage que depuis la Model 3 a eu de plus grosses batteries.
Ce cas montre surtout que la dégradation d’une batterie n’est pas un sujet binaire. En fonction de l’usage, des conditions climatiques, de la fréquence de recharge sur bornes rapides ou même de la gestion électronique, le SoH peut être radicalement différent.
La comparaison avec d’autres témoignages est intéressante. Récemment, nous vous parlions de Pascal et de son EV6 aux 530 000 km dont la batterie affiche un SoH à 91,3 %. Ou encore de cette Model S aux 700 000 km, qui n’aurait perdu « que » 100 km d’autonomie. Preuve que le kilométrage ne suffit plus à juger à lui tout seul de l’état d’une voiture électrique. Tout un tas d’autres éléments peuvent faire varier son vieillissement.
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Fraude au compteur kilométrique : les hybrides et électriques ne sont pas épargnéesC’est d’ailleurs sûrement le principal enseignement qu’il faut retenir du test de cette Tesla Model 3. Sur une voiture électrique d’occasion, le compteur kilométrique reste une information utile, mais il ne dit pas tout. Le vrai juge de paix, c’est le diagnostic de la batterie (test SoH). Deux voitures qui affichent le même kilométrage peuvent avoir une valeur, une autonomie et un potentiel de durée de vie très différents.Vous êtes prévenu !
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