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Les chiffres de vente de l’année 2025 sont tombés. Ce quart de siècle marque une rupture importante sur le marché automobile. D’un côté on a le tout-électrique qui progresse fortement, et de l’autre le diesel qui disparaît quasiment du mix. Seuls 7,7 % des véhicules neufs livrés cette année étaient équipés d’un moteur diesel.
C’est en 2011 que les immatriculations de voitures diesel ont atteint un pic en Europe. À l’époque, 56 % des véhicules vendus sur le Vieux continent avaient ce type de motorisation (nous sommes même montés à 77,3 % en France en 2008). Après cette date, le diesel a commencé à décliner lentement pour diverses raisons. La tendance s’est évidemment accélérée après le scandale du dieselgate en 2015. « La glissade de la demande est brutale », disait Thierry Bolloré en 2018, à l’époque numéro deux de Renault.
Aujourd’hui, les équilibres sont totalement bouleversés. Le diesel ne pesait plus que 7,7 % sur l’ensemble des immatriculations en Europe (Union européenne, EFTA et Royaume-Uni compris) en 2025. Une chute de 24 % en un an, avec « seulement » 1 026 354 unités livrées. Dans le détail, certains marchés ont connu des baisses spectaculaires. C’est le cas en Belgique (-41,9 %), en Espagne (-35 %) ou encore en Grèce (-49,7 %). Curieusement, le diesel a progressé dans certains pays, comme en Lituanie et aux Pays-Bas.
En France, la part du diesel est carrément tombée à 4,9 %, soit moins d’un véhicule vendu sur vingt. Chez nous, seuls 79 397 modèles du genre ont été livrés (soit une baisse de 36,5 % en un an). M. Bolloré avait raison, la chute est « brutale ».
Les évolutions réglementaires (normes Euro 6 et 7) et les différentes incitations pour réduire les émissions de CO2 (normes CAFE) à l’échelle européenne ont poussé les constructeurs à faire évoluer leur mix. L’hybride a ainsi été une première alternative au diesel, avec des prix semblables. Les clients ont aussi fini par comprendre que le diesel n’était rentable que pour les gros rouleurs.
Les ventes se sont effondrées sous un effet de réduction de l’offre. Certaines marques ne proposent même plus de véhicules diesel. C’est le cas de Volvo. D’autres, comme Mini ou Peugeot, n’ont plus que quelques modèles diesel au catalogue. Chez Renault, la Clio est en train de tourner la page du diesel avec sa sixième génération.
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Le Diesel, c’est fini, et les automobilistes l’ont bien compris !Si les institutions européennes ont fait en sorte de réduire la part du diesel dans les ventes, c’est avant tout parce qu’il s’agit d’une motorisation très polluante. Un litre de gazole brûlé rejette plus de CO2 qu’un litre d’essence, de l’ordre de 2,6 kg/litre contre 2,3 pour l’essence. Sur l’ensemble de son cycle de vie, un diesel rejette en moyenne 42,65 tonnes de CO2 contre 39 pour une essence. Sans oublier les rejets d’hydrocarbures aromatiques polycycliques, des substances classées cancérogènes pour l’homme par l’OMS.
Ce recul du diesel laisse logiquement plus de place à d’autres motorisations. Le tout-électrique et l’hybride rechargeable affichent les plus belles progressions avec respectivement + 29,7 % (2 585 187 BEV) et + 33,4 % (1 272 901 PHEV).
D’ailleurs, la fin de l’année 2025 a marqué un tournant important dans la répartition du mix. Pour la toute première fois, les ventes de voitures électriques ont dépassé celles sur l’essence en novembre et décembre. La différence était particulièrement marquée sur le dernier mois. Les BEV ont pris 26,3 % du marché, contre 21,7 % pour l’essence. Et cette tendance est encore plus forte en France. En décembre 2025, les modèles électriques ont représenté 24,4 % des ventes, tandis que l’essence plafonnait à 17,4 %.
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Voici le top 10 des ventes de voitures électriques en Europe en 2025 : le Tesla Model Y résiste, une Skoda impressionneUn point d’alerte toutefois. Beaucoup de modèles fonctionnant à l’essence sont aujourd’hui équipés de systèmes à hybridation légère (48V), ceux rangés dans la catégorie des MHEV. Ils ne sont donc plus comptabilisés comme des modèles à essence, mais comme des hybrides, alors qu’ils fonctionnent la plupart du temps en mode thermique. Si on se concentre uniquement sur les modèles électrifiés (100 % électriques et hybrides rechargeables), on arrive à une part de marché de 29,1 % en Europe en 2025. C’est déjà un joli score !
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