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En Norvège, 31 % des conducteurs de voitures électriques interrogés disent éviter les marques chinoises pour des raisons politiques, contre 23 % un an plus tôt. Cela n’empêche pas les constructeurs détenus par des groupes chinois de gagner du terrain : ils représentent un quart des nouvelles électriques immatriculées entre janvier et juillet 2026. Alors, comment expliquer ce décalage ?
La Norvège est un bon endroit pour observer l’évolution du marché électrique. Les wattures dominent les immatriculations neuves depuis déjà de nombreuses années. Pourtant, l’origine des véhicules reste un sujet sensible pour une partie des acheteurs. Dans l’enquête annuelle de l’Association norvégienne des véhicules électriques, 31 % des répondants estiment vouloir éviter d’acheter des voitures chinoises pour des raisons politiques. Ils étaient 23 % à dire la même chose en 2025.
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Témoignage – Après 5 voitures électriques, Olivier a trouvé celle qu’il estime presque parfaitePrès de 15 000 conducteurs ont participé à cette étude réalisée entre le 31 mars et le 3 mai 2026. L’association évoque notamment les interrogations grandissantes sur la sécurité des données personnelles. Attention, ces résultats mesurent toutefois des déclarations d’intention, pas les raisons qui ont effectivement guidé chaque achat. Enfin, un même répondant pouvait aussi citer plusieurs marques ou pays.
Sur le marché, la tendance va dans l’autre sens. Entre janvier et juillet 2026, 20 566 voitures électriques de constructeurs détenus par des entreprises chinoises ont été immatriculées en Norvège, soit 25 % du total. Leur part était quasiment nulle en 2019.
Précisons que ce chiffre comprend des constructeurs comme BYD, Xpeng, Nio ou MG, mais aussi Volvo, Polestar et Smart, dont les racines européennes peuvent brouiller la perception de leur propriétaire. Toute la nuance est là… Aussi, les personnes qui expriment une réticence ne sont pas nécessairement celles qui achètent ces voitures.
Et, au moment de choisir, le prix ou les caractéristiques du véhicule peuvent peser davantage que les réserves politiques. C’est l’interprétation avancée par l’association norvégienne, sans que l’enquête permette de mesurer précisément le poids de chaque critère. À titre de comparaison, la part des répondants qui disent éviter Tesla pour des raisons politiques est passée de 43 % à 24 % en un an.
Les opinions évoluent donc assez vite. Les immatriculations, elles, dépendent aussi de l’offre disponible au moment de l’achat.
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