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Une nouvelle loi concernant les véhicules destinés à la casse a été promulguée le vendredi 5 avril 2024. Elle vise à permettre aux personnes les plus précaires de bénéficier de la location, à un tarif social, d’un véhicule initialement destiné à la destruction dans le cadre du programme de prime à la conversion.
Le leasing social, qui avait suscité un grand engouement mais avait dû être interrompu le 12 février 2024 en raison du nombre élevé de dossiers déposés, cède désormais la place à une seconde et nouvelle forme de leasing. La loi intitulée « Réemploi des véhicules pour des mobilités durables et solidaires sur les territoires » a été adoptée le 27 mars 2024 par l’Assemblée nationale.
Cette loi permet aux collectivités la mise en place de services de location de voitures pour les personnes en situation de précarité via des garages solidaires, des loueurs engagés, ou encore des associations de soutien à la mobilité. Pour favoriser l’ascension sociale des citoyens, il est crucial de leur garantir un accès à l’emploi à travers la mobilité. Dans les zones rurales, les transports en commun ne sont pas toujours disponibles comme dans les grandes villes.
Ce qui différencie ce leasing revu et corrigé est qu’il concerne les véhicules repris dans le cadre de la prime à la conversion. Mais attention, pas n’importe lesquels : ils sont en effet soumis à des critères stricts afin de garantir leur fiabilité, être classés Crit’air 3 et être des véhicules à essence.
Plus précisément, conformément à la loi numéro 2024-310 du 5 avril 2024, seuls les voitures particulières et les utilitaires légers à essence immatriculés après le 1ᵉʳ janvier 1997 sont autorisés. De même, les deux-roues, tricycles et quadricycles à moteur à essence immatriculés après le 1ᵉʳ juillet 2004 peuvent être inclus, ainsi que les véhicules diesel transformés en hybrides rechargeables ou GPL, sous certaines conditions.
Les voitures particulières et les utilitaires légers transformés en véhicules électriques à batterie ou à pile à combustible sont également inclus, sous réserve de conditions définies par arrêté ministériel. D’ailleurs, « une inspection préalable pour garantir sa sécurité et son aptitude à la circulation pendant la période d’utilisation prévue » sera effectuée sur les véhicules qui seront mis à disposition des personnes les plus précaires, annonce la loi.
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ZFE : ce qui change le 1er janvier 2024 pour les interdictions de circulationAlors antinomie ou réelle volonté de « recycler » les véhicules, il n’en demeure pas moins qu’à l’heure où la démocratisation de la voiture électrique semble inévitable pour sauver la planète, il semble absurde que l’Etat vote des lois autorisant l’utilisation de véhicules Crit’air 3, alors même que ceux-ci sont sur le point d’être interdits dans des ZFE. N’est-ce pas là un paradoxe avec toutes les mesures de restrictions qui sont mises en place depuis quelques années ? Affaire à suivre.
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Je suis complètement d'accord sur le fond (aberration de la vignette Crit'Air). Juste attention à ne pas confondre la cause climatique (CO2) et la pollution (pour lequel le CO2 n'est pour rien, mais qui est due aux nombreux autres polluants émis par les voitures essentiellement thermiques). Le critère devrait donc bien sûr être les mesures de pollution qui sont relevées au contrôle technique.
Je sais très bien qu'il faut faire quelque chose!
Et je reste persuadé que l'électrification des voitures est un élément de réponse. Même s'il n'est à mon avis pas le levier principal à actionner (le transport maritime est infiniment plus polluant...), c'est une chose sur laquelle on peut agir.
Mais...une fois ceci dit, les solutions proposées par nos politiques ne sont pas toujours les meilleures. Et si la ZFE peut paraître une bonne idée, elle a beaucoup d'impacts négatifs, et surtout, surtout, elle s'appuie sur un mauvais étalon, la fameuse vignette Crit'Air. Je cite souvent la Lambo Aventador et ses 370g CO2/km qui est Crit'air 1 parce que...neuve. Alors qu'une 207 essence sera Crit'air 3 malgré ses 147g.
La ZFE est discutable dans son principe (inégalité entre les conducteurs, interdiction d'un véhicule à priori, alors qu'au moment de l'achat il était autorisé etc), mais surtout elle repose sur une mesure qui n'est pas représentative de la pollution, seulement de l'âge de la voiture.
Encore une fois, le principe "passerait mieux" s'il reposait sur une mesure objective. Et c'est simple à faire (du moins si on ne considère que le CO2): la mesure est faite à chaque contrôle technique, tous les 2 ans, ils suffit de faire une vignette CT liée à cette mesure. Ainsi, on aura une vignette liée au vraie taux de pollution, et en plus mesuré, ce qui permet de tenir compte de l'entretien de la voiture.
Mais ce n'est pas fait comme ça, ce qui me conforte dans l'idée que l'objectif premier de cette vignette est d'éliminer les vieux véhicules de nos villes, pas les plus polluants. Et ça, c'est très malsain car c'est juste une chasse aux pauvres.
C'est pas faux. Mais cela ne justifie pas de rester les bras croisés en contemplant les 40000 morts chaque année (et après on nous met des radars de vitesse dans toutes les lignes droites).