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Peu à peu, le segment des petites citadines s’est étiolé. Mais la demande est bien là et certains constructeurs songent à y retourner. C’est le cas de Peugeot. Tout dépend des choix de la commission européenne sur la nouvelle catégorie des E-Car.
Au contraire des États-Unis ou de la Chine, l’Europe a toujours été une terre de petites voitures. Les ventes sont ainsi concentrées sur les segments que l’on nomme communément A, B et C. Mais depuis quelques années, le A ne fait plus recette. Quasiment tous les constructeurs l’ont déserté, malgré des volumes naguère assez florissants. L’équation économique est devenue particulièrement complexe : d’un côté, les contraintes réglementaires font grimper les tarifs des voitures, de l’autre les clients attendent des prix serrés.
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Peugeot Polygon : voici à quoi va ressembler la future 208 électriqueDes marques s’efforcent tout de même de relancer ce segment. Dans la foulée de la Renault Twingo, Volkswagen prépare une ID.Up pour 2027. Et d’autres pourraient suivre. Dont Peugeot. Alain Favey a confirmé qu’il était prêt à donner une succession aux 106, 107 et 108.
Une volte face après ses propos du printemps dernier indiquant que la marque n’avait aucun projet en ce sens ? Pas vraiment. D’une part, le projet n’est pas encore réellement lancé. D’autre part, l’avenir d’une nouvelle 108 électrique abordable dépend entièrement des choix qui seront faits dans les jours ou semaines à venir à Bruxelles.
Si la nouvelle catégorie E-Car le permet, Peugeot en profitera pour reprendre sa place sur le segment. Le patron du Lion a d’ailleurs souligné dans le même entretien avec Autocar que tant que les règles n’étaient pas modifiées, il n’y avait, selon lui, pas de place pour une voiture du segment A profitable sur le marché.
Au meilleur de sa forme, la 108 s’est écoulée à plus de 100 000 unités par an sur le continent. Forcément, une nouvelle 108 ne se fera pas seule. Si un tel projet voit le jour, il y aura surement des dérivés chez Citroën, Fiat ou Opel.
Cette nouvelle catégorie de « Kei car europeéenne » est donc très attendue par les clients, les constructeurs européens, mais aussi les autres…
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Petit Up, c'est en fait pire que je ne croyais:
Conformément à l’annexe II du
Règlement (UE) 2019/2144, les véhicules particuliers (M1) et utilitaires légers
(N1) doivent être équipés notamment de :
1
Vous avez sans doute raison, le tarif que j'ai donné date d'estimations du 15 mai 2025:
"Prévisions d’évolution des prix pour 2026-2027
Les analystes de l’industrie s’accordent sur la poursuite de la
tendance baissière pour les deux prochaines années. Le cabinet Goldman
Sachs anticipe un prix moyen de 75€ par kWh à l’horizon 2027. Cette
projection s’appuie sur les développements technologiques en cours et
l’intensification de la concurrence."
tiré du site cars-hourtoule point fr. Depuis la guerre des tarifs a du s'intensifier avec la surproduction de batteries.
Après il faut compter le transport, l'assemblage, etc... Mais c'est certain qu'un groupe mondial comme Stellantis doit pouvoir tirer de meilleurs tarifs que les particuliers.
C'est juste une question de volonté d'aller chercher la marge ou les volumes.
Plus on vend un véhicule cher, plus la marge sera importante et ça se comprend du point de vue comptable.
Il est plus intéressant de vendre 10.000 véhicules où l'on réalise 10.000€ de marge (100.000.000€ de marge) que de vendre 100.000 véhicules où l'on réalise seulement 1.000€ de marge (100.000.000€ de marge) ce qui est identique;Mais il faudra beaucoup moins d'heures travaillées, de personnes embauchées, d'infrastructures et de matériaux utilisés pour produire 10.000 véhicules que pour produire 100.000 véhicules.
Sans compter qu'il vaut mieux avoir 10.000 clients mécontents d'un PureTech que 100.000 mécontents (ça, c'était pour la petite pique gratuite)...
Pourtant si PSA produisait un petit véhicule du segment A sur une plateforme acceptant jusqu'à 40 kWh de batterie LFP, soit environ un surcoût de 3840€ en 2025 (Goldman Sachs prévoit 75€/kwh en 2027, ce qui abaisserait le surcoût à 3.000€), en économisant tout ce qu'ils pourraient économiser sur la chaîne de traction, ils pourraient sortir une petite voiture aux alentours de 20.000€ en gardant une belle marge à la vente.
Mais sans doute que le groupe préfère importer des Leap Motor directement de Chine.
Tout le travail est déjà réalisé en amont et la marge tombe dans l'escarcelle sans avoir à étudier, embaucher, construire, assembler.Encore une fois, niveau comptable, il n'y a pas photo.