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Entre deux supercars propulsées par des V12 hurlants, Gordon Murray veut se pencher sur des modèles électriques efficients et destinés au grand public. Et il a les moyens de ses ambitions.
Gordon Murray est connu pour avoir produit parmi les plus sophistiquées et performantes voitures de l’Histoire de l’automobile, que ce soit la McLaren F1 des années 90 ou des dernières GMA T50 et T33. Mais son expertise d’ingénieur est très loin de se limiter à l’accélération et à la tenue de route puisqu’il a aussi développé une microcitadine électrique, la Murray T27, au début des années 2010, ainsi qu’un étonnant utilitaire, l’Ox, destiné au marché émergent, pouvant être transporté en pièces détachées dans des cartons plats avant d’être reconstruit en 12 heures par une équipe de trois personnes.
Autant dire que, quand Gordon Murray commence à parler d’automobile, peu importe le thème s’y rapportant, on se tait et on l’écoute. Et ce qu’il a à dire est plein de bon sens, comme ce que rapporte le magazine anglais Autocar après l’avoir rencontré lors d’une remise de trophées : « on ne peut pas accepter qu’une voiture familiale de 2,5 tonnes devienne une norme, et pourtant, c’est ce vers quoi se précipitent les constructeurs actuellement. Je pense qu’on peut faire autrement. »
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Les voitures électriques ne sont pas dans l’histoire de McLarenEt c’est exactement ce qu’il prévoit développer via la division GMD (Gordon Murray Design) de son groupe GMG (Gordon Murray Group) pendant que l’antenne GMA (Gordon Murray Automotive) se consacre à la production et à la livraison des T50 et T33 dans les deux années qui viennent. Oui, l’homme aime aussi mettre son nom partout.
Qu’a-t-il comme projet ? Deux SUV électriques. Oui, encore. Mais n’arrêtez pas votre lecture tout de suite puisque l’approche va être totalement différente par rapport à ce qu’on a l’habitude de voir. Le premier portera probablement le blason GMA dans sa forme finale et les mots utilisés par Gordon Murray donnent l’eau à la bouche : il reposera sur une « architecture électrique révolutionnaire, légère et ultra efficiente » qui mettra fin à « l’angoisse de la panne » et sera une référence en matière de dynamisme. De plus, il sera traction, mesurera moins de quatre mètres de long, embarquera quatre personnes et se positionnera en matière de tarifs face à la production de Volkswagen, Skoda et Cupra. De sacrées ambitions auxquelles viennent s’ajouter les principes que Gordon Murray insuffle dans toutes ses productions : masse réduite, packaging compact, efficience aérodynamique et haute manœuvrabilité. La batterie, par exemple, fera partie intégrante du châssis.
Le deuxième, lui, sera de plus grande taille, avec cinq places et quatre roues motrices, et son développement a été confié à GMD par un autre constructeur qui le commercialisera sous son propre nom, qui est pour l’instant tenu secret.
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L'EQC et l'EQE sont à parité de prix en Suisse : à partir de 79 200 CHF. C'est sur le site de Mercedes.
Pour avoir aussi fait du modélisme à 14 ans, l'électrique était beaucoup plus simple à gérer pour un ado débutant que le thermique. On branche et ça roule. Pas de carbu à peaufiner, de bougie à chauffer, de roulette à lancer, de mélange nitro qui coûte cher et qu'il faut négocier avec maman, etc... Par contre, le bruit n'a rien à voir! On ne peut pas l'enlever au thermique! :-)
Sur la durabilité du VE, je le vois aussi avec mon véhicule : 250 000 km. Il roule parfaitement. La batterie est impéccable. Les révisions sont peu coûteuse par rapport à un VT. A 250 000 km avec un véhicule essence (avec V6), on a déjà changer les bougies, la courroie, la pompe à eau, le démarreur, et fait des révisions bien plus importantes. J'ai les factures.
Sur le VE, le vrai défi est sur la batterie : c'est encore cher, lourd et volumineux. Quand ça brûle, c'est l'apocalypse. La durée de vie est finalement plus importante que ce que pensait la plupart il y a 10 ans. Sans doute la bonne surprise de la chose. Mais il y a encore du boulot sur cet élément. Je pense que les constructeurs qui n'investisse pas dans ce composant et le laisse à des tiers font une erreur. Il est nettement différenciateur. Comme le moteur d'un VT à mon sens.
Un bon châssis c’est un gage pour la tenue route (un des éléments fondamentaux) si c’est pas le cas il faut des gros montants pour la caisse, c’est l’exemple typique de la model 3, j’ai vu encore pire sur la Mia d’Heuliez à une certaine époque, donc ingénierie châssis en berne ESP en hausse, d’une façon générale les voitures sont moins bien construites qu’avant surtout les voitures électriques. Le seul bureau d’ingénierie qui a bossé sur le sujet c’est Williams (chassis pour électrique patron du projet Graig Wilson.)
Le liquide de frein est présent sur VT et VE. Sur votre VTT on s'en fiche puisque on compare VE et VT.
Il y a bel et bien des systèmes de refroidissement liquide pour les batteries de VE. En théorie on ne change pas le liquide. Quelle est la fiabilité de la pompe ; j'espère très bonne.
Un accessoire est par définition... accessoire. Les composants que vous citez ne sont pas des accessoires puisque indispensables au bon fonctionnement du moteur thermique.
Par contre une pompe de DA et un compresseur de clim sont des accessoires.
Les groupes moteurs de VE ont tout de même un réducteur et un différentiel mécaniques qui baignent dans l'huile.
Le gros point positif c'est de ne pas avoir d'embrayage, de volant moteur, de pièces en mouvement qui frottent (fourchettes de boite, d'embrayage) et donc de ne plus avoir ces pièces d'usure qui coûtent cher en prix pièce et main d’œuvre.
Une durite de carburant a ses avantages et inconvénients, un gros câble de cuivre aussi.
Vous comparez le nombre de pièces de moteurs de VE et VT sans prendre en compte le nombre de composants électroniques. Encore une fois, la comparaison n'est pas aussi évidente.
Avec un système purement mécanique (ce que ne sont plus les moteurs de VT) on répare ou remplace la pièce défectueuse ou usée, avec l'électronique on a tendance à jeter des boitiers entiers. On va croiser les doigts pour que l'électronique ne soit pas conçue en obsolescence programmée.
"Un VE est beaucoup plus simple"
Je ne sais pas dire et je ne suis même pas sûr que cela soit une question à se poser.
Les derniers moteurs de VT sont devenus des systèmes très complexes à la fois mécaniquement et électroniquement ; c'est un problème. Sur ce plan un système VE est probablement plus intéressant ; il y a d'autres problématiques à gérer mais au moins on a de la marge de progression pour améliorer le système et espérons que la pollution globale diminue.
Votre comparaison véhicules haut de gamme... pas sûr qu'elle soit juste. Une Mercedes VE coûte t'elle moins chère que sa devancière VT ?
Il se trouve que j'ai des voitures radiocommandées depuis bien 30 ans, notamment une thermique et une électrique.
Je doute que la comparaison avec les VT et VE soit pertinente, encore que...
Ma thermique a un moteur 3.5 cc refroidi par air, 1 piston, carburateur mécanique, cloche d'embrayage, pas de pompe à carburant, une bougie de préchauffage, pas d'électronique, pas de boite de vitesse. Donc le système est super simple contrairement à un moteur de VT moderne.
En électrique on pourrait même imaginer simplement un moteur + une pile et hop cela fonctionne. On va ajouter tout de même un peu de gestion électronique, élément crucial sur les VE.
En fait il y a les mêmes caractéristiques qu'avec les VE et VT échelle 1. Avec la thermique le plein est fait en quelques secondes et çà repart, çà fait du bruit, çà sent, çà vibre. Avec l'électrique il faut recharger la batterie quelques 10aines de minutes, çà fait un peu de bruit, çà ne sent rien, çà vibre peu.
Je ne nie pas les avantages du VE, loin de là.
A terme il restera probablement peu de VT.
Si un système VE était plus simple, ne devrait il pas être moins cher ?
C'est là que je me dis que lorsque un système électronique est en panne (smartphone, ...) alors on le jette pour un qui est mieux (consommation). Je ne dis pas que c'est moins bien ; c'est juste un constat.
Je vais finir la boucle par votre histoire de vélo.
J'ai conçu et me suis fait fabriquer (cadre et un peu plus) un VTT il y a quelques années. Freins hydrauliques, tout le reste en mécanique, boite de vitesses interne. Il a coûté cher pour l'époque. Mis à part les pièces d'usure (plaquettes de frein, pneus, ...) je n'ai rien changer et il roule toujours parfaitement sans aucun besoin de réglage, contrairement à ceux qui utilisent des dérailleurs électriques. Bref, il est durable.
Plutôt que de parler de simplicité des choses, on devrait peut-être plutôt parler de coût à l'usage et de durabilité (dans un monde de consommation...).