Le marché des flottes d’entreprises reste toujours déprimé, sauf pour l'électrique et l'hybride !

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D’après Arval, le spécialiste de la location longue durée, le marché s’installe dans la crise, continuant d’être mal orienté, enregistrant désormais plusieurs mois consécutifs de baisse des immatriculations.

En octobre 2024, le marché des flottes d’entreprise a continué de baisser en France, enregistrant une baisse marquée de 12,17 % des immatriculations sur un an, selon les dernières données publiées par l’Arval Mobility Observatory.

Tous les segments sont concernés

Dans le détail, la baisse concerne aussi bien les véhicules particuliers (VP) que les véhicules utilitaires légers (VUL). Ainsi, les immatriculations accusent un repli de – 12,99 % pour les VP (44 060 unités) et de – 10,60 % pour les VUL (23 477 unités).  En termes de motorisation, seules les immatriculations de véhicules 100 % électriques et hybrides simples progressent par rapport à l’an dernier, avec des hausses respectives de 6,56 % et 44,91 %. En revanche, les hybrides rechargeables et les moteurs thermiques traditionnels accusent des baisses significatives au cours de ces douze derniers mois : – 42,9 % pour l’essence, – 28 % pour les hybrides rechargeables et – 15,2 % pour le diesel.

Les motorisations hybrides simples et électriques progressent

Malgré cet environnement peu porteur, les immatriculations 100 % électriques poursuivent leur progression, affichant un second mois de hausse consécutive (+ 6,56 %), avec 8 999 immatriculations enregistrées. Dans les parcs d’entreprise, l’autre motorisation qui a le vent en poupe est celle des hybrides simples, avec un bond des immatriculations de + 44,91 % (VP + VUL), sur un an, ressortant à 18 072 unités le mois dernier.

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Mais l’année 2024 s’annonce globalement mauvaise

Désormais, les parts de marché des différentes énergies ressortent à fin octobre 2024 (VP + VUL inclus) à 16,77 % pour l’essence ; 32,70 % pour le diesel ; 13,32 % pour l’électrique ; 36,67 % pour les hybrides (total), dont 9,06 % pour les rechargeables et 26,76 % pour les hybrides simples. Ces chiffres traduisent le changement progressif dans les choix de motorisations des parcs automobiles. Néanmoins, au global, le cumul des immatriculations sur les dix premiers mois de l’année 2024 accuse un repli de 3,6 % pour le marché des flottes d’entreprise, avec 647 163 immatriculations (VP et VUL).

Stellantis reste leader des VUL en France

Avec 41,1 % de part de marché, à fin octobre 2024, Stellantis, se classe en tête du marché français des VUL. Au cours des dix premiers mois de cette année, sa part de marché s’élève ainsi à 38,6 %. Cette performance est notamment portée par les ventes de la marque au Lion, avec le modèle Peugeot Partner (21 534 unités) et de l’Expert (15 387 unités). Citroën occupe la deuxième place du groupe pour les VUL avec 36 167 unités vendues, tandis que Fiat complète le podium avec 16 858 ventes enregistrées. À noter que Stellantis domine également le segment des utilitaires électriques, affichant une part de marché de 48,3 % sur l’année 2024 et de 56,4 % pour le mois octobre dernier.

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Polarisil y a 2 ans

"Si on parle d'entreprise, et donc généralement de gens qui roulent largement en dehors des villes, pas sûr que le gain de l'hybride soit vraiment mesurable." : si l'hybridation est effectivement la plus efficace en conduite urbaine - et je ne vois pas ce qui vous permet de dire que les voitures de société ne roulent pas en ville : j'habite en ville et je vois tout au contraire énormément de voitures arborant des flocages typiques de voitures de société -, ça réduit aussi très sensiblement la consommation sur route, surtout qu'il est devenu impossible de rouler hors agglomération sur plus de 2km sans tomber sur un rond-point, un feu, un obstacle ralentisseur, une priorité, une limitation de vitesse etc. Dès que le rythme est haché, l'hybridation apporte un gain. Il n'y a effectivement que sur autoroute et voie rapide que l'apport de l'hybridation est assez faible - mais pas complément nul non plus car, indirectement, une hybridation bien conçue permet de dimensionner le moteur thermique au plus juste et d'utiliser des cycles thermodynamiques un chouilla peu plus efficaces (Miller, Atkinson). Donc je le répète : l'hybridation apporte bien quasiment toujours un gain - variable selon les trajets -.

"Je sais aussi que ceux qui achètent aujourd'hui des voitures hybrides (pour se donner bonne conscience ou, en écoutant les discours du marketing, en croyant bien faire) n'achèteront pas de VE avant 3, 8 ou 12 ans." Et voilà, ça recommence. Vous "oubliez étrangement" les 2 causes principales : le prix des VE neufs et le fait que 30 % des automobilistes n'ont accès à aucune solution de recharge acceptable (= disponible avec des contraintes raisonnables et un tarif raisonnable). Et je connais bien la question, je suis dans ce cas et j'ai étudié la question comme je le fais professionnellement, c'est à dire sous toutes les coutures. Évidemment quand on se force à mettre les vrais raisons sous le tapis, on passe à côté du problème.

Je vous rejoins cependant sur le fait qu'un VT (hybride ou pas) acheté neuf aujourd'hui ne quittera pas les routes avant 15 voire 20 ans (c'est très solide et fiable une VR, la mienne a 12 ans et elle est dans un état étonnant, même les plaquettes de freins sont d'origine). Et c'est un problème. D'où la nécessité de finir par se pencher réellement et sérieusement, sans traiter les problèmes par-dessus la jambes, sans céder à la paresse intellectuelle trop largement répandue ici, qui consiste à traiter dédaigneusement les conducteurs de fumante comme moi de climatosceptique/Jean-Michel qui veut rouler 1000km d'une traite/rétif au changement/incapable de calculer un TCO/addict au gazole (je ne tombe dans AUCUN de ces clichés, je n'ai aucun affect pour la bagnole, juste des exigences techniques), sur les deux sujets évoqués : le prix des VE neufs et d'occasion (pas uniquement celui des petites citadines, je n'ai qu'une voiture et c'est une Mégane break), et la recharge de proximité pour les "exclus de la prise à domicile" éloignés des grands réseaux.

Anonymeil y a 2 ans

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