Kenworth SuperTruck 2 : le camion à l'aéro révolutionnaire qui bat des records d'efficience

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Le constructeur américain Kenworth a présenté un camion qui se veut peu polluant. Le mastodonte embarque un moteur diesel hybride léger et fait la part belle à l’aérodynamique.

Certains constructeurs pensent que l’avenir du camion passe forcément par un moteur électrique. Ce n’est pas l’avis de Kenworth, qui a présenté son poids lourd du futur, au look incomparable.

La face du SuperTruck 2, c’est son nom, n’a rien à envier à celle de certains trains à grande vitesse. Et pour cause, Kenworth l’a pensé pour qu’il soit le plus aérodynamique possible.

Le constructeur révèle avoir « poussé les limites sur le plan de la réduction de trainée aérodynamique ». Outre son nez pensé pour faire circuler le flux d’air de la manière la plus fluide, ses roues sont aussi entièrement cachées.

Pour limiter les perturbations aérodynamiques, les rétroviseurs sont des caméras. La suspension s’ajuste pour s’adapter à la route et à la garde au sol nécessaire. Quand elle n’a pas besoin de se rehausser, le camion est dans une position qui privilégie l’efficience. C’est ainsi que le modèle parvient à améliorer de 48 % l’efficience de ce nouveau camion.

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Un moteur diesel hybride léger… pour le moment

Le moteur est un bloc propulseur diesel de 450 chevaux que fabrique PACCAR. Il embarque une hybridation légère de 48V qui fonctionne avec des batteries lithium-ion. L’hybridation permet d’améliorer l’efficience du moteur, mais elle sert aussi de générateur à certains systèmes la nuit.

Maarten Meijer, directeur de l’ingénierie de PACCAR, explique le défi de ce camion. En effet, le moteur diesel atteint des niveaux d’efficience que l’on voit rarement pour cette technologie.

« Aujourd’hui, les moteurs diesel modernes ont un rendement d’environ 47 % », indique Meijer. Il détaille les progrès effectués sur le moteur seul. « Atteindre 55,7 % représente un grand pas en avant. »

« Cela ne pouvait se faire qu’en appliquant de nouvelles technologies qui n’avaient pas été explorées jusqu’à aujourd’hui. Pour mettre ce chiffre en perspective, si ce moteur était mis en production, il permettrait d’améliorer le rendement énergétique de 10 %. »

Mais cette motorisation diesel est une première ébauche de ce Kenworth SuperTruck 2. Le modèle a, en effet, une structure qui lui permet d’accueillir des piles à combustible, des réservoirs d’hydrogène ou même des batteries. Tout cela se fait sans modifier la cabine et son placement.

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gloulouil y a 2 ans

j'ai du mal a concevoir des rendement réel de moteur diesel aussi elevés.
1 litre de diesel c'est 10kwh d'énergie spécifique pile poil (36MJ/litre).
la conso d'un diesel sera de 5.5l/100 (soit 55kwh consommé au 100) là ou un électrique sera à 20kwh. Soyons sympa en mettant un rendement powertrain VE à 0.95, cela donne un besoin meca à 19kwh .. au final on a un rendement du moteur thermique affichant 34%. j'aimerai qu'on m'explique comment de tels chiffres à 50% peuvent être atteints dans la vraie vie ?

VELOLil y a 2 ans

"oubliez" est un grand mot, mais je crois qu'il y a une mauvaise interprétation de ma réponse. La production en France, est de 5.6 millions de tonnes : https://agridemain.fr/la-france-premier-producteur-europeen-dhuiles-vegetales/
Sur ces 5.6 millions, 3 sont directement utilisées en biodiesel (voir mon premier lien 1t = 1000 l environs en prenant une densité de 1), qui ne sont plus recyclables car brulés. Il reste 2.6 millions de tonnes d'huile alimentaire recyclable, sur lesquels on ne recycle à l'heure actuelle que 0.1 million de tonnes (et encore, une partie vient d'Asie, voir mon premier lien), ce qui, certes, laisse de la marge (2.5 millions de tonnes), mais ne peut que substituer que 7% en plus de l'utilisation actuelle de diesel. On arrive donc maximum à 15% de la consommation actuelle, bien que l'on soit déjà le premier producteur européen d'huile. C'est non négligeable, mais il ne faut pas compter là dessus comme solution durable.

Pragmaticil y a 2 ans

Pourquoi oublier, alors que si on peut la recycler, disons 1/3 de ces huiles usagées, cela permettrait de faire rouler 125000 de ces nouveaux poids lourds par an, soit plus d’un tiers du parc roulant en France. Ce n’est pas négligeable. D’ailleurs, il existe déjà une filière mais à petite échelle, plutôt réservée aux machines agricoles.

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