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Le ministre des Transports a officiellement pris la parole pour expliquer pourquoi la fonction de conduite 100 % autonome de Tesla n’est toujours pas autorisée en France.
Connaissez-vous Agora ? Cette plateforme permet de poser des questions au gouvernement. Des ministres répondent aux plus populaires. Celle de Ludovic a été retenue et nous intéresse particulièrement puisqu’elle concerne la conduite autonome de Tesla : « La conduite autonome supervisée homologuée aux Pays-Bas pourrait contribuer à sauver des vies en limitant les erreurs humaines. La France envisage-t-elle de l’autoriser prochainement ? »
C’est donc le ministre des Transports qui a répondu, en vidéo. Et la réponse de Philippe Tabarot est claire. Alors que la « conduite entièrement automatique (supervisée) » (le nom officiel sur le site de Tesla) a été autorisée en début d’année aux Pays-Bas, puis dans plusieurs autres pays européens, elle ne le sera pas en France pour l’instant.
Le ministre reconnaît des progrès techniques réels de la technologie, « mais les contreparties en termes de sécurité ne sont pas encore suffisantes pour une autorisation en l’état ». Il rappelle que d’autres pays européens sont sur une position similaire, histoire de montrer que la France n’est pas isolée. Le ministre indique d’ailleurs que « les Pays-Bas ont décidé de déroger au cadre réglementaire international et européen et d’autoriser son utilisation sur leur territoire ».
Dans sa réponse vidéo, le ministre donne deux exemples pour justifier le refus actuel. Il dit d’abord : « nous avons constaté que le système permet d’effectuer des dépassements de vitesse. S’il constate que les véhicules autour de lui roulent plus vite, en clair, il peut rouler à 70 km heure au lieu de 50 si le trafic circule à cette vitesse et ça sans demande explicite du conducteur. Dans certains cas, un véhicule peut ainsi aller jusqu’à 50% au-dessus de la limite de vitesse autorisée. Le code de la route n’est donc pas respecté ».
Ensuite, il dit : « Selon les données dont nous disposons, le système ne permet pas de garantir un niveau d’attention optimal du conducteur en ville et pendant les manœuvres les plus complexes, comme les changements de voies, les passages d’intersection ou de ronds-points ». Un manque d’attention qui peut donc avoir de graves conséquences. Il rappelle au passage que le conducteur reste responsable en cas d’accident.
Les échanges techniques avec les Pays-Bas, d’autres pays européens et Tesla se poursuivent. Le ministre souligne que « la France soutient ces technologies et leur déploiement doit se faire dans un cadre de confiance qui permet d’évaluer les systèmes et de déterminer les ajustements du FSD nécessaires pour garantir un haut niveau de sécurité ».
Pour garantir la sécurité, il ne veut donc pas se précipiter. Il souhaite toutefois autoriser des véhicules autonomes chez nous d’ici 2027. Outre un travail avec des pays pour harmoniser les règles en Europe, le ministre va réunir à l’automne l’écosystème français du véhicule autonome pour présenter les leviers qui permettront d’accélérer le déploiement de cette technologie et de définir un cap pour les prochaines années.
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