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Les premières ventes de la Ford Focus électrique ont été enregistrées en décembre tandis que sa production a démarré. Elle va venir jouer sur les plates-bandes de la Nissan LEAF et autres voitures hybrides rechargeables sur le marché américain.
À l’inverse de la Chevrolet Volt ou de la Nissan LEAF, la Focus électrique est une déclinaison d’un modèle existant, un peu comme l’a fait Renault avec la Fluence ZE. Elle est produite sur la même ligne d’assemblage que les modèles thermiques, dans l’usine Ford du Michigan.
À cette occasion, le constructeur a publié une vidéo qui montre le processus de fabrication de la Focus électrique :
Rappelons au passage les caractéristiques de la voiture : 160 km d’autonomie pour une vitesse de pointe de 135 km/h. Un temps de charge réduit à 3h tandis que sa concurrente, la LEAF, nécessite environ 8h pour une recharge complète. Elle embarque une batterie lithium-ion de 23 kWh et un moteur électrique de 92 kW.
Son démarrage commercial sera limité à la Californie et au New Jersey dans un premier temps, puis elle sera commercialisée dans 15 états américains. Son prix aux USA ? 39.200 $ sans les aides, qui peuvent aller jusqu’à 7.500 $ dans certains états. Pour l’Europe, il va certainement falloir patienter, au moins jusqu’en 2013, avant de la croiser en concession.
En attendant, les premiers clients américains commencent à être livrés, à l’image de Google qui vient de recevoir un exemplaire de sa Ford Focus électrique. Vivement que notre correspondant à San Francisco puisse l’essayer :-)
Source & Photo : Autoblog Green
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Attention puissance élevée et consommation élevée ne vont pas de pair. Pour s’en convaincre il suffit de se rendre compte qu’un éclair représente 20 fois la puissance d’une centrale nucléaire mais ne fournit qu’une énergie équivalente à 10 litres d’essence. Un autre exemple c’est la comparaison entre un boiler électrique et un chauffe eau électrique instantané. La puissance du boiler est de 2 KW et celle du chauffe eau instantané de 8 KW, mais le boiler consomme 40 % d’énergie en plus car il fonctionne plus longtemps et génère des pertes thermique de stockage. Le système instantané ne consomme plus rien dès que la consommation d’eau s’arrête. Pour un véhicule électrique, un chargeur plus puissant à un effet neutre sur la consommation d’énergie. Il prend plus de puissance mais moins longtemps. A l’addition la seule différence c’est que votre véhicule sera effectivement chargé plus rapidement. Par ailleurs le foisonnement électrique fait que le renforcement de réseaux n’est absolument pas nécessaire car si on prend plus on le fait moins longtemps et a des moments différents. Par contre la connexion individuelle doit être plus forte, 12 KVA et même 24 KVA pour 2 véhicules sans compter les autres consommateurs potentiels de la maison. Mais l’énergie consommée reste la même qu’avec une charge limitée à 2 ou 3 KW. La seule différence c’est la vitesse de la recharge.
100% d'accord => Mia est un bon début
je reconnais bien là la réponse de technicien! Merci!!! ;)
6,6 kW C très bien pour l'automobiliste "pressé" mais à priori peu compatible avec les convictions d'une famille très militante de la cause écologique, non? Sauf à avoir une PAC pour le chauffage de sa maison, je trouve un peu dommage de devoir opter pour un abo 9 ou même 12kVA (!!!) juste pour pouvoir recharger la voiture? Pour le coup, on devient un gros contributeur potentiel de pointe électrique si l'on ne prend pas garde de recharger uniquement aux heures creuses. Alors imaginer le cas où des milliers de famille feraient l'acquisition d'une telle auto? Je connais beaucoup de collectivités locales (propriétaires du réseau de distribution d'électricité) qui ne manqueraient de réagir vite fait avant de devoir investir des M€ en renforcement de réseau...
C'est d'autant plus surprenant que si l'on veut se tourner rapidement vers les énergies renouvelables, on sait très bien qu'il y a certaines erreurs du passé à ne pas reproduire! De la même manière qu'un ballon d'eau chaude solaire a besoin de plusieurs heures pour être réchauffé par l'énergie solaire, une batterie de VE a aussi besoin de plusieurs heures pour être rechargée par des énergies renouvelables décentralisées. C'est une différence fondamentale à laquelle il va falloir se plier si l'on veut passer de l'exploitation non durable des énergies dites de stock (pétrole, gaz, U, charbon...) à celle, durable, des énergies de flux : ne pas vouloir tout, tout de suite et être capable de stocker pour gérer au mieux l'équilibre offre/demande...
Pour le reste, C sûr que ce type de véhicule trouvera toujours preneur. Personnellement, je ne suis pas un grand défenseur des modèles standards électrifiés rarement optimisés tel quel. L'autonomie limitée d'un VE doit être une opportunité pour aller vers des véhicules plus petits et surtout plus légers (fil directeur de la future gamme i chez BMW). Pas d'alourdir des véhicules de série déjà trop lourdes. L'allégement est un cercle vertueux à tous les niveaux : moins de masse à déplacer = moins de surface de contact roue/route nécessaire = moins de résistance au roulement = moins de puissance utile requise = moins de consommation. Et moins de matière à produire et à recycler. La boucle est bouclée.