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Des bruits de couloir laissent supposer que Ford aurait cédé une chaîne de montage espagnole au géant chinois Geely. En parallèle, Nissan tenterait d’attirer un autre constructeur chinois pour occuper une de ses lignes de production à Sunderland, au Royaume-Uni ! Une pratique qui tend à se généraliser ?
Chez Ford, le dossier concerne l’usine de Valence, en Espagne. Ce site, longtemps stratégique pour le constructeur américain en Europe, tourne aujourd’hui avec des capacités amoindries. Selon la presse espagnole, Geely aurait trouvé un accord avec l’ovale bleu pour reprendre une chaîne de montage inoccupée afin d’y produire un modèle destiné au marché européen. Il pourrait s’agir de l’EX2, un petit crossover électrifié (probablement décliné en hybride, hybride rechargeable et 100 % électrique).
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Xiaomi et Ford envisagent-ils de s’associer pour produire des voitures électriques aux États-Unis ?Ford n’a pas encore confirmé l’opération. La firme américaine se contente d’évoquer des discussions régulières avec plusieurs entreprises. Depuis plusieurs mois, Jim Farley, le patron de Ford, avait pourtant un discours offensif au sujet des marques chinoises. Il n’hésitait pas à mettre en avant leur avance sur l’électrique, les logiciels et les coûts de production. Mais face à la baisse des volumes et à la nécessité de rentabiliser ses usines, Ford pourrait trouver un intérêt à ouvrir ses lignes à un constructeur de l’empire du Milieu.
Pour Geely, l’avantage est évident… Produire directement sur le Vieux Continent permettrait de se rapprocher des clients européens et de limiter l’impact des droits de douane appliqués aux voitures électriques importées de Chine.
Chez Nissan, la situation est différente mais la logique est assez similaire. Le constructeur japonais va fermer l’une des deux lignes de production de son usine de Sunderland, au Royaume-Uni (la seule en Europe). Les Qashqai, Juke et Leaf seront désormais regroupés sur une seule et même ligne. Nissan prévoit 900 suppressions de postes en Europe, mais celles-ci ne devraient pas toucher directement les opérateurs de l’usine de Sunderland. Les réductions d’effectifs concerneraient plutôt d’autres fonctions.
La ligne libérée pourrait toutefois ne pas rester inactive. Nissan espère attirer un autre constructeur pour l’utiliser, et les noms de Chery et Dongfeng circulent déjà. Pour Sunderland, l’enjeu est majeur. Il est question de préserver l’activité, de maintenir l’emploi et d’éviter que l’usine ne perde encore du poids dans l’appareil industriel européen de Nissan. La production du site est tombée à 273 174 voitures l’an dernier. On est loin des meilleurs niveaux atteints qui dépassaient autrefois le demi-million d’unités annuelles.
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