Flottes d'entreprise : l'électrique bondit de 57 % en septembre

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Recharge parking collectif
Recharge parking collectif

Le marché des flottes d’entreprise a encore reculé en septembre 2026, avec des immatriculations en baisse de 4 % sur un an. Un repli compensé par la hausse spectaculaire des modèles 100 % électriques, dont les immatriculations ont bondi de 57 %. Ils représentent désormais plus d’un véhicule sur trois livré aux entreprises.

Les entreprises françaises achètent moins de véhicules, mais elles basculent de plus en plus franchement vers l’électrique. Selon le dernier rapport publié par Arval Mobility Observatory, 60 742 voitures particulières et véhicules utilitaires légers ont été immatriculés auprès des flottes en septembre 2026, soit une baisse de 4 % sur un an.

Une situation qui contraste avec celle du marché des particuliers. Sur la même période, leurs immatriculations ont progressé de 26,22 %. Un écart de dynamique qui fait reculer la part des flottes dans le marché automobile français à 33,85 % depuis le début de l’année.

Marché en septembre 2026Évolution sur un an
Flottes d’entreprise-4 %
Particuliers+26,22 %
Voitures particulières en flotte+0,36 %
Utilitaires légers en flotte-11,06 %

Un marché des flottes pénalisé par les utilitaires

Le principal point faible reste le véhicule utilitaire léger. En septembre, les immatriculations de VUL en France ont chuté de 11,06 %, à 21 405 unités. Les voitures particulières résistent beaucoup mieux, avec 39 337 immatriculations et une légère progression de 0,36 %.

Sur les neuf premiers mois de 2026, le constat reste similaire. Les flottes totalisent 502 659 immatriculations, soit un recul de 3,4 %. Les utilitaires légers baissent de 5,12 %, tandis que les voitures particulières limitent leur baisse à 2,3 %.

Dans le même temps, l’ensemble du marché automobile français progresse de 2,3 %, avec 1 484 601 immatriculations. Une reprise largement alimentée par le retour des particuliers dans les concessions.

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L’électrique bondit de 57 % et dépasse désormais un tiers des immatriculations

Derrière cette baisse générale, l’électrique tire son épingle du jeu. Alors que la flambée des prix des carburants pèse lourdement sur le budget des pros, 20 507 véhicules 100 % électriques ont été livrés aux entreprises en septembre, soit une progression de 57 % sur un an.

En septembre, l’électrique a ainsi représenté 33,76 % de l’ensemble du marché des flottes. Sur les seules voitures particulières, sa part dépasse même les 43 %. Autrement dit, plus de quatre voitures particulières sur dix immatriculées par les entreprises fonctionnent désormais uniquement à l’électricité.

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Essence, diesel et hybrides… les énergies « historiques » en recul

La montée en puissance de l’électrique pèse naturellement sur les résultats des autres énergies. L’essence chute de 30,11 %, tandis que le diesel baisse de 23,54 %. L’hybride rechargeable recule de 27,53 %, l’hybride simple de 6,82 % et le micro-hybride de 13 %.

Sur les neuf premiers mois de l’année, l’électrique est ainsi la seule énergie à progresser. Ses immatriculations bondissent de 71,66 %, à 153 868 unités, pour atteindre 30,61 % de part de marché.

Avec 30,61 % de part de marché depuis janvier, l’électrique dépasse désormais le diesel, tombé à 28,63 %. Un symbole important pour un marché professionnel qui a longtemps constitué l’un des principaux débouchés des motorisations thermiques.

Une bascule qui pourrait bientôt transformer le marché de l'occasion

Cette accélération ne concerne pas uniquement le marché du neuf. Elle pourrait également avoir des conséquences directes sur le marché de l’occasion dans les prochaines années. Les entreprises et les loueurs renouvellent généralement leurs véhicules après trois à quatre ans d’utilisation.

Les modèles électriques actuellement intégrés massivement aux flottes devraient donc progressivement arriver sur le marché de la seconde main. Cette vague pourrait permettre aux particuliers d’accéder à davantage de véhicules électriques récents à des tarifs inférieurs à ceux du neuf. L’électrification accélérée des entreprises pourrait ainsi devenir l’un des principaux moteurs du développement de l’occasion électrique en France.

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