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En reportant à plus tard l’inévitable harmonisation des taxes sur les carburants automobiles, l’Etat français montre une nouvelle fois son incapacité à s’opposer avec force aux lobbys. Pire, il continue de montrer son incompétence sur un sujet explosif, en insultant l’avenir…
En répétant invariablement que le maintien d’une fiscalité avantageuse sur le gazole est un moyen de préserver l’excellence française en matière de motorisation Diesel, le gouvernement persiste à montrer sa très mauvaise connaissance du sujet face aux lobbys des constructeurs français automobiles. En 2013, il suffit de regarder le catalogue des constructeurs allemands, coréens ou japonais pour comprendre que cet argumentaire ne vaut plus grand chose.
Quand bien même l’avantage fiscal accordé au gazole depuis trop longtemps déjà serait effectivement un atout pour les productions nationales, il représente un manque à gagner considérable pour les finances publiques et aggrave encore un peu plus le déficit de la balance commerciale française étant donné l’écart entre la production de gazole issue des raffineries françaises et les volumes consommés annuellement sur le territoire1.
Pour le consommateur, le coût global à l’usage d’un véhicule Diesel est loin d’être aussi compétitif qu’il a pu l’être par le passé. Le coût d’entretien et la fiabilité très moyenne de nombreux modèles ont littéralement fait exploser le budget automobile des ménages. C’est notamment le cas des millions d’automobilistes qui roulent quotidiennement en milieu urbain, là où le moteur Diesel s’accommode assez mal des contraintes inhérentes à la circulation urbaine.
À cet égard, les spécialistes ne manqueront pas de faire remarquer la progression assez spectaculaire des voitures hybrides – Toyota Prius en tête – chez les taxis parisiens : même avec un prix du litre d’essence légèrement supérieur à celui du gazole, ces professionnels qui savent compter ont fini par comprendre que pour améliorer leur marge, rouler en berline Diesel n’est plus aussi avantageux que par le passé. Quant au confort d’utilisation et à la douceur de fonctionnement, peut-on seulement oser la comparaison entre une Toyota Prius et une berline Diesel en utilisation exclusivement urbaine ?
Contrairement à ce qui valait il y a une vingtaine d’année, les motorisations Diesel ne sont plus uniquement l’apanage des classes moyennes. Au contraire ! C’est désormais dans le segments des SUV, des berlines haut de gamme et des crossovers que les motorisations Diesel atteignent les parts de marchés les plus élevées. Jusqu’à 100 % des ventes sur certains modèles faute de version essence disponible au catalogue !
S’agissant du segment A et B, celui des citadines et des compactes, c’est là que l’on trouve les plus grosses parts de motorisation à essence. Même chose sur les véhicules anciens (clio I, peugeot 205, Citroën AX/ZX/Xsara, Renault mégane I, etc…) qui appartiennent souvent aux ménages les plus modestes.
Ajoutons-y le fait que seul le gazole permet aux entreprises de récupérer la TVA et voilà comment les bénéficiaires de véhicules de société roulent en moyenne avec un carburant 35 % moins taxé que des millions de travailleurs pauvres au volant de leur petite voiture à essence achetée d’occasion.
En admettant que les réformes promises par le gouvernement en place visent à rétablir une plus grande justice sociale, de toute évidence, il y a encore des domaines qui continuent d’échapper à la bienveillance et au bon vouloir de nos décideurs.
Bien qu’en France l’écologie soit une préoccupation tout à fait secondaire pour la plupart des décideurs au pouvoir, on peut légitimement s’interroger sur l’importance du préjudice écologique subit par les habitants des grandes villes françaises qui chaque jour, respirent des quantités inquiétantes de particules, de NOx et autres polluants émis par les pots d’échappement des millions de véhicules Diesel qui roulent en ville ?
Les constructeurs ont beau répéter inlassablement que le problème des particules est essentiellement le fait des vieilles motorisations Diesel, c’est oublier un peu vite que les millions de véhicules Diesel en circulation respectant la norme Euro 5 seront un jour ou l’autre, à leur tour, des « vieux Diesel ». Car une fois rendues sur le marché de l’occasion, qui paiera le coût exorbitant de l’entretien de ces mécaniques de pointe afin de garantir un niveau d’émission durablement bas ? La solution sera t-elle d’envoyer prématurément à la casse ces véhicules remplis d’électronique comme c’est déjà le cas depuis quelques années pour tenter, coûte que coûte, d’abaisser l’âge moyen du parc roulant ?
Bref, vous l’aurez compris, à l’instar de beaucoup d’autres problématiques techniques, cette question de la fiscalité carburant illustre une fois de plus le manque criant de culture énergétique et de conviction écologique de la classe politique au pouvoir. Quand on mesure le rôle central de l’énergie et des ressources naturelles dans l’économie, difficile dans ces conditions d’être très optimiste pour l’avenir…
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Et c'est reparti pour un tour :-(
Guillaume, va falloir encore en remettre des couches !
Avec les annonces d'aujourd'hui de notre cher ministre de "l'écologie et du développement durable" (?!)
Comment faire ?
Oui, c'est bien ce que j'écrivais: les camions hybrides ne sont en général conçus que pour de petits trajets répétés.
Mais le gaz peut être utilisé pour les longues routes.
Pour ce qui est du GPL, ton moteur était sans doute d'une conception ancienne, sans turbo et d'une grosse cylindrée. On peut faire beaucoup mieux actuellement, même si forcément, un diesel restera plus sobre. Mais entre rejeter plus de CO2 et émettre bien davantage de polluants dangereux pour la santé, mon choix est fait. Heureusement, je ne dois jamais rien tracter, et donc avec ma Prius, je fais les deux: pas trop de rejets nocifs et pas trop de CO2 non plus (quoique ce sera toujours trop).
Pour ce qui est de la fiabilité des diesels actuels, du moins pour les voitures, on ne peut nier que de nombreux problèmes ont existé et existent encore: je le vois régulièrement autour de moi, dans les études, les référendums de propriétaires et les sondages. Et c'est valable à peu près dans toutes les marques. On ne compte pas les turbos, volant-moteurs, injecteurs, FAP, et j'en passe qui sont à remplacer. Moi-même, j'ai eu pas mal d'ennuis avec mon diesel précédent. Chez Toyota, ils me l'avouent sans ambages: ils ont beaucoup plus de soucis avec leurs diesels qu'avec leurs essences. Et jamais rien avec leurs hybrides.
Et n'oublions pas les frais d'entretiens élevés des diesels: entre mon astra gtc au mazout précédente et ma Prius, je vois une sacrée différence.
Si ton système d'hybridation diesel prévoit de stopper le moteur et de le remettre en route, alors je ne pense pas que la transmission commune par train épicycloïdale ou autre soit appropriée. Ceci dit, le système peut fonctionner, mais il générera de nombreux et forts à-coups à chaque arrêt et remise en route du diesel et la transmission risque d'en souffrir à la longue. Donc, il faudra éviter de rouler dans des endroits denses et encombrés. L'ennui, c'est que l'on n'a pas toujours le choix (sans compter les bouchons)... Si aucun constructeur n'a fait ce choix du diesel hybride sur une même transmission, c'est pour une bonne raison.
Le diesel a des avantages techniques mais en termes de rejets, de coûts d'entretien et fiabilité (quoi que tu en dises, regarde les études et les sondages). Un diesel polluera toujours bien davantage que l'essence, mais ça n'a pas l'air de te déranger beaucoup.
De toute façon, l'ère du pétrole touche lentement à sa fin, et le règne des moteurs à combustion, polluants par nature, se terminera bientôt aussi. Tant mieux. En attendant, essayons de réduire les rejets (et pas le seul CO2 comme le font stupidement nos gouvernants).
les camions hybrides de ton articles sont a destiné du milieu urbain, et idéalement pour les camions poubelles, bref du transport assez léger (charge utile camion poubelle = 12 tonnes)
c'est comme pour les bus, la métropole lilloise les fait rouler au GNV depuis 20 ans, c'est super mais c'est adapté aux arrêts fréquents, basse vitesse, transport assez léger et sur du pays plat (j’espère qu’ils auront bientôt des volants d'inertie comme les trams)
Pour avoir tirer ma remorque quelles années avec une voiture au GPL: je peux te dire que c'est le jour et la nuit avec un diesel: j'arrivait à 30 à l'heure en haut des côtes, la mécanique souffrait, la conso de 16l/100, bien loin des 8l de mon diesel actuel de même puissance qui garde la vitesse en côte à 90 km/h, au passage j'ai changé ma remorque simple essieux par une double prenant plus de poid...
Pour mon hybrid diesel, rien n’empêche le moteur de s’arrêter de temps a autre, mais bcp moins que sur une prius actuelle , si la batterie est suffisamment pleine pour faire 3 kms de ville, je vois pas le problème que la gestion électronique arrête le moteur (ou arrêt manuel commandé par le chauffeur)
et pour ce qui est de la fiabilité : encore une fois un camion volvo parcourt plusieurs millions de kms sans avoir besoin d'ouvrir le moteur, et les tracteurs johndheere n'ont je pense pas de limite d'heures de fonctionnement. Pour ce qui est des premiers HDI montés sur des voitures, les kilométrages sont de l'ordre de 800000kms pour un moteur pas trop brusqué (taxi)
Mais attendons de voir ces camions au carburant léger (gpl), on verra ce que donne les rejets CO2 et toxiques en usage normal