La suite de votre contenu après cette annonce

En 2025, BYD a remis ses ventes en Europe sur la trajectoire prévue avec des volumes plus que triplés. Mais le numéro un chinois ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Réseau étendu, nouveautés et deuxième usine doivent lui permettre d’intégrer le Top 10 du marché européen à moyen terme.
En Europe, l’année 2024 n’avait pas été à la hauteur des espoirs de BYD. Mais, comme son rival MG, le changement de stratégie en faveur des hybrides rechargeables a porté ses fruits. Les ventes ont progressé de 227 % en 2025, portant sa part de marché à 1,2 %.
Avec les 128 827 immatriculations rapportées par l’ACEA, BYD vend désormais plus de voitures que Mini, Jeep, Mazda… et sans doute bientôt plus que Tesla. Pas mal pour une marque qui a vendu ses premières voitures sur le continent en 2021 (en Norvège)… Mais son appétit est loin d’être satisfait.
À lire aussi
Ce SUV chinois a été le véhicule hybride rechargeable le plus vendu en Europe en 2025En trois ans, la part des ventes internationales de BYD est passée de 8 à 23 %. Le constructeur a écoulé 1,05 million de voitures hors de son marché national. L’Europe représente donc un peu plus de 12 % de ce volume et l’ambition est de faire passer cette proportion à un tiers. En clair, cela positionnerait BYD à 4 % de part de marché. Soit au niveau de labels comme Hyundai ou Kia, et au-dessus de Citroën, Opel, Cupra… Et probablement dans les 10 marques les plus vendues du continent.
Pour parvenir à ce résultat, BYD confirme clairement vouloir implanter une nouvelle usine dans l’Union Européenne. Un investissement qui ferait sans doute partie des récents accords sur les prix des voitures électriques conclus entre Bruxelles et Pékin. L’Allemagne et l’Espagne sont en première ligne pour ce nouveau site qui complèterait l’usine hongroise sur le point de démarrer sa production. Sans oublier l’usine turque qui alimentera l’Europe et le Moyen-Orient.
Cette année, BYD lancera plusieurs nouveaux modèles électriques et hybrides rechargeables en Europe. Il lancera également l’implantation de son réseau de charge ultra-rapide dont il compte faire un argument de vente supplémentaire.
Dans ses plans, BYD étudie bien entendu de très près l’accord signé par Mark Carney. Vivement attaqué par le voisin étasunien et par son secteur automobile, le Premier Ministre canadien a qualifié cet accord d’opportunité pour l’industrie automobile majoritairement implantée dans l’Ontario. Car au-delà de l’accord qui permet l’importation de 49 000 voitures électriques chinoises avec des taxes réduites, Carney espère des investissements sur place. Il a confirmé des discussions avec plusieurs industriels chinois. De quoi se libérer de la dépendance à un voisin devenu gênant par ses manœuvres et déclarations.
Le meilleur d'Automobile Propre, dans votre boite mail !
Découvrez nos thématiques voiture électrique, voiture hybride, équipements & services et bien d’autres
S'inscrire gratuitement