Un moteur dans la roue : la prochaine grande étape pour les voitures électriques ?

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Les moteurs-roues pourraient bien permettre à l’industrie automobile de basculer définitivement dans un autre monde. Voilà comment cette nouvelle technologie va améliorer l’efficacité et l’autonomie des véhicules électriques.

Quels avantages pour les moteurs-roues ?

Les moteurs-roues existent depuis que le monde automobile s’intéresse sérieusement à la propulsion électrique. Plusieurs entreprises y voient de nombreux avantages. Le principe est simple : l’ensemble de l’unité d’entraînement tient dans la roue. Y compris l’onduleur, qui gère les entrées et sorties d’énergie et assure la transition entre le courant alternatif et le courant continu en provenance et à destination de la batterie.

À l’inverse, un essieu électrique classique, avec moteur et transmission sur l’axe central de la voiture, crée un ensemble incompressible qui ne peut pas faire partie d’une zone de déformation avant ou arrière. Les moteurs-roues permettent de rapprocher les roues des coins de la voiture, ce qui libère de l’espace à l’intérieur. L’autre avantage considérable est l’amélioration de l’efficacité et de l’autonomie des voitures électriques.

Le PD18 Gen 5 : vers une nouvelle norme industrielle ?

En effet, les moteurs-roues permettent d’éviter les pertes dues aux transmissions de réduction ou aux composants du groupe motopropulseur. Avec Protean Electric, General Motors développe une technologie baptisée PD18 Gen 5. Un programme qui vise à établir une nouvelle norme industrielle. Le PD18 est conçu pour des architectures 400V, mais l’entreprise prévoit une version 800V d’ici la fin de l’année.

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Ce moteur-roue offre 276 ch dans une configuration de traction avant et jusqu’à 533 ch en transmission intégrale. Il est compatible avec tous types de voitures (berlines, SUV, fourgonnettes et même les voitures autonomes) pesant jusqu’à 5,2 tonnes. En parallèle, l’entreprise a également développé le PD16, une technologie plus petite et développant 107 ch, destinée aux voitures pesant moins de 3,2 tonnes.

Les moteurs-roues de General Motors sont dotés d’un frein à disque intégré et s’adaptent à une roue de 18 pouces. Soumis à de nombreux tests de résistance, (eau, chocs violents, sable, poussière, etc.) ils répondent vraisemblablement à une exigence de durabilité de 15 ans et de 300 000 km.

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Otsacil y a 2 ans

Non, Tesla focalise sa R&D unique sur l'AI pour palier ses choix de technologie pour la conduite autonome. Et ça coute cher vu les problèmes multiples à régler.

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Bernard42il y a 2 ans

L'énorme défaut des moteurs dans la roue, c'est que le poids du moteur devient une masse non-suspendue.
Et dans le sport automobile, on admet la règle (simpliste) suivante : 1 kg dans une roue == 5 kg de masse suspendu.

Donc s'ils mettent 50 kg de moteur dans les roues, ça va alourdir la voiture de... 250 kg.

Tout cela au détriment du plaisir de conduite, du confort, de l'accélération, du freinage, de l'agilité et au final... De l'efficience.
Et oui, un moteur-roue est moins efficient qu'un moteur classique, notamment si on a le pied un peu lourd, le rendement s'effondre et ça peut surchauffer très vite en montagne..

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Bernard42il y a 2 ans

Bonne idée mais 4 moteurs, c'est aussi 4 contrôleurs, 4 câblages, 4 fois plus de panne...

Pas sûr qu'on y gagne au final.

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