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Sur le point de démarrer sa production en Hongrie, BYD compte rapidement étendre sa fabrication sur notre continent. Le moyen le plus rapide étant de racheter des usines à des constructeurs en forte surcapacité. Stellantis est directement concerné, mais il n’est pas seul.
Stella Li a vendu la mèche. Elle a confirmé l’existence de discussions avec d’autres constructeurs en vue d’exploiter leurs capacités de production excédentaires. Car le chinois voit ses ventes progresser très rapidement. Au point qu’il pense d’ores et déjà que ses usines hongroise et turque en cours de finalisation ne seront pas suffisantes pour satisfaire les besoins.
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Stellantis ouvre en grand ses usines européennes aux constructeurs chinoisPour la poursuite de son expansion, BYD avait déjà confirmé qu’il envisageait d’autres implantations. Néanmoins, le discours a évolué. La dirigeante du constructeur chinois en charge de ses activités en Europe a ainsi déclaré : « Nous recherchons toute usine disponible en Europe, car nous voulons utiliser ce type de capacités excédentaires« . Racheter une usine existante permet de gagner du temps sur la construction et la formation des équipes, tout en se donnant une image sociale plus positive : exploitation de ressources existantes, sauvetage des emplois menacés…
Et la dirigeante de confirmer des discussions avec Stellantis sur le sujet. Le groupe américano-européen est sans doute celui qui supporte le plus de surcapacités en Europe. Des représentants de BYD auraient ainsi visité plusieurs usines. En particulier en Italie où le site de Cassino est évoqué. Mais la France n’est pas exclue. Notre pays a pour argument notable les coûts plus faibles de son électricité.
Stellantis donc, mais il n’est pas seul. Volkswagen a pareillement des usines qui tournent à faible rendement et pour lesquelles le groupe cherche des solutions. Des discussions sont par exemple engagées avec l’entreprise israélienne Rafael Advanced Defence Systems pour la reconversion de l’usine d’Osnabrück (ex-Karmann) pour produire des équipements militaires.
Néanmoins, contrairement aux accords entre Stellantis et Leapmotor à Saragosse, ou Ford et Geely à Valence, ou encore ce qui semble étudié entre Stellantis et Dongfeng à Rennes, on ne parle pas ici de « simple » partenariat pour exploiter une partie de l’usine. BYD souhaite avoir le contrôle complet de l’installation. Il s’agirait donc bien d’une acquisition d’un site complet.
Histoire de confirmer l’intérêt de BYD pour le vieux continent, Stella Li estime que le rachat de marques en difficulté était envisagé, même si aucune discussions n’avait été officiellement engagée sur ce sujet. Elle considère par exemple le cas de Maserati comme étant « très intéressant« .
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