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Le gouvernement souhaitant réduire ses dépenses, il ne faut pas espérer de miracle pour le bonus écologique. Il devrait être bien moins généreux en 2026… voire avant la fin de cette année.
La France a tardé à avoir un budget pour 2025, et voici qu’on nous parle déjà de celui de 2026 ! L’actuel gouvernement souhaite anticiper, car il sait que l’élaboration du prochain budget sera très difficile.
Lors d’une conférence de presse, François Bayrou a voulu prendre les Français à témoin en indiquant que la France dépense trop tout en n’ayant pas assez de ressources. Le pays doit réduire son déficit. Le ministre de l’Economie, Eric Lombard, a déjà fait savoir que 40 milliards d’euros sont à trouver pour maintenir l’objectif de déficit de 4,6 % du PIB en 2026 !
Aucune mesure n’a été annoncée, il est bien trop tôt pour cela. Mais on peut déjà imaginer ce que cela va donner pour ce qui nous concerne ici, à savoir les aides à l’achat d’un véhicule propre. Surtout après ce qui s’est passé pour 2025.
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Baisse du bonus écologique : tout ce qui change dès le 2 décembre 2024Pour rappel, l’enveloppe accordée aux aides a déjà été divisée par deux, avec 750 millions d’euros prévus cette année, contre 1,5 milliard en 2024. Mais l’Etat avait au final dépensé bien plus l’année dernière à cause du leasing social, dispositif très coûteux. Ce qui a engendré le gros coup de rabot en 2025, associé au besoin de déjà réduire les dépenses pour améliorer le déficit.
Cela s’est concrétisé par la fin pure et simple de la prime à la casse, et la mise en place d’un bonus moins généreux, avec des aides de 2.000 à 4.000 € selon les revenus, au lieu de 4.000 à 7.000 € en 2024.
Il fait donc peu de doute que le bonus écologique 2026 sera encore moins généreux. Le supprimer n’est en revanche pas à l’ordre du jour, le marché doit encore être soutenu et les ménages les moins aisés ont toujours besoin de ce coup de pouce pour se laisser tenter par de l’électrique.
L’aide maximale devrait de nouveau baisser, en lien avec la baisse progressive des prix sur le marché de l’électrique, qui doit s’accentuer en 2026, grâce notamment à l’adoption des batteries LFP (elles sont par exemple déjà annoncées pour la R5). Le bonus maxi pourrait tomber à 3.000 €.
Surtout, 2026 pourrait marquer un tournant avec la fin du bonus écologique pour tous, une piste qui avait déjà été évoquée. Les plus aisés pourraient ainsi être privés de bonus, une manière de réduire les dépenses et de concentrer l’aide sur ceux qui en ont le plus besoin.
Mais la plus grosse mauvaise surprise pourrait venir du calendrier. On parle de 2026 car on raisonne simplement par année. Mais l’Etat souhaite mieux contrôler la dépense pour éviter un nouveau dérapage. Or, le décret fixant les conditions et montants du bonus écologique actuel indique que l’aide est accordée « dans la limite d’un montant maximal ».
En clair, les conditions actuelles pourraient prendre fin dès ce montant atteint… et ne pas aller au bout de l’année. Si on voit mal le bonus stoppé quelques mois, le prochain tour de vis pourrait ainsi intervenir avant 2026 !
Une hypothèse d’autant plus crédible que le bonus est décidé par décret, par le gouvernement en place, sans passer par le vote d’une loi de finances à l’Assemblée. En gros, le gouvernement en place peut agir à sa guise. Il l’a déjà fait avec les règles actuelles, décidées par décret en décembre 2024 sous Michel Barnier, qui a ensuite vu sa proposition de budget 2025 balayée par une motion de censure.
Si on est au stade des hypothèses pour le bonus, côté malus, le tour de vis a déjà été validé par la dernière loi de finances. Le malus CO2 commence à 113 g/km actuellement, ce sera 108 g/km au 1er janvier 2026 et 103 g/km au 1er janvier 2027.
De plus, le malus au poids sera renforcé en 2026, avec un seuil abaissé de 1,6 à 1,5 tonne. Et les voitures électriques ne seront plus totalement épargnées ! Des modèles n’ayant pas une bonne empreinte carbone seront taxés, avec toutefois un abattement (600 kg) qui compense en partie la présence de la batterie.
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Vivement que ces histoires de bonus s'arrêtent, et que les constructeurs finissent par vendre leurs VE, à leur VRAIS tarifs.
Quand on constate qu'ils se permettent de faire des remises jusqu'à 10000 €, y'a franchement une marge indécente, le pire étant atteint avec les e-VUL ...par rapport aux versions thermiques car + 25000€ par rapport au thermique de base, , ça fait cher la batterie LFP de 75 kWh !!!
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Et dans une période où la charge des intérêts de la dette (juste les intérêts) dépasse le budget de l'éducation nationale, il n'est tout simplement plus possible d'offir plusieurs milliers d'euros à des ménages qui appartiennent en grande majorité aux 20 % les plus favorisés. Aucune jalousie, ils ont souvent beaucoup travaillé pour cela, mais ce n'est budgetairement plus envisageable.
Les aides publiques doivent être strictement réservées aux 3 ou 4 premiers déciles de revenus, renouvelable tous les 5 ans maxi, pour des VE neufs ou d'occasion ne dépassant.pas un prix d'achat de 30 000€ en neuf et 15 000€ en occasion (donc des VE relativement modestes). Et il faut exclure la LOA /LDD.
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Fiat qui fait 6 000 euros de rabais sur sa Grande Panda depuis une semaine.
Hasard ?
Ou prévoyance ?
M'est d'avis qu'on va voir fleurir des offres "maboules" chez tous les constructeurs dans les semaines à venir.
Avec la fin du bonus éco 2025 dès la rentrée 2025.
Finalement, cela permettra aux constructeurs d'atteindre leurs objectifs CAFE, en faisant le forcing sur la conquête de parts de marché.
Même pas besoin de lobbying, du coup.
L'absence de subvention fera le job.
Et comme le bonus éco a surtout servi à surfacturer les véhicules électriques, l'argent public revenant dans les poches des constructeurs.
Maintenant ils devront vendre au juste prix.
Quand aux 40 milliards à trouver, c'est plutôt simple.
460 niches fiscales, 81 milliards d'euros en dépenses.
Y a plus qu'a !
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