Batteries, IA, conduite autonome : General Motors veut tout changer dans ses voitures électriques

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General Motors prépare une nouvelle génération de voitures électriques avec une ambition : faire mieux avec moins, et beaucoup plus vite. Le constructeur américain annonce une plateforme capable d’améliorer l’efficacité énergétique de 20 %, grâce notamment à de nouvelles batteries et à des moteurs simplifiés.

General Motors veut revoir sa manière de concevoir les voitures. Lors d’un événement organisé le 21 octobre 2026 à New York, le géant américain a présenté plusieurs innovations destinées à réduire les coûts de développement et de fabrication. Nouvelles batteries, architecture électronique simplifiée et davantage d’IA.

Une nouvelle plateforme électrique 20 % plus efficace

La principale annonce concerne la quatrième génération de plateforme électrique de GM. Selon les estimations du constructeur, les futurs véhicules pourraient parcourir environ 20 % de km supplémentaires avec la même quantité d’énergie. Une amélioration qui résulterait d’un travail simultané sur l’aérodynamique, les moteurs, le poids et les batteries.

Et l’objectif n’est pas uniquement d’augmenter l’autonomie. Avec une meilleure efficacité énergétique, GM pourrait installer des batteries plus petites tout en conservant une autonomie comparable. Une stratégie susceptible de réduire les coûts de fabrication, mais aussi le poids des véhicules. Sur ce point, les gains annoncés doivent encore être confirmés sur des modèles de série.

Une nouvelle batterie pour concurrencer le LFP

Au cœur de cette transformation, on retrouve la chimie LMR (Lithium Manganese Rich), riche en manganèse. GM prévoit de fabriquer ces cellules prismatiques dans son usine Ultium Cells de Spring Hill, dans le Tennessee, avec son partenaire LG Energy Solution. Le constructeur affirme que cette technologie pourrait offrir une densité énergétique supérieure de 33 % à celle des batteries LFP, pour un coût comparable. GM souhaite utiliser cette chimie sur ses modèles électriques grand public.

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Le développement de ces batteries illustre la nouvelle méthode de travail du groupe. Avant même de fabriquer un premier prototype physique, les ingénieurs ont simulé plus de 300 000 configurations différentes. Pour sa nouvelle plateforme, GM indique être passé du premier concept de batterie à la validation officielle du programme en un mois.

Des voitures moins complexes

Les économies ne concernent pas seulement les batteries. General Motors annonce une nouvelle famille de motorisations électriques avec 40 % de pièces en moins dans chaque unité de propulsion. Cette simplification doit permettre de réduire les dimensions et le poids des ensembles mécaniques. Elle pourrait également libérer davantage d’espace pour les occupants et leurs bagages, tout en diminuant les coûts industriels.

Même logique pour l’architecture électronique. Les futurs véhicules disposeront de moins de calculateurs et de 30 % de câblage en moins par rapport aux modèles électriques actuels. GM promet également une puissance de calcul multipliée par 40 pour prendre en charge les fonctionnalités utilisant l’intelligence artificielle.

Des voitures développées deux fois plus rapidement ?

Le constructeur veut aussi bouleverser ses méthodes de conception. Traditionnellement, les différentes équipes interviennent successivement dans le développement d’un véhicule. GM souhaite désormais faire travailler simultanément les designers, les ingénieurs et les spécialistes de la production. En multipliant les simulations numériques et en prenant les décisions plus tôt, le groupe espère réduire de moitié un cycle de développement habituellement estimé à cinq ans. Une ambition particulièrement importante à l’heure où les constructeurs chinois sont capables de renouveler leurs gammes très rapidement.

Cette transformation concerne également les usines. GM utilise notamment une plateforme baptisée PlantBrAIn pour analyser les données de production et améliorer les processus d’assemblage. Dans ses installations dédiées aux batteries, cette approche a déjà permis d’accélérer de 30 % le passage des packs sur les lignes de fabrication.

Les futurs véhicules pourront même effectuer des vérifications de leurs connexions électriques directement pendant leur assemblage. L’objectif est de supprimer certaines opérations de contrôle réalisées aujourd’hui en fin de chaîne.

De la conduite autonome à tous les niveaux

Le constructeur veut également déployer une technologie de conduite autonome qui permettrait au conducteur de ne plus surveiller constamment la route. Le premier modèle concerné doit être le Cadillac Escalade IQ, avec une introduction prévue en 2028 sur autoroute. GM souhaite ensuite étendre cette technologie à ses gros SUV et pick-up. Aucun calendrier précis n’a toutefois été annoncé pour cette extension.

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GM veut gagner de l’argent avec les logiciels

Derrière cette évolution se cache un autre enjeu : les revenus générés après l’achat du véhicule. Grâce à sa nouvelle architecture informatique centralisée, GM souhaite proposer davantage de fonctionnalités et de services numériques potentiellement payants, susceptibles d’évoluer grâce aux mises à jour à distance. L’intérêt économique est considérable. Selon les estimations du cabinet PwC, les services logiciels peuvent atteindre des marges de 30 à 40 %, contre environ 10 % pour la vente de véhicules.

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