Autonomie trompeuse : un garage condamné à rembourser entièrement une Peugeot électrique

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Peugeot e-Partner
Peugeot e-Partner

Le 18 novembre 2025, la cour d’appel de Toulouse a condamné une concession Peugeot à rembourser intégralement un e-Partner d’une valeur de 18 900 euros à cause d’une autonomie maximale inférieure à celle annoncée.

Un Peugeot e-Partner trop limité

Ce sont nos confrères de Que Choisir qui relatent les faits. L’affaire débute en septembre 2019, lorsqu’une entreprise de BTP fait l’acquisition d’un Peugeot e-Partner neuf auprès d’une concession de la marque. Le véhicule électrique doit assurer des tournées quotidiennes de 140 km, un usage jugé compatible avec l’autonomie allant théoriquement « jusqu’à 170 km ». C’est en tout cas ce que laissait penser la fiche technique du véhicule au moment de la vente. Mais l’expérience du terrain s’est avérée compliquée.

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Le client se rend rapidement compte que son utilitaire électrique n’atteint pas l’autonomie annoncée. Confrontée à des recharges plus fréquentes que prévu, l’entreprise mandate une première expertise via son assureur. Résultat, un écart de 30 % est constaté. Par la suite, une enquête judiciaire est ordonnée. Réalisée dans des conditions favorables (températures clémentes, circulation fluide, conduite souple), elle établit une autonomie maximale de 131 km, soit un écart de 23 % avec la valeur communiquée.

Le garage forcé de rembourser les 18 900 euros

Dans son rapport, l’expert souligne au passage que des conditions d’utilisation « normales », c’est à dire avec des accélérations plus franches ou un trafic dense, auraient conduit à une autonomie encore plus faible. Un élément qui conforte la position de l’entreprise plaignante, laquelle estimait « ne pas pouvoir dépasser les 110 km avec une seule charge ». Après un premier jugement défavorable devant le tribunal de commerce, la cour d’appel de Toulouse a finalement tranché en sa faveur.

En effet, dans un arrêt rendu le 18 novembre 2025, la juridiction du second degré a considéré que le vendeur n’a pas rempli son obligation d’information et de conseil. La concession a ainsi été condamnée à rembourser intégralement le véhicule, soit 18 900 euros. La décision rappelle que la norme WLTP, si elle constitue « un outil de comparaison », ne dispense pas le professionnel de « contextualiser les performances annoncées, en particulier lorsque l’usage du client est clairement identifié ».

Est-il temps pour le WLTP de tirer sa révérence ?

Ce dossier relance le débat sur la fiabilité de la norme WLTP. Et ce n’est pas la première fois qu’on en parle sur Automobile Propre. Introduite en 2017 pour remplacer le cycle NEDC, le WLTP devait rapprocher les chiffres officiels de la réalité. Mais plusieurs études récentes montrent que l’écart tend à se creuser. Début 2025, l’Italie avait carrément attaqué BYD, Stellantis, Tesla et Volkswagen pour tromperie au sujet de l’autonomie des véhicules électriques et de la dégradation de la capacité des batteries.

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Si la condamnation de ce garage Peugeot reste un cas isolé à ce stade, elle pourrait toutefois faire office de jurisprudence. La confiance des consommateurs demeure fragile. Selon l’Ademe, seuls 10 % des Français jugent fiables les autonomies des voitures électriques annoncées par les marques. Il y a donc encore du travail !

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Firebladeuril y a 5 mois

quand je pense que T&E se targuer
En français, ce serait pas mal aussi..
-Quand à l'ONG Transport et Environnement, c'est une référence largement reconnue dans le domaine et dont les travaux sont robustes.
Libre à vous de critiquer, mais encore faut-il qu'il y ai matière.

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Lbofree69Lyil y a 5 mois

À lire les commentaires, je constate que beaucoup aimeraient faire coller l'autonomie WLTP à une conso réelle : mais ce n'est pas le rôle du WLTP, qui n'est qu'un protocole de comparaison entre véhicules.
En revanche, on voit qu'il y a deux besoins réels et légitimes :
- avoir des consos normalisées pour plusieurs vitesses et températures, pour les VE neufs, permettant effectivement de faire le bon choix à l'achat
- après l'achat, avoir un planificateur précis qui indique le pourcentage/autonomie à destination OU si aucune destination n'est programmée, les différentes autonomies estimées en urbain/extra-urbain/voies rapides.
Le second me semble assez facile à mettre en oeuvre en exploitant l'historique de conso du véhicule, qui peut tenir compte à la fois de la température et du style de conduite habituel.
Pour le premier, rien de compliqué techniquement, le frein est uniquement marketting. La preuve, les tests AP ou de LaChaîneEV donnent une estimation assez précises pour différents types de parcours, même s'ils n'ont pas accès à la conso réelle. En tout cas la méthode est là...

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Cyclope91190il y a 5 mois

conso à 50 , 90, 130 pour été / hiver ça fait 6 chiffres. Ce n'est pas la mort et en plus ça peut permettre d'identifier le bon véhicule en fonction de ses besoins.

celui par exemple qui fera bcp d'autoroute pourrait être amené à choisir plutôt une faible conso à 130 même si à 50 ou 90 il y a de meilleurs modèles

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