5 avantages du vélo électrique en ville qui pourraient bien vous faire lâcher la voiture

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Un vélo électrique au centre de Bordeaux – Source : Jean Fourche

Vous hésitez encore à garder votre voiture pour vos trajets en agglomération ? Temps perdu, budget, stationnement, santé… Voici 5 avantages du vélo électrique qui pourraient bien vous convaincre de laisser plus souvent les clés de voiture à la maison.

Selon les chiffres de l’Enquête nationale Mobilité des personnes, près de 6 trajets sur 10 sont compris entre 1 et 10 km dans les zones denses. Des distances sur lesquelles la voiture n’est pas forcément aussi imbattable qu’on pourrait le croire. Coût, temps de trajet, stationnement, santé ou encore impact environnemental : sur ces cinq critères, le vélo électrique dispose de sérieux arguments.

1. Une économie de temps

Les centres-villes sont denses en population. Résultat, les petites rues ne peuvent absorber un trafic automobile important, d’où de nombreux bouchons. Les automobilistes français y perdent du temps : 74 à 121 heures par an dans les bouchons des plus grandes agglomérations, et même 26 h à chercher une place de stationnement. Beaucoup se sont donc convertis aux transports en commun, bus, tram ou métro. Ceux-ci ont pourtant leurs propres désagréments : retards, rames bondées, temps de trajet allongés, attente sur les quais.

Le moyen le plus pratique et le plus rapide en grande ville reste pourtant le vélo, et son premier avantage tient au gain de temps. Vous savez exactement quand vous arriverez à destination. Grâce à des infrastructures cyclables désormais bien développées, le biclou échappe aux bouchons et circule de façon fluide. Les blocages et les embouteillages à vélo restent rares : des travaux peuvent vous gêner temporairement, sans vous retarder de plus de quelques minutes.

Et par rapport à la voiture, surtout face aux transports en commun, le vélo relie directement le point A au point B, sans trop se soucier du stationnement.

2. Un gain d’argent

La voiture est un moyen de transport très cher. Selon l’enquête de Roole, le prix d’achat moyen d’un modèle neuf atteint 36 700 € en France et reste élevé en occasion, avec plus de 20 500 € en moyenne. Il faut y ajouter les frais courants, carburant ou électricité, assurance et entretien, soit environ 250 € par mois, ou 3 000 € par an. L’abonnement aux transports en commun n’est pas donné non plus : le Navigo francilien s’affiche à 90,80 € par mois.

vélo électrique grande ville
© Unsplash/velotric

Un vélo électrique coûte en moyenne 1 999 €, selon l’Observatoire du Cycle 2025 de l’USC. Un montant certes élevé pour certains budgets, mais des solutions de financement existent, tout comme des offres de location. Celles de Dance, Swapfiets ou Red-Will à Paris, ou les services publics du type Véligo en Île-de-France et Velo’c à Bordeaux, ne coûtent que quelques dizaines d’euros par mois, et sont éligibles à des aides ou à des subventions employeur. Plusieurs enseignes proposent aussi la location de certains modèles, à l’instar de Decathlon ou d’Intersport, à partir de 50 € par mois.

À cela s’ajoutent les frais d’usage, très faibles au quotidien. Le coût d’une recharge, d’abord, est quasiment anecdotique. Sur la base de 1 072 km parcourus par an selon l’UFC Que Choisir, elle vous revient à moins de 2 € par an ! L’entretien reste lui aussi abordable, avec 51 € par an en moyenne. Il concerne surtout les freins et les pneus, quand les moteurs et les batteries affichent une durée de vie assez longue.

N’oublions pas pour autant les équipements spécifiques. Un bon casque, un antivol et une veste de pluie de qualité ajoutent une bonne centaine d’euros. Même en les comptant, vous économisez des milliers d’euros à l’année !

3. Finies les galères pour stationner

Outre le yo-yo quotidien domicile-travail, le stationnement compte parmi les situations les plus stressantes pour un automobiliste. D’un côté, la recherche d’une place libre dans la rue et la manœuvre elle-même. De l’autre, le coût induit.

À vélo, le stationnement est gratuit, à de très rares exceptions près comme les parkings sécurisés. Vous économisez ainsi plusieurs centaines d’euros par an si vous louez une place, et vous évitez les dizaines de milliers d’euros que coûte l’achat d’un emplacement. Les faibles dimensions d’un VAE, dont l’empreinte au sol est dix fois moindre que celle d’une auto, permettent de le laisser à peu près partout dans la rue, à condition de ne pas gêner la circulation des piétons.

Dans l’idéal, mieux vaut l’attacher à un arceau vélo. Il faut alors le sécuriser au moyen d’un ou de plusieurs antivols, car le vol de vélos reste un fléau en France. Encore plus pratiques, les vélos pliants électriques se rangent dans un coin, chez soi comme au bureau.

4. Des avantages sur la santé physique et mentale !

Par définition, le vélo est un moyen de transport actif, puisqu’il faut pédaler pour avancer. Le vélo électrique n’échappe pas à la règle : l’assistance ne se déclenche qu’au pédalage. De nombreuses études montrent d’ailleurs que les utilisateurs de VAE parcourent davantage de kilomètres en moyenne, ce qui compense largement le moindre effort fourni à chaque coup de pédale. Face à la position passive au volant d’une voiture ou sur un deux-roues motorisé, il n’y a pas photo.

Vélo électrique ville
En centre-ville, le vélo électrique a le vent en poupe – ©Pixabay/jpbrehaut

Cette activité a des conséquences positives sur la santé : une baisse globale du risque de développer un cancer ou une maladie cardiovasculaire selon le BMJ, voire une réduction du risque de diabète dans cette autre étude. Visible sur le cycliste lui-même, l’effet se lit aussi à l’échelle collective, avec plusieurs milliards d’euros d’économies potentielles sur le budget de la santé !

L’activité physique modérée aide aussi à se changer les idées et fait du bien au cerveau. Ce n’est pas qu’une sensation : une étude neurologique confirme un recul du stress et de la dépression, entre autres. Le bénéfice s’étend jusqu’aux employeurs, puisque les vélotaffeurs seraient 6 à 9 % plus productifs grâce à cette activité physique.

5. Le vélo électrique, un transport très écologique

Le VAE est certes plus polluant que le vélo musculaire, en raison de sa batterie et de son moteur. Son bilan carbone reste pourtant négligeable face à l’automobile : il est bien plus léger, et une partie de l’énergie vient toujours du cycliste.

Le site gouvernemental Agir pour la transition retient 11 g de CO2eq (CO2 équivalent) par kilomètre pour un vélo à assistance électrique. Soit six fois moins qu’une voiture électrique, et douze fois moins qu’une thermique.

Ces chiffres englobent aussi bien la fabrication que l’usage. Le VAE fait même deux fois mieux que le bus électrique, sans parvenir à battre le métro ni le train régional électrique, qui n’émettent que 4 et 9 g/km en moyenne.

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GreenDriveil y a 3 heures

Interessant lorsque l’on habite en centre ville ou il est prévu aussi des pistes cyclables.
Pour les autres, s'aventurer sur la route aux heures de pointe d’embauche ou de sortie relève d’une aventure qui peut être très risquée..

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Alffiril y a 2 heures

Egalement vélo-taffeur, j'ajouterais que la fréquence d'entretien d'un vélo est largement supérieur à celle d'une auto, en 3500 km j'ai dû changé 1 pneu, la chaine et 1 ou 2 jeu de plaquette sur mon dernier vélo.

Par comparaison je pense que les pneus de ma voiture font plus de 50000 km, et les 2000 km de vélotaf par an à moins rouler ne changent quasi rien au budget entretien de la voiture.

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