Véhicules électriques : des chercheurs développent un moteur révolutionnaire

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Des chercheurs allemands ont conçu un moteur électrique dont la carcasse en plastique et l’architecture permettent de réduire le poids et le coût mais aussi d’améliorer la densité de puissance et le rendement par rapports aux moteurs traditionnellement utilisés dans les véhicules électriques.

Si la batterie est un élément capital pour les performances des véhicules électriques, le moteur joue également un rôle important. Son poids (qui influence la consommation d’électricité) et son rendement déterminent en bonne partie le caractère écologique du véhicule.

Tandis que le rendement des moteurs thermiques est inférieur à 40 % – c’est-à-dire que plus de 60 % de l’énergie contenue dans le réservoir part « en fumée » et n’est donc pas utilisée pour mouvoir le véhicule – celui des moteurs électriques est supérieur à 90 %. En d’autres termes, plus de 90 % de l’électricité stockée dans la batterie sera transformée par le moteur en énergie mécanique transmise aux roues. Les 10 % de pertes sont dues au dégagement de chaleur provoqué par le passage du courant dans les fils du bobinage. C’est ce qu’on appelle l’effet Joule.

Pour rendre le véhicule électrique encore plus « vert », des chercheurs de l’Institut Fraunhofer et du Karlsruhe Institute of Technology, en Allemagne se sont donné comme objectif d’améliorer le rendement du moteur électrique et d’en réduire le poids ainsi que le prix.

« L’aspect novateur de notre concept se trouve dans le stator » nous confie Robert Maertens, chercheur au Fraunhofer Institute. Un moteur électrique est constitué d’un rotor mobile et d’un stator fixe. Le stator contient les bobinages de fils de cuivre au travers desquels passe le courant électrique et c’est à cet endroit que se réalisent la majorité des pertes de rendement. Pour éviter la surchauffe du moteur électrique d’un véhicule, le dégagement de chaleur dans le stator est conduit de manière classique par le corps métallique du moteur vers un carter double enveloppe dans lequel circule de l’eau. Cette conception permet de réduire le poids et les dimensions jusqu’à 25 % par rapport à un moteur refroidi par air.

L’équipe de chercheurs a remplacé les fils de cuivre ronds du stator par des fils à section rectangulaire, lesquels peuvent être bobinés de manière plus serrée. Cela économise de l’espace pour insérer dans le stator des tubes dans lesquels circule le fluide réfrigérant. « Cette conception élimine la nécessité de conduire la chaleur au travers d’une ossature métallique vers le carter extérieur. En fait il n’y a plus besoin de carter réfrigérant et il n’est plus nécessaire que le châssis soit métallique » explique Robert Maertens. En outre le nouveau design comprend une solution de refroidissement du rotor qui permet également aux pertes de chaleur de celui-ci d’être dissipées directement dans le moteur.

Un moteur en « plastique »

Les partenaires ont alors conçu un moteur dont le corps est constitué d’un polymère. Il s’agit d’un plastique thermodurcissable renforcé de fibres qui offre une haute résistance à la température et aux réfrigérants agressifs. Par rapport aux châssis traditionnels en aluminium, le poids est réduit et la fabrication est aussi simplifiée. Selon Maertens, « cette solution offre également d’autres avantages, notamment une inertie thermique plus faible et une densité de puissance du moteur plus élevée ».

Ces choix permettent de concevoir des géométries complexes pour la carcasse du moteur sans nécessiter d’usinages ultérieurs. Le châssis en polymère est fabriqué par un processus automatisé de moulage par injection d’un composé phénolique. Le cycle de production dure 4 minutes ce qui permet une fabrication de masse à coût réduit.

Développé parallèlement aux nouvelles technologies d’accumulateurs comme les batteries solides, ce moteur révolutionnaire, s’il tient ses promesses, permet d’entrevoir des véhicules électriques moins coûteux, plus performants et plus écologiques. Reste quand même la question du recyclage de ces châssis en polymère …

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AragoKil y a 7 ans

"L’urgence pour rendre le VE attrayant pour le plus grand nombre c’est pas de gagner quelques clopinettes sur le moteur, mais d’améliorer les batteries "
Faux , les nouvelles batterie a 300 km d'autonomie sont laaaargement suffisante.
Le problème unique est dans la charge digne du moyen âge
De Tesla a Renault and co ils font tous la même connerie ...
Pas besoin d'avoir inventé la semoule pourtant...ca crève les yeux

Wintermuteil y a 7 ans

Je reviens sur cette histoire de masse non suspendue, qui semble être un écueil insurmontable à certain. Ce lien par exemple :
- https://www.politesi.polimi.it/bitstream/10589/131396/1/thesis_empty.pdf
Je cite une thèse sur ce sujet (traduction) page 23 : "L'émergence de différences perceptibles avec une masse non suspendue augmentée est dans l'ensemble réduite et probablement non apparente au conducteur moyen. La nature et la magnitude des changements n'est rien qui ne puisse être dépassé par l'application de processus d'ingénierie normaux dans le cadre d'un cycle de développement de produit. Inversement la promesse d'un contrôle moteur individuel de roue démontre un bon potentiel pour des améliorations substantielles dans le comportement des véhicules."

lafon roudier christianil y a 7 ans

vu les impôts que l' état nous prélèves,nous devons faire pression auprès de nos députes pour qu'ils votent une mise en place de bornes de charges sur le territoire est facilitent l'achat de véhicules électriques pour les budgets petits et moyens, qu'ils donnent l'exemple avec leurs grosses voitures (diesel) qui tournent des heures durant sur le parking de l'assemble nationale ????? afin que la clim soit bonne????? pourquoi ne construisent il pas des abris avec toi solaires pour la recharge de leurs voitures électriques

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