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Technologie hybride : son potentiel reste élevé ! 

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Malgré les perspectives très prometteuses de l’électrique, de l’hybride rechargeable et des ambitions de certains constructeurs en faveur des piles à combustible, le potentiel de la technologie hybride classique reste élevé. Et ce, malgré les critiques dont cette technologie est régulièrement la cible…

I. Toyota seul face au reste du monde

Dans le monde de l’automobile, s’il y a bien un domaine dans lequel la concurrence peine à sortir de l’ombre du géant Toyota, c’est incontestablement celui de l’hybride. Malgré les tentatives initiées ici et là par plusieurs grands constructeurs, force est de constater que depuis plus de 15 ans maintenant, la situation se résume au constat suivant : Toyota face au reste du monde.

Avec plus de 8 millions de véhicules hybrides vendus à travers le monde, Toyota et sa filiale de luxe Lexus écrasent littéralement la concurrence. Des volumes qui lui permettent de proposer des produits à des prix compétitifs là où tous les autres constructeurs ou presque affichent des tarifs franchement dissuasifs eu égard aux économies de carburant que cette technologie permet réellement de faire.

Pour autant, dans la durée, les propriétaires de Toyota hybride confirment tous sans exception un coût à l’usage extrêmement faible, en grande partie due à la fiabilité des choix technologiques propres aux motorisations hybrides de la marque.

II. Une bonne solution pour améliorer la qualité de l’air en ville

Si l’hybride classique reste une technologie dépendante au pétrole, elle offre malgré tout un avantage majeur par rapport à un moteur thermique classique : elle permet une diminution significative des émissions de polluants en milieu urbain. Le monde continuant de s’urbaniser à toute vitesse, le potentiel de l’hybride n’a donc jamais été aussi élevé qu’actuellement pour réduire la pollution due au trafic automobile dans les villes.

Car dès que la vitesse tombe durablement sous 50 km/h, un véhicule hybride bien conçu offre un fonctionnement plus proche d’un pur VE que d’un thermique, fût-il équipé d’un dispositif stop & start.

III. Une solution adaptée à tous (ou presque)

Même dans un pays comme la France où plus de la moitié de la population vit en maison individuelle, il reste de nombreux ménages pour lesquels l’accès à une prise de courant adaptée à la recharge quotidienne d’un VE demeure compliqué voire impossible.

Pour tous ces ménages – la plupart d’entre eux habitent en ville – l’hybride est une solution hautement recommandable comparativement à n’importe quel modèle essence ou diesel condamné à brûler du pétrole même pour circuler à très faible allure.

Au final, il n’y a guère que les adeptes de l’attache remorque qui se voient parfois contraints d’opter pour autre chose qu’un modèle hybride.

IV. La concurrence toute relative de l’hybride rechargeable

Moins dépendante du pétrole que l’hybride classique, l’hybride rechargeable s’affiche de plus en plus comme une solution incontournable du futur proche. Mais à l’instar de l’électrique pur, encore faut-il avoir accès très facilement à une prise de courant pour recharger quotidiennement la batterie compte tenu de l’autonomie offerte. Cette nécessité de pouvoir recharger fréquemment la batterie est d’autant plus indispensable qu’une fois la batterie vide, les modèles hybrides rechargeables commercialisés à ce jour sont très loin de rivaliser avec la sobriété d’une Toyota Prius.

Autre problème : le prix. Entre l’hybride classique cher à Toyota (et désormais très disponible sur le marché de l’occasion) et l’hybride rechargeable, au prix actuel du carburant, le surcoût à l’achat est pratiquement impossible à rentabiliser.

V. Dans la course pour quelques années encore

Contrairement à ce qu’affirment certains, l’hybride classique devrait donc rester dans la course pour quelques années encore. Car même dans l’hypothèse d’une diminution significative du coût des batteries, une voiture hybride non rechargeable restera toujours moins chère qu’une version plug-in.

Souvenons-nous par exemple du prototype 208 HybridFE : si beaucoup d’éléments de ce prototype ont peu de chance d’être produits un jour en série, rien n’interdit en revanche d’imaginer que la partie électrique – un moteur de 30kW (100 kW en mode régénération) couplé à une batterie Li-ion de 0,56 kWh seulement – se retrouve un jour sous le capot d’une future petite Peugeot.

Car l’avantage d’une telle solution est bien connue des motoristes : une masse très réduite (32 kg seulement pour l’ensemble moteur + batterie) gage de sobriété, notamment dans le cas d’une utilisation urbaine.

Vive le futur sobre & intelligent !

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Swordfishil y a 10 ans

Le SP contient de l'éthanol et il est donc sensiblement moins énergétique que l'essence.

On a environ 8,5 kWh/l contre un peu plus de 10 kWh pour le GO.

Simonil y a 11 ans

Chiffres réels Yaris HSD après 12000km : sur mon trajet quotidien (20km ville et périph parisien + 60km voie rapide à 110, 3 adultes à bord), je consommais 4.1l pendant les grosses chaleurs, maintenant 3.9l.
A l'intérieur de Paris uniquement, il semble que ce soit moins (3.6l ?), mais je ne sais pas si le compteur de consommation est précis sur des volumes de carburant très faibles.
Sur longs trajets à 130km/h régulateur bloqué, 4 adultes et des bagages : 5.5l.

Mon avis :
- au niveau conso, imbattable en ville embouteillée (en tout cas par une thermique)
- encore plus imbattable sur les émissions, car le moteur thermique tourne à un meilleur régime
- sur longs trajets : conso correcte pour une essence, un vrai bonheur pour côté puissance

ChristophedeNiortil y a 11 ans

Oui (et je n'ai pas dit le contraire) mais ce n'est pas pour autant qu'elle n'émet pas de particules : voir lien indiqué par mario

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