Le mitsubishi outlander PHEV

La stratégie « Jump 2013 » de Mitsubishi Motors est limpide : d’ici à 2016 tous les modèles auront leurs version full électrique ou hybride rechargeable, en partant de la citadine Mirage jusqu’au Pick-up L200.

Tous disposeront d’une version full électrique ou hybride rechargeable. Cela représentera 20% de leurs véhicules en 2020.



Le nouvel Outlander, commercialisé à l’occasion du mondial de l’automobile à Paris, est le premier sur la liste. La version hybride rechargeable est prévue pour juillet 2013. Cette version de l’Outlander, la PHEV, disposera d’une autonomie de plus de 800 Km avec des émissions inférieures à 50g/Km.

Reprenant quelques-uns des attributs de l’i-MiEV, l’Outlander PHEV se dote d’une architecture de véhicule électrique sans compromis. Il s’affranchit ainsi de l’architecture classique moteur + transmission + réduction finale, au profit d’une architecture « rationalisée » (de l’avant vers l’arrière) :

  • moteur thermique avant : essence 2l, situé sur le côté droit du compartiment moteur, repris du Nouvel Outlander à moteur à combustion interne,
  • moteur électrique avant (60 kW) + inverseur + générateur : situés sur le côté gauche du compartiment moteur, reprenant globalement l’architecture moteur/transmission,
  • batterie de traction (12kWh) : située sous le plancher dans l’empattement, afin de ne pas avoir d’impact sur l’espace intérieur,
  • moteur électrique arrière (60 kW) + inverseur : situés sous le plancher afin d’éviter toute intrusion dans l’aire de chargement.

Le système est commandé électroniquement tandis que le moteur essence entraîne les roues avant (en mode hybride parallèle) par le biais d’un train d’engrenages. Les 2 moteurs électriques entrainent les trains avant et arrières indépendamment.

Ce type d’initiative va manifestement dans le bon sens. Cependant, tout le monde n’a peut être pas besoin d’un Outlander pour aller chercher les enfants à l’école. Avec un poids de plus de 1800 Kg, il est certain qu’on peut faire mieux termes de sobriété eu égard au rapport poids puissance.

Une telle technologie équipant un véhicule 500 Kg plus léger laisserait imaginer de belles performances pour une efficacité énergétique maximum. Cependant il y aura toujours une clientèle pour type de voiture. Reste à valider le concept sur la route à l’usage. Surtout pour voir comment s’articulent les 3 moteurs ensemble. C’est probablement une autre histoire… Réponse dans un peu moins d’un an !