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L’Allemagne a enregistré une baisse sans précédent des ventes de voitures électriques en juillet. Cette chute s’élève à 37 % par rapport au mois de juillet 2023, un (presque) record.
En fin d’année dernière, les ventes de voitures électriques avaient chuté de près de 50 % en Allemagne. Mais ce résultat catastrophique s’expliquait par la fin des subventions sur les véhicules ‘zéro émission’.
Et la dégringolade se poursuit. En juillet 2024, la chute a frôlé les 40 %, avec 37 % de moins que l’année dernière. Jusqu’ici, le record à l’exception de décembre 2023 était mai 2024, avec une baisse de 30 %.
Les constructeurs allemands ont d’ailleurs annoncé qu’ils allaient réduire la production de voitures électriques. Leur volume de fabrication initial prévoyait initialement des augmentations de ventes.
La première analyse de cette chute est celle d’un public cible déjà conquis. En effet, les acheteurs éco-anxieux et aisés ont déjà fait le pas vers la voiture électrique. Pour convaincre d’autres clients, les marques doivent réussir à réduire les prix.
« La montée en puissance de l’e-mobilité s’avère jusqu’à présent insoutenable », a déclaré Constantin Gall, consultant chez EY. « Le marché a perdu tout élan et de nombreux clients doutent des perspectives des voitures électriques. »
La part de marché des voitures électriques est évidemment en forte baisse elle aussi. Elle s’élevait à 20 % l’an dernier outre-Rhin, et elle a été en juillet 2024 de seulement 13 %. Mais la tendance n’est pas limitée à l’Allemagne pour ce début d’été.
La Suède a vu les ventes de voitures électriques baisser de 15 % en juillet 2024. La Suisse a enregistré une chute des ventes de 19 % sur la même période. Selon EY, ce sera désormais aux constructeurs de trouver le moyen de s’adresser à davantage de potentiels clients.
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Je suis d'accord avec vous que l'une des clefs, c'est de mieux accompagner les très nombreux automobilistes qui n'ont aucune possibilité de recharge à domicile ni au travail, et qui actuellement n'achètent pratiquement pas de VE (et ça peut se comprendre). Les vendeurs doivent beaucoup mieux accompagner ces clients spécifiques, leur montrer les outils comme Chargemap, voir avec eux où sont les bornes de recharge publiques les plus proches de leur domicile, évaluer avec eux, en fonction de leur profil de conduite hebdomadaire moyen, combien auront-ils besoin de recharge(s) par semaine, combien de temps chaque recharge durera en fonction des caractéristiques de la batterie et/ou du chargeur embarqué du vehicule, quel sera le coût approximatif de cette recharge (car il.ne faut pas se leurrer, la recharge sur borne publique est toujours plus chère, voire beaucoup plus chère qu'à domicile : il.ne faut pas créer de faux espoir avec les slogans du type "3€ aux 100km" qui sont quasi impossibles à atteindre en rechargeant uniquement sur des bornes)...
Et en dernière extrémité, pour les clients potentiels sans solution de recharge acceptable (et ça existe hélas, notamment dans les petites villes encore mal équipées en IRVE), il faut créer un 'droit opposable à la prise' sur la voie publique : si je m'engage à acheter un VE, la municipalité doit installer une prise en voirie dans un rayon de X centaines de mètres du domicile (pour N electromobilistes dans la même situation) : par exemple X = 500m et N = 6 électromobilistes.
Sans ce genre de mesures fortes, on n'y arrivera clairement pas.
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C'est sûr que la suppression brutale du bonus écologique en Allemagne était une très mauvaise idée qui a précipité la chute, mais il n'y a pas que ça.
En fait la grosse erreur c'est de ne pas généraliser les bornes 22 kW AC partout en Europe. En en mettant partout les gens pourraient facilement recharger près de chez eux et pour pas cher.
On a trop suivi l'approche Tesla et ses superchargeurs et trop négligé la recharge de proximité mais même les Tesla passent plus de temps sur les bornes 22 kW AC qu'autre chose.
Le "nouveau public" c'est tous ceux qui ne peuvent pas recharger chez eux et qui ont impérativement besoin du 22 kW AC public au quotidien. C'est ce mode de recharge qu'il faut mettre en avant pour ceux qui n'ont pas de garage et qui ont pas envie de faire 45 minutes de charge "rapide" à 10 km de chez eux et pour un tarif trop proche de celui du fossile.
À bons entendeurs...
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Ce sont les marges nettes toutes ventes confondues.
La marge brute serait de dire j'ajoute le prix des pièces, du montage (usine MO), le transport. Là évidemment c'est plutôt 30/50%, mais il reste bien d'autres frais induit amortissement des outillages, concessionnaire, publicités, charges diverses.
Le prix affiché n'est qu'une estimation du prix de revient supposé X ne nombre de ventes plus le bénéfice. Un constructeur doit avoir une gamme de produits suffisants afin de contenter les clients, tous les produits ne sont pas rentables. Tesla est rentable du fait d'une gamme faible et d'une vente forte M 3 et Y mais les ventes s'effritent vites, je pense que si TESLA restait encore 5 ans avec les mêmes produits sans concessions ni publicité il ne vendrait plus rien.
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