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Publié par l’institut de recherche allemand Fraunhofer ISI et l’ICCT, ce livre-blanc a analysé un panel de plus de 100.000 véhicules hybrides rechargeables. En matière de consommation et d’utilisation du mode électrique, le bilan n’est pas glorieux…
Les voitures hybrides rechargeables sont-elles une arnaque écologique ? Alors que la question fait régulièrement débat sur le site et les réseaux sociaux, une étude allemande vient mettre de l’huile sur le feu. Réalisée par l’institut Faunhofer et l’International Council on Clean Transportation (ICCT), celle-ci a permis de chiffrer l’impact écologique réel d’un véhicule hybride rechargeable dans différents pays et régions du monde. Pour mener leur enquête, les deux organismes ont récupéré des données directement fournies par des exploitants de flottes et analysé celles publiées sur des sites spécialisés tels que Spritmonitor en Allemagne, Volstats aux Etats-Unis ou Xiao Xiong You Hao où des propriétaires partagent les détails de leurs consommations réelles. Un travail d’investigation qui a permis de recueillir les données de 104.709 véhicules, dont 84.068 en provenance des Etats-Unis et du Canada. Au total, cet ensemble de données couvre 66 modèles hybrides rechargeables commercialisés sur le marché.

Selon les données récolées, les valeurs de consommation réelles sont deux à quatre fois plus élevées que celles indiquées par le cycle d’homologation pour les utilisateurs particuliers. Pour les professionnels, les niveaux constatés sont trois à quatre fois supérieurs.
L’étude s’est également intéressée à l’utilisation électrique des véhicules. Les chercheurs ont constaté que la part moyenne de conduite électrique dans le monde réel ne représentait que 50 % de celle prise en compte dans les cycles de test. Il existe toutefois des disparités entre les marchés analysés. Alors que la Chine se contente d’une moyenne électrique de 26 %, la Norvège et les Etats-Unis affichent la part la plus élevée, à 53 et 54 %. Il existe également des différences en fonction du type d’utilisateur. En Allemagne, le constat est frappant. Alors que les particuliers réalisent en moyenne 43 % de leurs trajets en électrique, les professionnels n’en effectuent que 18 %. Aux Pays-Bas, où 10.000 véhicules professionnels ont été étudiés, la part n’est que de 24 %.
Comment expliquer cet écart ? Principalement par les mécanismes de subvention qui n’aiguillent pas toujours les utilisateurs vers la bonne solution. En Chine, les propriétaires obtiennent plus rapidement leur certificat d’immatriculation avec un hybride rechargeable qu’avec un modèle conventionnel. Le passage à l’électrique n’était donc pas la motivation première des utilisateurs. Idem dans d’autres pays où les avantages fiscaux poussent l’acheteur à choisir un hybride rechargeable sans forcément avoir de solution de charge sous la main. C’est notamment le cas en France où les modèles branchés, exemptés de malus, deviennent moins cher qu’un équivalent diesel ou essence tout en faisant bénéficier d’une exonération de TVS aux professionnels. Même constat aux Pays-Bas où le rapport note que les subventions accordées à l’achat des véhicules n’ont pas été accompagnées d’un dispositif similaire pour l’installation d’infrastructures de charge. Chez les pros, la problématique est également pratique. Les salariés disposant d’un véhicule de fonction bénéficient pour la plupart de cartes carburant fournies par leur entreprise. Ce n’est pas forcément le cas pour la recharge réalisée à domicile qu’ils doivent alors payer de leur poche.
La taille de la batterie joue aussi. Alors que les modèles disposant de 30 à 60 km d’autonomie (NEDC) parcourent en moyenne 5.000 à 10.000 km par an en électrique, ceux dont l’autonomie est supérieure à 80 km atteignent une moyenne de 12.000 à 20.000 km.
Au-delà du travail d’investigation et des constats réalisés, l’institut Fraunhofer et l’ICCT appellent à faire évoluer la législation. Il s’agit d’une part d’abaisser le seuil d’émissions de CO2 pour l’obtention de certaines aides mais aussi de mettre à jour le cycle WLTP afin que soit mieux reflétées les données réelles d’utilisation.
Pour les flottes, il est recommandé de réserver les subventions aux entreprises capables de justifier d’une infrastructure de charge suffisante dans leurs locaux ou à celles qui accompagnent leurs employés au niveau de la charge publique ou à domicile.
Sur la partie véhicules, deux recommandations. La première consiste à augmenter l’autonomie électrique pour atteindre une moyenne de 90 kilomètres dans les prochaines années. La seconde porte sur une limitation de puissance des moteurs thermiques pour privilégier l’usage du mode électrique.
Aller plus loin : télécharger l’étude
Michaël Torregrossa
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La seul réponse d'un possesseur d'un DS7 E-tense c'est :
La semaine dernière au compteur 4000 Kms et 1,3l/100
Dommage, je n'ai pas pu poster la photo.
Faire des études en se basant sur des données trouvées dans Spritmotor n'est pas sérieux. Dans Spritmotor, n'importe qui peut écrire n'importe quoi. Je viens de faire une recherche sur les BMW série 3 et la première occurrence qui sort est une BMW 335xd de 230 kW qui consomme 0,14 l/100 km (moyenne sur 3 pleins (sic !).
Une Audi S4 de 245 kW consomme 0,13 l/100 km
Une Jaguar XJR de 246 kW consomme 1,89 l/100 km (moyenne sur 17 pleins !)
La plupart des gens ont plus tendance à se vanter d'une consommation basse que d'une consommation élevée.
Pour avoir des données fiables sur les PHEV, il faudrait qu'un nombre suffisant de voitures soient équipées d'un système de comptage comptabilisant le nombre de kilomètres parcourus en mode électrique d'une part et en mode thermique d'autre part, voire les deux en même temps.
Pour des raisons politiques, on a accordé des primes aux hybrides rechargebles parce qu'elles permettent des économies de carburant (donc de GES).
Le problème, c'est que, si elles le permettent, ce n'est que quand des conditions sont réalisées.
Les électriques pures permettent ces économies et elles les réalisent, car il n'y a pas de choix entre mode thermique et mode électrique.
Conduire une hybride comme une électrique n'est pas donné à tout le monde et la plupart des gens l'utilisent comme une thermique, en continuant à freiner avec la pédale de frein, alors qu'en anticipant la conduite, on pourrait récupérer de l'énergie au lieu de la dissiper en chaleur dans les freins.
Résultat : 55 % des conducteurs chargent leur PHEV à peine une fois par mois.
Soyons clair, je ne critique absolument pas votre choix d'achat de votre Outlander PHEV il y a 6 ans, le choix était à l'époque très limité en PHEV et en VE. Mais pour avoir planché sur le choix d'un véhicule il y a 1 an 1/2 , puis l'achat d'un VE à grande autonomie il y a 1 an (que je n'ai pas payé plus cher que votre véhicule), à mon sens aujourd'hui, l'hybride rechargeable sera très bientôt complètement dépassé. Il ne mérite plus d'aide financière. De ce que vous me dites, roulez à 98% du temps en électrique, l'usage du PHEV a-t-il encore un intérêt ? En 6 ans quel est le kilométrage parcouru ? En 11 mois j'ai 21 000 km avec mon VE.