L’habitude a été prise par les passionnés de la marque de s’essayer à réaliser le dessin d’une Tesla qui correspondrait à ses propres rêves ou besoins. A l’opposé des monstres taillés à la serpe obtenus sur les plus gros modèles actuels ou à venir chez le constructeur de Palo Alto, le roadster imaginé par Lem Bingley s’appuie sur une base plutôt discrète et toute en finesse.

Un croisement entre une Mazda MX-5…

Connu en Europe sous le nom de MX-5, et Miata aux Etats-Unis, le petit roadster de Mazda, strict 2 places, est apparu en 1989. L’actuelle 4e génération est produite depuis 2015.



Plutôt sage, cet engin s’apparente à des modèles un peu plus anciens, assez discrets, peu courants, mais recherchés par les amateurs. Ainsi, par exemple, les Triumph Spitfire, MGB, Peugeot 204 cabriolet… et la famille des Lotus.

Si Tesla avait choisi la caisse de l’Elise pour son premier roadster produit entre 2008 et 2012, la MX-5 et le dessin de Lem Bingley sont plus proches d’une l’Elan qui aurait été modernisée.

 

…et une Tesla Model 3

L’arrière du roadster imaginé par Lem Bingley est d’une finesse propre à l’esprit de la Mazda MX-5. En revanche, l’unité avant, y compris les 2 portes, est clairement reprise de la Tesla Model 3.

L’ensemble est crédible et homogène. Au point de presque se demander où nous aurions déjà pu croiser cette voiture issue de l’esprit d’un expert en design automobile. Lem Bingley a été le rédacteur en chef jusque récemment du trimestriel Interior Motives qui fait référence, dans le milieu, au niveau international.

Le parcours de ce britannique explique sans doute que son concept ne souffre d’aucune faute de goût.

Une piste à exploiter pour Tesla ?

Même s’il s’agit désormais d’étoffer la gamme de ses véhicules électriques, Tesla a déjà pas mal de projets à concrétiser, en particulier du côté des modèles utilitaires. Le surprenant constructeur et son bouillonnant dirigeant n’en seraient cependant pas à leur première en se positionnant sur un nouveau créneau pour eux.

La famille de la Model 3 serait intelligemment complétée par un tel roadster, après le lancement de la Model Y. Mais la marque américaine a déjà son propre programme pour un engin de ce type, avec des performances, notamment en termes d’autonomie, qui ne seraient pas rapidement portables sur un châssis aussi court que celui de la Mazda MX-5.



Il manquerait quelques petites années de progrès sur les batteries pour doter l’engin de Lem Bingley d’un millier de kilomètres de rayon d’action.

 

Une clientèle ?

Le roadster imaginé par Lem Bingley serait à classer parmi les citadines électriques (et assimilées) choisies avant tout pour leur identité forte, comme la Mini Cooper SE, par exemple.

Une autonomie d’environ 300-400 kilomètres serait acceptable pour une voiture plaisir utilisable principalement dans les zones urbaines et côtières, sans prétention pour de longs voyages qu’elle saurait de toute façon réaliser grâce aux superchargeurs.

Nous devrons cependant, comme Lem Bingley, nous contenter de rêver de ce que nous pourrions faire avec un tel engin !