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Essai Kia e-Niro : le SUV électrique peut-il partir en station de ski ?

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Après un premier test avec la Renault ZOE, Automobile Propre repart sur la route des Alpes au volant du Kia Niro électrique.

La voiture électrique en montagne, acte 2 ! Après avoir tenté une première ascension du col de Turini à bord de la Renault ZOE, Automobile Propre s’offre une seconde virée dans les Alpes. Pour ce nouvel essai, nous changeons de véhicule, mais aussi de stratégie. Au volant du Kia e-Niro, nous optons pour un trajet plus long. Étalé sur près de 100 kilomètres, celui-ci nous amène du bord de mer jusqu’à la station hivernale d’Auron, à 1 600 mètres d’altitude. Un test que nous avons souhaité plus proche d’un cas d’usage réel d’un propriétaire de voiture électrique.

Au volant du Kia e-Niro

Pour ce second test sur les routes de montagne, nous avons pris le volant du Kia e-Niro dans sa version 64 kWh. Offrant plus de 450 km d’autonomie en cycle WLTP, le SUV coréen n’a pas grand-chose à craindre du trajet que nous allons lui imposer. Même chose en matière de motorisation. Avec 204 chevaux sous le capot (150 kW), le Niro électrique a avalé sans broncher notre phase de montée. Si bien que nous n’avons quasiment jamais utilisé le mode sport.

Partis avec une batterie chargée à environ 95 %, nous arrivons au sommet avec 61 % d’énergie restante. Sur les plus de 80 km parcourus, l’ordinateur de bord indique une consommation moyenne de 26,8 kWh/100 km. C’est moins que celle que nous avions constatée lors de notre essai de la Renault ZOE, mais le parcours est également très différent.

Énergie départ

94-95 %

Énergie arrivée

61 %

Distance parcourue

84 km

Consommation moyenne

26,8 kWh

Des solutions de charge au sommet

Si la batterie de notre Kia Niro électrique n’impose pas de charge intermédiaire, d’autres voitures aux autonomies plus limitées pourraient avoir besoin d’un apport énergétique une fois arrivées au sommet.

Dans le cas d’Auron, quelques bornes sont installées en bas des pistes. Elles sont intégrées au réseau « La Prise de Nice » déployé par la Métropole Nice Côte d’Azur. Les abonnés au service peuvent bénéficier de deux heures gratuites. Le service est ensuite facturé 2 euros de l’heure.

Un frein régénératif optimisé pour la descente

Sur la phase de descente, le système de régénération de notre Niro électrique est optimal. Les quatre modes proposés peuvent être directement pilotés via les commandes au volant. Sans doute la solution la plus pratique d’un point de vue ergonomique.

Du mode 0 (roues libres) au mode 3, il est possible de doser le niveau de régénération selon ses besoins. Le fait de maintenir la palette appuyée permet même de renforcer l’effet du frein moteur pour aller jusqu’à l’arrêt total de la voiture. Un système très pratique qui permet de passer les épingles sans avoir à toucher à la pédale de frein. Attention toutefois à ne pas y aller trop fort. Sur le Niro électrique, la régénération est telle qu’elle pourrait être dangereuse sur routes glissantes. Comme pour un frein classique, il faut savoir doser…

Sur le volet consommation, nous sommes longtemps restés à 0 kWh/100 km sur la phase de descente. Nous consommons toutefois un peu d’énergie. Non pas à cause du moteur, mais des équipements auxiliaires. Sur le Kia e-Niro, le menu électrique donne des indications plutôt claires. Sur les 2 % d’énergie consommés sur les premières dizaines de kilomètres de notre descente, 70 % sont liés à la climatisation et 30 % au système électronique.

Au final, notre consommation moyenne sur le trajet retour a été de 5,4 kWh/100 km selon les indications de l’ordinateur de bord. Compte tenu du trajet, le mode Eco a été privilégié sur plus de 90 % de la conduite.

Énergie départ

61 %

Énergie arrivée

52 %

Distance parcourue

83 km

Consommation moyenne

5,4 kWh

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Moins de 5 euros d’électricité

Au bilan global de cet essai, notre consommation moyenne s’élève à 16,4 kWh/100 km sur l’intégralité du trajet.

Partis avec une batterie chargée à 95 % environ, nous terminons à 52 % une fois retournés à notre point de départ. En matière d’énergie consommée, nous estimons avoir consommé environ 30 kWh sur l’intégralité du parcours. De quoi chiffrer notre « budget  carburant » à moins de 5 €.

Énergie départ

94-95 %

Énergie arrivée

52 %

Distance parcourue

167 km

Consommation moyenne

16.4 kWh/100 km

Total énergie consommée

27.4 kWh

Coût de l’aller-retour

4.3 euros (0,16 €/kWh)

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e-Pieroil y a 5 ans

Alors Manuko, je sais pas ou tu roules a 90 dans la descente depuis Auron, mais la prochaine fois que tu y vas, rappelle-moi stp de ne pas monter avec toi !!!! :D

e-Pieroil y a 5 ans

Le titre ne sert un peu a rien, car evidemment, un VE peut aller a la montagne, surtout avec 64 kWh. Je l'ai fait moi meme avec une Ioniq 28, sur un parcours presque similaire (Mougins - La Colmiane, 1500m) et c'a ete tout tranquille.

Pour completer l'article, un moyen rapide de savoir si vous allez faire votre denivele, si vous devez charger, ou si vous devrez faire demi-tour pour regenerer.

En 1ere approximation, la conso en montagne est egale a la conso sur plat + la conso propre au denivele. La physique nous dit que l'energie a fournir pour grimper est de g x h x m. g = attraction terrestre . h = hauteur de denivele, en metres m = masse, en kilos. Unite: en joules. Et 1kWh = 3,6 mio J

Dans ce cas, m = environ 1800 kg, h = 1600, g est constant a 9,81. Le rendement du moteur est de 90% environ. Effort necessaire: 1800 * 1600 * 9,81 / 0,9 / 3600000 = 8,72 kWh pour 83 km, ce qui nous fait du 10,5 kWh / 100 pour le seul denivele. Ca laisse du 16 environ pour la conduite meme, melange de voie rapide et de route de montagne avec accelerations et decelerations aux virages, par temps plutot froid, c'est a peu pres ca.

Le meme calcul s'applique a la descente, mais cette fois compter un rendement de regeneration de 80% maxi.

Conclusion: je vous conseille de faire 1 fois le calcul pour connaitre votre surconsommation par tranche de 100m de denivele.

debaseril y a 5 ans

Kia France a effectivement décidé de commercialiser le e-Niro sans PAC et un paquet d'autres options pourtant bien sympathiques et dispo en Belgique (sièges ventilés, mémorisation profil passager, etc.). Très décevant de leur part, l'absence de réseau + cette sensation d'être pris pour un jambon m'ont empêché de franchir le pas. Dommage, ça reste une excellente voiture.

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