Grosse nouveauté de la marque aux chevrons, la Citroën AMI vient titiller la Renault Twizy sur le segment des voitures électriques sans permis. L’occasion pour Automobile Propre d’organiser un comparatif exclusif entre les deux modèles.  

Deux quadricycles accessibles dès 14 ans

Homologuées dans la catégorie des quadricycles légers, nos deux concurrentes sont accessibles dès 14 ans et limitées à 45 km/h de vitesse maximale. Plus compacte, la Renault Twizy s’étend sur 2,34 m en longueur et 1,23 m en largeur contre respectivement 2,41 et 1,36 m pour la Citroën AMI.

En propulsion, la Twizy embarque un moteur asynchrone de 5 chevaux alimenté par une batterie de 6,1 kWh. Logé sur le train avant, le moteur synchrone de l’AMI cumule 8 chevaux. Il est alimenté par une batterie de 5,5 kWh. Au niveau des châssis, nos deux quadricycles bénéficient de suspensions indépendants mais n’ont pas la même monte pneumatique. Alors que l’AMI fait appel à des pneus de 14 pouces, la Twizy adopte des pneus avant légèrement plus fins que ceux montés à l’arrière.

Twizy 45Citroën AMI
Longueur2,34 m2,41 m
Largeur1,23 m1,36 m
Motorisation5 ch8 ch
Batterie6,1 kWh5,5 kWh

Côté habitabilité, nos deux concurrentes sont aux antipodes. Très lumineuse grâce à son grand toit vitré, la Citroën AMI affiche une surprenante sensation d’espace. Au niveau de l’instrumentation, les indications se résument au strict minimum. Il faudra connecter son smartphone pour obtenir des informations plus détaillées.

Sur la Twizy, les deux passagers sont installés en tandem et il faudra se contorsionner pour accéder à la place arrière. Optionnelles et facturées 590 €, les portières de la Twizy se ferment façon Lamborghini et les sièges baquet se révèlent plus confortables que sur l’AMI. Si l’instrumentation est comparable, les plastiques ont l’air plus solides que sur le modèle de Citroën.

Au volant

Plus réactive que sa rivale, la Citroën AMI souffre de petits à-coups et tend à patiner si on accélère un peu fort sur chaussée humide. En propulsion, la Twizy est plus dans l’esprit d’un petit kart. Plus bas et doté de suspensions plus fermes, le modèle de Renault colle davantage à la route. La Twizy se révèle toutefois moins nerveuse que sa concurrente qui remporte notre 0 à 30 km/h.

Sur Twizy, la position de conduite est plus agréable. L’habitacle est toutefois plus bruyant. Principalement en raison de l’absences de vitres mais aussi à cause d’un sifflement plus prononcé du moteur électrique. Au freinage, la Twizy apparait également moins mordante que sa rivale aux chevrons. Dépourvue d’ABS, elle propose toutefois un airbag de série.

En conduite dynamique, l’avantage revient à la Twizy. Plus basse et mieux équilibrée, la petite électrique de Renault se révèle moins sous-vireuse que l’AMI qui a quasiment levé la roue en sortie de rond-point. Quoi qu’il en soit, les deux véhicules restent très sécurisants pour des modèles qui restent homologués dans la catégorie des quadricycles.

Tarifs : une AMI plus abordable

Au niveau des tarifs, l’AMI remporte le match haut la main. Facturée 6.900 € hors bonus, la voiture électrique sans permis de Citroën est vendue 3000 € de moins que la Twizy, proposée à partir 10.000 € en achat intégral et même 10.590 € si vous choisissez d’y ajouter les portes optionnelles.

Sans sa batterie, la Twizy se rapproche de sa rivale : comptez 7.540 € mais il faudra payer la batterie tous les mois, ce qui n’est pas le cas pour le modèle de Citroën.

Bilan

Plus confortable, plus performante, plus abordable et plus adaptée à un usage urbain quotidien, la Citroën AMI remporte notre comparo. Plus fun à conduire, la Renault Twizy se révèle moins pratique au quotidien. Elle présente toutefois l’avantage de disposer d’une seconde version : la Twizy 80. Homologuée dans la catégorie des quadricycles lourds et facturée 10.700 €, celle-ci grimpe à 80 km/h ce qui la rend plus adaptée aux usages extra-urbains.

Et vous ? Plutôt Twizy ou AMI ? N’hésitez pas à répondre au sondage ci-dessous et à donner votre avis dans les commentaires !