Parfois critiquées pour l’origine de l’électricité qu’elles consomment, les voitures électriques seraient de plus en plus alimentés par de l’énergie « propre » en Grande-Bretagne. C’est en tout cas le résultat d’une étude menée par des chercheurs de l’Imperial College de Londres. Un argument supplémentaire pour intensifier l’électrification des transports.

La question revient sans cesse : les voitures électriques sont-elles vraiment plus écologiques ? L’électricité étant parfois produite à partir de de sources très polluantes, cette interrogation est légitime. Mais d’après le dernier rapport quadrimestriel Electric Insight mené par des chercheurs de l’Imperial College de Londres, elle serait de plus en plus « verte » chaque année en Grande-Bretagne.



Ainsi, les chercheurs ont établis qu’entre avril et juin 2017, l’électricité générée contenait en moyenne 199g de CO2 par kilowattheure, soit 10% de moins que le niveau minimum l’an dernier. Un résultat qui s’explique par la décarbonation progressive des sources qui alimentent le réseau électrique Anglais.

En cinq ans, presque deux fois moins de CO2 émis par le réseau

Une Tesla Model S rechargée pouvait alors rejeter 124 g de CO2 par kilomètre roulé en 2012, d’après les scientifiques. Aujourd’hui, la recharge du même véhicule émettrait 74 g par kilomètre en hiver et même 41 g par kilomètre en été. Un chiffre qui descend à 27 g par kilomètre en été pour une BMW i3, bien moins énergivore qu’une Tesla.

Outre-Manche, le réseau électrique est généré à 25% de sources renouvelables, 43% à partir de centrales thermiques dont 2% de charbon, 8% d’importations diverses et 24% de nucléaire. Plus de 100 000 véhicules électriques et hybrides s’y rechargent en diminuant chaque année leur empreinte environnementale. Ils représentent aujourd’hui 1,8% des nouvelles immatriculations dans le pays.

La tendance étant à l’augmentation de la part du renouvelable dans le mix-électrique de la plupart des pays industrialisés, la responsabilité des véhicules électriques dans les émissions polluantes ne peut que réduire progressivement.

L’intégralité de l’étude menée en Grande-Bretagne peut-être consultée en suivant ce lien.