Tâche difficile que de parvenir à expliquer la consommation réelle d’une voiture hybride rechargeable. Entre théorie et réalité, Automobile-Propre fait le tour de la question.

La théorie : parlons NEDC

NEDC ? Késaco ? Pour les non initiés, le NEDC (New European Driving Cycle) correspond au cycle normalisé européen qui permet de calculer la consommation des véhicules dans différentes conditions. Quel que soit le véhicule, tous sont testés sur le même parcours avec les mêmes normes.

Lancé en 1973 par le biais d’une directive européenne, le NEDC n’avait pas spécialement anticipé l’arrivée de modèles « plug-in hybrid » combinant une batterie dotée de plusieurs dizaines de kilomètres d’autonomie à un moteur thermique. De fait, le cycle court définit par le cycle tend à favoriser la conduite en mode 100 % électrique. Résultat : une consommation consommation et des émissions « homologuées » fortement réduites pour le plus grand bonheur des constructeurs qui en font un véritable argument commercial pour vendre leurs produits.

La réalité : une batterie chargée pour une conso optimisée

Dans les faits, la consommation réelle d’une voiture hybride rechargeable dépendra d’un facteur principal : le niveau de charge de la batterie. Plus celle-ci sera chargée régulièrement, meilleure sera votre consommation et c’est bien là l’intérêt principal de la technologie dite hybride rechargeable : recharger aussi souvent que possible pour favoriser l’usage du mode électrique. Car une fois la batterie déchargée, le moteur thermique s’active et  votre voiture ne pourra guère faire mieux qu’une voiture hybride classique en termes de consommation.

A l’état de charge de la batterie viennent s’ajouter d’autres facteurs venant influencer la consommation comme la conduite de l’utilisateur, la topographie mais aussi la puissance du moteur thermique. Sur le segment de l’hybride « plug-in », les constructeurs ont tendance à utiliser la technologie sur des modèles plutôt orientés vers le « haut de gamme ». Il n’est ainsi pas rare de retrouver des moteurs thermiques dont la puissance excède les 150 chevaux. De fait, une fois la batterie vidée, n’espérez pas faire mieux qu’une Toyota Prius ou qu’une petite citadine en termes de consommation.

L’exemple de la Passat GTE

Lors du lancement de sa Volkswagen Passat GTE, le constucteur allemand avait donné quelques indications sur aux performances réelles de sa berline  avec plusieurs exemples concrets détaillés ci-dessous qui estiment à la fois la fréquence de la charge et le coût en termes de carburant.

Strip Monitor est ton ami

Car il sera peut-être difficile de négocier la mise à disposition d’un véhicule pour une journée ou un week-end pour constater par soi même la consommation, le site allemand Strip Monitor est une mine d’informations pour qui souhaite connaitre les performances réelles des véhicules.

Ouverte à tous, cette gigantesque base de donneés permet de consulter les statistiques de conducteurs du monde entier. Dans le domaine de l’hybride rechargeable, on remarquera d’ailleurs que certains propriétaires, qui ne fonctionnent quasi exclusivement que  sur batteries, arrivent bien en deça des chiffres annoncés par les constructeurs avec une consommation proche de zéro.

A titre d’exemple, pour un Mitsubishi Outlander PHEV, la consommation moyenne tourne autour de 4.2 l/100 km avec une valeur minimale de 0.16 l/100 km.

Pour accéder à toutes les statistiques, connectez-vous directement sur le site et sélectionnez le modèle via la barre de gauche.

Pour conclure

De 0 l/100 km si vous optimiser l’utilisation du mode électrique avec des trajets courts et des recharges régulières à… beaucoup plus si vous ne rechargez jamais avec le pied lourd sur le pédale d’accélérateur, la voiture hybride rechargeable est capable du meilleur comme du pire si on ne cerne pas correctement son utilisation. Alors, si vous souhaitez consommer le moins possible, il vous faudra charger le plus souvent possible !

 

La consommation réelle d’une voiture hybride rechargeable
5 (100%) 4 votes