La chevrolet Volt, électrique ou hybride ?

« GM est un menteur ». La presse spécialisée américaine n’était pas tendre dans ses titres après avoir enfin eu accès aux premières Chevrolet Volt. Les journalistes ont eu l’impression que GM a trop longtemps nié l’évidence, à savoir que la Volt est “juste” une autre voiture hybride.

En effet, les journalistes sont allés de surprise en surprise en découvrant les caractéristiques techniques de la Volt. D’abord, une fois que les batteries sont vides, le moteur thermique ne recharge pas la batterie, mais actionne un autre moteur électrique qui propulse la voiture. Deuxièmement, le moteur thermique vient « assister » la propulsion électrique au-delà de 110 km/h.



Pour les journalistes, il s’agit donc bien d’une plug-in hybride. Absolument pas, répond GM, précisant qu’à aucun moment le moteur thermique assure à lui tout seul la propulsion de la voiture. Et qu’il s’agit donc bien d’une voiture électrique avec un “extended range”.

Ce qui est sur c’est que le système propulsif de la Volt est extrêmement complexe et protégé par de nombreux brevets. La terminologie utilisée jusqu’à présent pour différencier les voitures électriques et hybrides semble dépassée. On le voit bien avec Fisker, qui lui insiste pour appeler la Karma une voiture hybride alors qu’elle semble plus proche d’une voiture électrique que la Volt.

Au-delà des termes, on se rapproche de plus en plus d’une discussion aussi stérile que celle sur le sexe des anges. Pour les clients potentiels de la Volt, ce qui est important sera ses qualités routières, le fait de pouvoir rouler en mode électrique et d’avoir une autonomie de près de 500 km.

Quant aux journalistes américains, il est rafraîchissant de les voir s’en prendre aux constructeurs. Cela change de la presse automobile en France, qui ne sert que de haut-parleur pour les communiqués des constructeurs. À quand, par exemple, un article analysant en profondeur le système de « location » de batterie de Renault ?