AccueilArticlesCATL dévoile une batterie révolutionnaire avec 1 000 km d’autonomie que l’on pourrait retrouver chez Tesla en 2023

CATL dévoile une batterie révolutionnaire avec 1 000 km d’autonomie que l’on pourrait retrouver chez Tesla en 2023

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Le manufacturier de batterie chinois CATL, l’un des leaders mondiaux du segment, a présenté une nouvelle génération de batterie. Elle offrirait une autonomie supérieure à 1 000 km, pourrait être rechargée « en un clin d’œil » et sa production ainsi que sa commercialisation sont prévues pour 2023.

Cette batterie baptisée Qilin établit un nouveau record en termes d’utilisation du volume puisque, selon CATL, au moins 72 % du pack est constitué de cellules. C’est la troisième génération de cette technologie qui se passe de module et la première, sortie en 2019, en offrait 50 %. CATL donne quelques chiffres supplémentaires en ce qui concerne la densité énergétique, avec 255 Wh/kg pour les cellules nickel-cobalt-manganèse (NCM) et 160 Wh/kg pour les lithium-fer-phosphate (LFP).

Selon l’équipementier, cela a été rendu possible par une nouvelle méthode de construction : la barre de renfort intérieure du pack, la plaque pour le refroidissement liquide et les tampons d’isolant sont rassemblés dans une seule et même couche intermédiaire rassemblant les trois fonctions. D’autres composants, comme le connecteur haute tension ou l’évent pour prévenir l’emballement thermique, ont été redessinés, ce qui permet à eux seuls d’améliorer la capacité de 6 %.

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L’entreprise chinoise présente le design du refroidissement liquide comme « disruptif » : circulant entre chaque cellule voisine, cela quadruplerait son efficacité, même dans « des circonstances extrêmes », ce qui non seulement devrait améliorer la sécurité, mais aussi permettre de charger à des puissances plus grandes, CATL annonçant 10 minutes pour aller de 10 à 80 % de charge.

Ce type de construction sans module de cellules offre de plus une plus grande simplicité, permettant de réduire la quantité de câbles et rendrait plus facile et donc moins cher son assemblage. En réduisant la quantité de matière « passive » qu’est l’emballage constitué par le module, cela laisse de la place pour de la matière « active » supplémentaire dans un volume total similaire, ce qui au final améliore la densité énergétique avec des cellules identiques.

CATL n’a pas nommé de client potentiel pour ces nouvelles batteries, mais le premier pourrait être Tesla à qui il fournit déjà les LFP des Model 3 et Model Y. La densité énergétique actuelle de celles qui équipent les deux voitures américaines est de 125 Wh/kg et la passer à 160 Wh/kg l’augmenterait en conséquence de 28 %.

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Petrus92il y a 4 ans

Je partage largement votre avis, j'ai épluché le thread et cela m'a laissé pantois.

Stands-upil y a 4 ans

C'est effectivement un problème, la courbe de progression intrinsèque est de plus en plus plate.
Nous observons que l'on est passé de la phase développement à celle d'optimisation très rapidement, si l'on prend le point 0 comme l'avènement du Lithium.
Toutefois, il faut comparer avec d'autres motorisations et là le cycle est plutôt meilleur que celui du moteur thermique en son temps.
Il est possible que des changements de chimie (sodium sans anode) n'offrent pas d'avancées sur les critères de performance, mais beaucoup sur ceux de disponibilité et d'industrialisation.

Polarisil y a 4 ans

Le plus gros problème, c'est qu'en depit des annonces fracassantes, au niveau industriel ou j'opère, on ne vois venir aucune nouvelle chimie 'revolutionnaire' qui permettrait de depasser 250-270Wh/kg pour un pack complet (la batterie a electrolyte solide est encore dans les limbes). A part optimiser l'integration du pack comme decrit dans cet article, il n'y a rien de neuf a l'horizon. La densité energetique s'approche de son asymptote.

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