Présenté l'an dernier à Francfort, l'Aiways U5 a été lancé cette année sur le marché européen

Débarquant bien souvent par la Norvège, les constructeurs chinois profitent de la montée en puissance de l’électrique pour s’introduire sur le marché européen. Une concurrence grandissante qui inquiète le patron de Renault.

« Nous allons faire face à une concurrence féroce de l’intérieur et de l’extérieur de l’Europe », a déclaré le Président de Renault, Jean-Dominique Senard, lors d’une audition parlementaire organisée ce jeudi 11 juin à l’Assemblée Nationale relayée par Bloomberg. « Nous devons faire des progrès rapidement pour être en mesure de contrer ces nouveaux venus » en proposant des voitures fiables et peu coûteuses a-t-il prévenu.

Des voitures électriques compétitives

Si les tentatives des constructeurs chinois de pénétrer le marché européen ne datent pas d’hier, tout semble s’accélèrer depuis ces derniers mois. Alors qu’Aiways a récemment annoncé l’introduction de plusieurs centaines de véhicules électriques en Corse en partenariat avec Hertz, BYD a confirmé l’arrivée d’un premier modèle électrique en Norvège.

Rachetée par le groupe chinois SAIC, l’ancienne marque britannique fait aussi une entrée remarquée sur le marché européen. Baptisé MG ZS EV et commercialisé à partir de 29.990 euros hors bonus, le premier modèle de la marque affiche un tarif inférieur à la plupart de ses concurrents. Lors d’une conférence organisée fin mai à Paris, le constructeur n’a d’ailleurs pas hésité à opposer le prix de son SUV électrique à celui de la Renault ZOE qui fait aujourd’hui référence sur le marché français.

Reste toutefois à savoir si ces modèles chinois tiennent la route vis-à-vis de l’offre européenne, tant en termes de performances que de qualité perçue. Vous aurez sous peu des éléments de réponse sur Automobile-Propre…

Voiture électrique chinoise VS voiture électrique européenne. Notre comparo arrive.