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Alors qu’elle s’apprêtait à sortir des chaînes de production, la Renault Megane vient d’être mise sur pause faute de composants.
Les périodes de chômage partiel ne sont pas totalement derrière nous. Après les confinements pour raisons sanitaires, c’est maintenant la pénurie de semi-conducteurs qui met à mal l’industrie automobile. Renault n’y échappe pas et doit mettre sur pause la production de la Renault Megane e-Tech sur laquelle reposent pourtant beaucoup d’ambitions.
Face à cette situation et pour éviter une production en dents de scie et des coûts inutiles, la marque au losange a décidé d’arrêter les chaînes de production du site de Douai, dans le Nord. Conséquence évidente : les 2 300 salariés de l’usine seront placés en chômage partiel, alors que la compacte électrique prendra sans nul doute du retard.

Cette coupure temporaire, prévue du 14 au 25 avril prochain pour le moment, ne devrait pas retarder les premiers exemplaires. D’après Renault, ceux-ci seront bien livrés dans les temps, avec des premières remises de clés prévues au mois de mai en France. Les suivantes devront cependant se faire un peu plus désirer.
Voilà donc un nouveau grain de sable dans la mécanique du programme de production de la marque française. Car en plus de cette pénurie, la situation en Ukraine prive aussi Renault de nombreuses pièces. C’est l’une des raisons qui ont poussé l’usine de Cléon, où sont fabriqués les moteurs électriques, à couper les chaînes en mars dernier.
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L'état français est actionnaire de Renault. La Russie est le deuxième marché de Renault. Et puis, beaucoup d'entreprises ne peuvent pas se passer de la Russie et de l'Ukraine. L'état français n'a pas réfléchi une seule seconde depuis le début en 2014.
Il n'y a pas qu'un problème de demande et de capacité à produire aujourd'hui.
Il est vrai qu'il n'y a pas 50000 fabriquants et qu'il y a d'une part beaucoup de demande mais aussi beaucoup de stockage à cause du manque (l'effet papier toilette du covid) mais il y a aussi :
Des traders qui s'ammusent à bloquer des stocks qu'ils revendent à prix d'or, un prétexte à stopper la production de certaines refs, un pretexte à demander des aides, un maintien artificiel du retard parce que c'est vachement lucratif d'avoir des clients en manque et j'en passe beaucoup.
Il n'y a pas du tout qu'une question industrielle ici et cette absence de logique + la faible concurrence que vous évoquez me rend très inquiet sur le temps que cela va prendre pour retrouver une situation de commerce normale, si on la retrouve.
Aujourd'hui la situation est catastrophique pour les petits industriels qui on besoin du marché de détail (la maintenance, les developpeurs...)
Rien a voir avec la Russie, les entreprises n'ont pas déclarés la guerre