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Le Canada ouvre ses frontières aux voitures électriques chinoises

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Les relations se réchauffent entre le Canada et la Chine. Un nouvel accord commercial prévoit la baisse des taxes à l’importation des véhicules électriques chinois au Canada. Mais en quantités limitées.

Voilà une coopération qui n’est pas du tout au goût du voisin américain. L’accord commercial conclu à Pékin par le Premier Ministre Mark Carney a rapidement été vertement critiqué à Washington, en particulier sur le volet automobile. Le Canada ouvre en effet son marché aux constructeurs chinois, bête noire du gouvernement Trump. Les droits de douane sur les véhicules électriques chinois importés au Canada seront ainsi réduits à 6,1 %, contre 100 % aujourd’hui.

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Une évolution qui est donc bien plus que symbolique et rend le Canada attractif pour les constructeurs chinois. Néanmoins, un quota sera établi, à 49 000 unités annuelles pour commencer, et qui pourrait par la suite grimper à 70 000 voitures. Ce qui reste peu sur un marché total de 1,9 million de voitures (en 2025), mais permet de décrocher des réductions de taxes chinoises sur des denrées agricoles.

Cet accord a attiré les foudres de Washington, et de l’ensemble de la filière automobile en Amérique du Nord qui craint que le Canada ne devienne la porte d’entrée des chinois sur le continent. Du côté de Washington, on ressort la traditionnelle diatribe sur la sécurité des données et l’espionnage.

Pour sa part, la filière automobile s’inquiète pour le maintien des usines et des emplois. Mais avec cette ouverture, Ottawa espère sans doute attirer aussi des investissements chinois dans une filière qui reste très, trop, dépendante du voisin étasunien. Depuis un an, ce dernier n’est plus un partenaire de confiance.

En réalité, les premiers à en profiter seront des constructeurs déjà bien implantés au Canada et qui pourront importer des modèles de leur gamme assemblés en Chine. On songe par exemple à Volvo, Polestar… ou Tesla.

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