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En théorie, les voitures électriques sont censées être plus simples sur le plan mécanique que les voitures à essence. Mais il y a des exceptions. Un propriétaire de Hyundai Ioniq 5 N s’est récemment plaint de ne pas pouvoir changer ses plaquettes de frein sans équipement informatique spécialisé.
Si la plupart des opérations d’entretien sur les voitures électriques sont relativement simples, certaines tâches se heurtent à des verrous électroniques inattendus.
Le cas signalé par un propriétaire de Hyundai Ioniq 5 N sur Reddit en est une illustration frappante. Impossible pour lui de remplacer ses plaquettes de frein sans passer par un outil de diagnostic avancé. Hyundai propose bien une passerelle d’accès via la norme J2534, censée garantir l’interopérabilité entre outils de diagnostic.
Mais seuls quelques appareils, vendus jusqu’à 2 000 dollars, sont validés pour dialoguer correctement avec ses modèles électriques. À cela s’ajoute un abonnement obligatoire au logiciel du constructeur (60 dollars par semaine) et, pour les fonctions les plus sensibles, une authentification réservée aux professionnels certifiés. Rien que ça !
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Voiture électrique ou voiture thermique : laquelle tombe le plus souvent en panne ?Résultat, même en investissant dans du matériel coûteux, un particulier motivé ne peut pas forcément mener à bien une opération aussi basique qu’un changement de plaquettes de frein. Une situation qui interroge et qui remet en cause la promesse d’un entretien simplifié pour les voitures électriques. Un argument qui compte pour convaincre.
Ce cas isolé n’est évidemment pas propre à Hyundai. D’autres marques sont concernées. La complexification croissante des systèmes électroniques embarqués limite progressivement l’autonomie des automobilistes. Malheureusement, cela a pour effet de reléguer des gestes autrefois courants au rang d’interventions professionnelles.
Source : The Drive
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Chez Tesla c'est l'exact opposé des constructeurs classiques , non seulement rien n'est verrouillé mais en plus la procédure de changement est parfaitement détaillée et mise en ligne sans accès payant
https://service.tesla.com/docs/Model3/ServiceManual/2024/fr-ca/GUID-FB457B3B-5E16-44CF-9F64-EF6C57A09310.html
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Qui cela étonnera t-il ?
On l'a dit et répété, les constructeurs font tout pour rendre les automobiliste otages de leurs ateliers de maintenance.
Au départ ils ont commencé à créer des vis, boulons, écrous avec des empreintes spécifiques telles que Allen, Torx, Torx Plus, Polydrive, Pin Hex, etc... afin que le particulier ne puisse plus intervenir mais comme ces outils se sont retrouvés abordables et à la portée de tous, il a fallu trouver autre chose.
Et cette autre chose est devenue l'électronique... avec des logiciels spécifiques à chaque marque évidemment. ça aurait été trop facile de n'en avoir qu'un seul de commun.
Pour faire une simple vidange, il faut passer chez le concessionnaire afin qu'il remette le compteur entretien à zéro. Pour changer un simple injecteur, un débitmètre d'air, il faut passer en atelier pour faire appairer la nouvelle pièce avec le calculateur.Mais comme sur une voiture électrique il n'y a pas de vidange, comme il n'y a pas de débitmètre ou d'injecteur, il a bien fallu trouver d'autres pièces pour rendre l'utilisateur captif.
Hyundai n'a rien trouvé de mieux que les plaquettes de freins.
Vous croyiez que les constructeurs allaient se laisser délester de leur poule aux œufs d'or qu'est la maintenance facilement ?
Et bien non ! C'était sans compter sur leur vénale ingéniosité.
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Je pense que cela n'a rien à voir avec le fait qu'il s'agisse d'une VE mais plutôt du fait que c'est une évolution générale exigée par le perfectionnisme dans la precision des opérations de maintenance.
Serge Rochain
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