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CO2 : les eurodéputés accordent aussi des flexibilités au secteur des poids lourds

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Après le secteur de l’automobile, au tour de celui des poids lourds de bénéficier de flexibilités. Le Parlement européen vient d’approuver l’assouplissement des objectifs CO2 pour les constructeurs de camions.

Les eurodéputés viennent de s’accorder pour modifier le règlement qui encadrait le calcul des crédits d’émission pour les véhicules lourds. Si les objectifs climatiques fixés pour le secteur restent inchangés (pour le moment), les constructeurs doivent toujours réduire les émissions de CO2 des camions neufs de 45 % d’ici 2030 et de 90 % à l’horizon 2040 par rapport au niveau de 2019, c’est la méthode de calcul qui change !

Des assouplissements pour les camions électriques

Jusqu’à présent, les règles européennes prévoyaient une progression annuelle implicite entre les différentes dates cibles. Concrètement, cela signifiait que les constructeurs devaient respecter une trajectoire de réduction croissante chaque année, même si l’objectif officiel restait fixé pour 2025, 2030 ou 2040. L’amendement adopté supprime cette courbe intermédiaire pour éviter aux constructeurs de s’exposer à des pénalités.

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Ce n’est donc pas tout à fait le même principe que les flexibilités accordées pour les voitures électriques en 2025. Dans le cas des automobiles, on calcule une moyenne sur une période donnée. Pour les poids lourds, pas de moyenne. Charge aux constructeurs de se mettre en conformité au bon moment. Concrètement, l’objectif de 45 % fixé pour 2030 s’appliquera pour la période 2030-2039. Mais dès 2040, il faudra passer à 90 %.

Et ce n’est pas tout ! Les constructeurs de poids lourds qui dépasseront ce seuil pourront générer des crédits de CO2 et les conserver pour les utiliser ultérieurement, notamment lorsque les exigences deviendront plus strictes à l’approche de 2030. Cette évolution fait écho aux demandes exprimées ces derniers mois par plusieurs grands fabricants de poids lourds, qui estimaient les règles actuelles trop rigides.

De leur côté, les autorités européennes justifient cet ajustement par les difficultés rencontrées dans le déploiement des infrastructures de recharge pour les camions électriques. Cet amendement doit désormais être formellement approuvé par les États membres de l’Union pour pouvoir entrer en vigueur, une étape qui ne devrait toutefois pas remettre en cause le texte voté par les eurodéputés à Strasbourg.

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