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Dans le week-end qui a suivi Noël, une courte vidéo relayée dans les réseaux sociaux et sur quelques sites Internet chinois annonçait avec force précision un projet de voiture volante électrique de BYD qui devait aboutir dans le courant de l’année 2026.
Baptisé « Ufly », l’eVTOL (Electric Vertical Take-Off and Landing) aux 12 moteurs serait doté d’une vitesse de pointe permettant d’effectuer des trajets Zhuhai-Shenzhen (136 km) en 23 minutes, contre plus de deux heures par l’autoroute. Un tarif de 298 yuans (l’équivalent de 36 euros) l’aller simple a même été avancé.
Selon les informations toujours en ligne sur xueqiu.com, une recharge au mégawatt de la batterie composée des fameuses cellules à lame BYD ne prendrait que 10 minutes pour retrouver une autonomie de l’ordre de 150 km.
Un premier modèle 3 tonnes aurait permis d’embarquer jusque 4 passagers avec leurs bagages. Serait ensuite sortie une déclinaison 10 tonnes. BYD aurait même déjà reçu un certificat de navigabilité.
Le site Sina assure toutefois que Li Yunfei a démenti cette rumeur d’une voiture volante produite par le groupe BYD dont il est le directeur général pour les relations publiques. Son entreprise souhaiterait plutôt se concentrer sur son développement à l’étranger.
L’infox a priori créée par IA avait pourtant de quoi être crédible. De nombreux constructeurs sont déjà engagés dans un tel programme, parfois dans le cadre d’un partenariat. Ainsi Stellantis avec Archer. En Chine, Xpeng Motors, Geely Automobile, Guangzhou Automobile Group, Changan Automobile et FAW Group explorent la piste de tels aéronefs.
Cette affaire rappelle combien il est devenu aujourd’hui délicat de faire confiance aux informations qui circulent sur les réseaux sociaux.
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Il y a 5-6 ans, c'etait la folie des eVTOL. Des dizaines de startups (mais aussi Airbus et Boeing) ont lancé leurs projets en Amérique du nord, en Chine, en Europe et même aux EAU. Certains ont même atteints le stade des essais en vol. Et au final, même si techniquement ça marche - enfin, à peu près, il faut être trop regardant sur la sécurité des vols -, tous ces concepts se sont crashés sur le mur des réalités physiques (la densité massique d'energie des meilleures batteries est actuellement beaucoup trop faible pour espérer procurer à ces machines volantes une autonomie au-delà du symbolique, sans compter que décoller à la verticale sans portance comme une voilure tournante demande une quantité d'énergie énorme), administratives (les règlements de certification n'existent même pas encore, et les autorités ne délivrent que des permis de vol expérimentaux limités) et commerciales (il n'y a aucun business plan viable).
Bref, du vaporware.
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Avion électrique24 septembre 2021
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