En partie financé par les autorités britanniques, le projet Gridserve prévoit la mise en place d’un réseau national de 100 stations de recharge déployées à l’image des classiques stations-services.

Des bornes en nombre, des ombrières solaires pour protéger des intempéries et un ensemble de services pour faire patienter l’usager durant la charge… Le rêve serait-il en train de devenir réalité ? Oui pour nos voisins d’outre-Manche où Gridserve, une société spécialisée dans les énergies renouvelables, s’apprête à déployer un réseau national de stations-service électriques.

Attendu cet été, le premier site ouvrira dans l’Essex. Déployé à proximité de l’autoroute A131, il comptera 24 chargeurs rapides et un « centre d’éducation » sur le véhicule électrique à destination du grand public. Un supermarché, un café et un espace wi-fi seront également disponibles. Sur le plan énergétique, les immenses ombrières photovoltaïques seront complétées par du stockage stationnaire pour mieux gérer l’énergie du site.



Subventionné par le fonds Innovate UK à hauteur de 4.86 millions de livres (5,5 millions d’euros), le projet vise à créer un réseau de 100 stations du même genre à travers le pays. D’autres sites devraient être annoncés d’ici la fin de l’année, Gridserve souhaitant avoir déployé l’ensemble de son réseau d’ici 5 ans.

Avis de l'auteur

S’il convient d’attendre la concrétisation du projet avant de se réjouir, Gridserve semble avoir la bonne approche. Plutôt que d’installer 1 ou 2 bornes au fin fond du parking des stations existantes, mieux vaut sans doute repartir sur de nouveaux sites capables d’offrir aux propriétaires de voitures électriques la même qualité de services que celle proposée aux conducteurs de véhicules essence ou diesel.

Se pose toutefois la question de l’investissement. Gridserve a reçu une subvention du gouvernement mais celle-ci sera loin de couvrir l’intégralité des dépenses de cet ambitieux projet. Pour financer son déploiement, l’entreprise devra donc faire appel à des investisseurs qui ne manqueront pas de poser une question essentielle : celle de la rentabilité économique de ces stations qui risquent de tourner « à vide » le temps que la voiture électrique ne se soit réellement démocratisée auprès du grand public…