Si les déplacements en cette période de confinement doivent se limiter au strict nécessaire, certains n’ont peut-être pas d’autres choix que de passer par des bornes publiques pour recharger leur voiture électrique. Explication des risques et des mesures à mettre en place.

Un virus qui résiste aux surfaces

De quelques jours à quelques heures… Faute de recul, les scientifiques sont aujourd’hui partagés quant à la durée de survie du virus en dehors de son hôte.

Dans une étude publiée par le New England Journal of Medecine, les chercheurs estiment que le Covid-19 serait capable de survire 4 heures sur le cuivre et le métal, 24 heures sur du carton, trois jours sur du plastique et jusqu’à quatre jours sur le bois et l’acier. Des chiffres susceptibles de varier en fonction de nombreux paramètres, dont la température extérieure.

Câble (s’il est attaché à la borne), connecteur, écran tactile, trappe de recharge… sur les bornes de charge publiques, les zones de contact potentiellement porteuses de germes (COVID ou autre) sont nombreuses et un minimum de précautions s’impose.

Sur les bornes de recharge, les zones de contact peuvent être nombreuses

Des gestes barrière à appliquer

Pour éviter tout risque de transmission du virus sur des surfaces potentiellement contaminées, le plus simple reste d’appliquer les mesures barrière que nous répètent le gouvernement et les médecins à longueur de journée.

Dans le cas de l’utilisation d’une borne de recharge, c’est le lavage des mains qui s’impose. On peut le faire avant (rappelons qu’il y a de nombreux porteurs sains) mais surtout après avoir utilisé la borne. Faute de point d’eau à proximité de la majeure partie des zones de charge, le gel hydroalcoolique reste la solution la plus simple à mettre en œuvre. Le lavage à l’eau et au savon se révèle également tout aussi efficace mais doit durer au moins 20 secondes et couvrir toutes les zones de la peau (voir vidéo ci-dessous).

Le port des gants peut également être une mesure complémentaire car il « casse » ce réflexe naturel de porter ses mains au visage, zone où se situent les principales portes d’entrée du virus. Attention toutefois à bien respecter les manœuvres de retrait pour éviter de toucher des zones infectées. Un lavage des mains reste également indispensable une fois les gants retirés.

De la recharge gratuite pour les soignants

Alors que les opérations de solidarité se multiplient pour aider le personnel soignant dans ses tâches quotidiennes, les acteurs du monde de la recharge ont également lancé une série d’initiatives.

En lien avec les différents opérateurs avec lesquels il travaille, Chargemap propose aux soignants (pompiers, médecins, infirmiers) un remboursement des charges effectuées durant la période de confinement (soit depuis le 16 mars). Les personnels soignants sont ainsi invités à contacter Chargemap par mail (support@chargemap.com) en joignant leur carte grise et leur carte professionnelle pour bénéficier d’un remboursement. A date, les opérateurs associés à la démarche sont les suivants : AlterBase – Séolis, Clem’, Corri-door, Communauté Urbaine du Grand Nancy, Driveco, E-Totem (réseaux St Étienne métropole et Le Mans uniquement), Electric 55 charging, Rambouillet Territoires, SDE 24, SED28, SDEA, Territoire d’Énergie Lot-et-Garonne (ex SDEE 47), SDEM50, SYDEC, SYDEV, ZE WATT.

Filiale du groupe EDF, Izivia s’est également engagée dans une démarche similaire. Dans un mail adressé à ses clients ce mardi 24 mars, l’opérateur indique avoir décidé de suspendre la facturation pour les titulaires d’un abonnement mensuel pendant la durée du confinement. En parallèle, Izivia indique offrir au personnel soignant jusqu’à 20 euros par semaine pour toutes les recharges effectuées avec son Pass. Pour souscrire au programme, vous pouvez adresser un mail à solidarite@izivia.com