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Le Volkswagen ID.Cross complètera la gamme des citadines électriques de la marque. Nous avons pris le volant d’un prototype en phase finale de développement.
Après s’être lancé dans le grand bain d’électrolyte avec une première génération de voitures électriques, le groupe Volkswagen va passer à la vitesse supérieure pour notamment s’attaquer au segment des citadines. Pour cela, le géant allemand a prévu une toute nouvelle plateforme baptisée MEB+, assez différente de la MEB que l’on connaît et qui sera déclinée à toutes les sauces. Si Cupra a eu les honneurs de s’exprimer en premier avec la Raval, les Volkswagen ID.Polo et Skoda Epiq lui emboîteront le pas. Alors que nous avons déjà pris le volant du petit Tchèque, nous avons mené un peu plus longuement son cousin technique, le Volkswagen ID.Cross.
Cette fois-ci, nous n’avons pas eu l’occasion de découvrir la version définitive jalousement gardée à l’abri des regards dans une salle de réunion. Nous avons simplement rencontré des modèles camouflés à l’extérieur en vue d’une prise en main en périphérie d’Amsterdam. Un peu plus rond que son cousin mais aussi plus musclé, le Volkswagen ID.Cross est fidèle au concept éponyme et ne laisse pas présager ses dimensions réellement contenues. Avec une longueur de 4,15 m, il vient jouer des coudes avec la Renault 4 E-Tech ou le Jeep Avenger et ses autres déclinaisons au sein du groupe Stellantis. Mais le Volkswagen arrive à une tête de plus tout de même, avec 1,82 m de large pour 1,58 m de haut.
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Skoda Epiq : on a conduit le prototype du SUV urbain électrique de nouvelle génération !L’empattement de 2,60 m permet de dégager de la place à bord, sans surprise équivalente à celle du Skoda Epiq. D’après la marque, la place à bord est identique à celle du Volkswagen T-Roc au millimètre près. Côté coffre, le SUV urbain promet un volume total de 475 l pouvant être étiré jusqu’à 1 340 l avec la banquette 40/60. Il profite de la nouvelle plateforme traction pour dégager un gigantesque volume de chargement sous le plancher. Une bonne alternative à l’absence d’un espace sous le capot (frunk), qu’il s’agisse de la version propulsion (MEB) ou traction (MEB+).
Moins timide que le Skoda Epiq qui nous a été mis à disposition, le Volkswagen ID.Cross laissait entrevoir plus de détails à son bord. La présentation diffère, et l’originalité est davantage au rendez-vous à bord du dernier bébé de Wolfsburg. On pense notamment au combiné d’instrumentation pouvant afficher des compteurs délicieusement rétros, au volant à deux branches ou aux poignées de portes bien intégrées dans l’accoudoir des portes.
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IAA Munich 2025 – Volkswagen ID.Cross : on a rencontré le rival de la Renault 4Autre bonne surprise : le SUV abandonne les agaçantes commandes tactiles des Volkswagen ID. habituelles, particulièrement pour les lève-vitres. Désormais, quatre véritables gâchettes font leur apparition, alors que le volant gagne des commandes physiques. Les deux pavés sont un peu surprenants, d’autant que le revêtement n’est pas des plus qualitatifs à l’œil, mais ils se révèlent bien plus faciles à utiliser que les touches tactiles à retour haptique précédentes. Enfin, les commandes essentielles peuvent être pilotées depuis la platine centrale, avec là encore des commandes physiques. Bref, l’ergonomie monte d’un cran et facilite la vie à bord.
Entrons directement dans le vif du sujet. D’après les responsables de la marque, le Volkswagen ID.Cross ne diffère en rien du Skoda Epiq en matière de chaîne de traction ou de réglage du châssis. Il s’agit donc des mêmes voitures, qui arrivent toutefois à se différencier par leur apparence. Après avoir pris le volant du Skoda Epiq, nous avons laissé l’opportunité à notre confrère d’entamer le trajet au volant pour nous concentrer sur la banquette arrière.
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Plateforme MEB+ : est-ce la révolution chez Volkswagen que l’on attend ?Avec des sièges avant réglés normalement, constatons que quatre adultes peuvent raisonnablement tenir à bord du SUV. Le rayon au genou est correct et les pieds peuvent être glissés sous les sièges avant. Si les assises sont assez bien creusées, garantissant un bon maintien dans les virages, elles sont plutôt étroites. Il sera donc difficile de tenir à trois adultes à l’arrière, et ce malgré la largeur généreuse de la voiture. Bon point : les passagers profitent de deux ports USB-C, d’un petit bac pour smartphone et de deux buses d’aération. Mauvais point : les passagers latéraux ne disposent pas de poignée de maintien, alors que l’on en retrouve à l’avant, même du côté conducteur !
Privilégiant le confort lorsque l’on se trouve à l’avant, le Volkswagen ID.Cross se révèle un peu plus ferme à l’arrière sur les déformations et irrégularités. L’amortissement n’est jamais cassant ni même inconfortable, mais certaines chaussées peuvent remuer les occupants. Petite précision : ce modèle était équipé de jantes de 19 pouces, quand notre exemplaire du Skoda Epiq reposait sur des roues de 18 pouces.
Enfin, la puissance se révèle plus que suffisante pour ce type d’auto. Dans cette version 52 kWh, le SUV embarque la nouvelle machine électrique avant APP290 de 211 ch pour 290 Nm de couple. Nous n’avons pas eu l’opportunité d’effectuer des mesures. Si Wolfsburg ne donne aucune performance chiffrée pour le moment, Skoda a annoncé un 0-100 km/h en 7,4 s pour cette version. Cependant, alors que cette valeur nous permettait d’estimer la masse totale aux alentours des 1 700 kg, Volkswagen a indiqué que le ID. Cross 52 kWh avoue 1 548 kg sur la balance. Voilà qui donne donc des réponses : les performances ne sont pas cohérentes avec le rapport poids/puissance. Ce qui signifie que la distribution de la puissance a été bridée, très certainement pour éviter de saturer le train avant.
De retour au volant, on retrouve les sensations rencontrées avec son cousin. La direction nous est toutefois parue un peu plus ferme. Rien de dérangeant cependant, les manœuvres étant toujours faciles avec un diamètre de braquage identique de 10,15 m et 2,5 tours de volant de butée à butée. Cette fois-ci, notre escapade hollandaise s’est déroulée par temps sec. À peine perceptibles sur les chaussées mouillées, les remontées de couple à l’accélération étaient aux abonnés absents ici. Côté freinage, le Volkswagen ID.Cross a confirmé nos premières sensations. Assuré par le système One-Box sans lien mécanique, permettant une économie de poids de 26 %, le freinage apparaît naturel. Ce qui n’était pas forcément le cas avec les voitures électriques basées sur la plateforme MEB, avec une transition perfectible entre le freinage régénératif et dissipatif.
Comme toutes les bonnes voitures électriques, le SUV est doté d’un système de récupération d’énergie accessible via le mode B sur la commande de marche. Dommage, on ne retrouve pas de palettes derrière le volant pour moduler la force de freinage. Il faut pour cela passer par l’écran pour choisir deux niveaux différents (force de décélération de 1,5 m/s² et de 2,2 m/s²), permettant d’emmener la voiture jusqu’à l’arrêt. Le mode le plus puissant s’est révélé… très puissant. En mode D, la voiture file sur un semblant de roue libre.
Cet essai au sec nous a aussi permis de revenir avec une consommation un peu plus représentative. Ou presque, puisque les évolutions aux Pays-Bas et un parcours essentiellement urbain étaient très favorables. Dans ces conditions, nous avons pu atteindre une consommation très intéressante de 11,8 kWh/100 km à une vitesse moyenne de 42 km/h. Sur une journée passée à changer de mains, notre exemplaire d’essai a affiché une consommation finale de 13,4 kWh/100 km sur un parcours de 140 km. Voilà qui semble prometteur pour le Volkswagen ID.Cross, qui annonce jusqu’à 436 km d’autonomie mixte WLTP dans cette version 52 kWh.
| Volkswagen ID.Cross | Jeep Avenger | Mini Aceman | Renault 4 e-Tech | Ford Puma Gen-e | |
| Longueur (m) | 4,15 | 4,08 | 4,08 | 4,14 | 4,17 |
| Poids à vide (kg) | 1 548 | 1 520 | 1 785 | 1 537 | 1 491 |
| Capacité utile (kWh) | 52 | 51 | 49,2 | 52 | 43,6 |
| Puissance (kW/ch) | 155 / 211 | 115 / 156 | 160 / 218 | 110 / 150 | 124 / 168 |
| Autonomie WLTP (km) | 436 | 400 | 405 | 409 | 376 |
| Conso. WLTP (kWh/100 km) | 13,9 (est. AP) | 15,4 | 14 | 15,1 | 13,1 |
| Puiss. DC (kW) | 105 | 100 | 95 | 100 | 100 |
| Tps recharge rapide (min) | 24 | 31 | 31 | 30 | 24 |
Sans surprise, c’est cette version qui acceptera la meilleure puissance de recharge rapide. Cependant, quand les équipes de Skoda ont annoncé une puissance maximale de 125 kW pour un temps de recharge (10-80 %) en 25 minutes, les équipes de Volkswagen ont présenté une légère évolution. Ici, le pic a été ramené à 105 kW afin de mieux maintenir la puissance de recharge sur l’ensemble de l’exercice, pour un 10-80 % en moins de 24 minutes. La différence ne changera la vie de personne. En revanche, on remarque une légère incohérence entre la fiche technique et la courbe de recharge présentée : celle-ci est capable d’aller chercher un maximum d’un peu plus de 110 kW en cours d’exercice, comme le démontre la courbe présentée par la marque. Inutile de trop s’attarder à ce sujet, nous aurons l’occasion de tracer une courbe définitive en Supertest. Mais en attendant, on a pas résisté à la tentation de réaliser un premier comparatif.
La déclinaison d’entrée de gamme dotée d’une batterie LFP de 37 kWh sera capable d’aller chercher une puissance maximale de 90 kW permettant de réaliser le plein utile en 27 minutes. Enfin, toutes les versions seront équipées d’office du chargeur AC en courant alternatif d’une puissance de 11 kW. La prise de recharge est désormais installée sur l’aile avant droite, au plus près de l’électronique embarquée.
Techniquement identique au Skoda Epiq, le Volkswagen ID.Cross se distingue par une présentation différente calquée sur l’ID.Polo, sa petite sœur un peu plus compacte et proche du sol. Mais on y retrouve tous les points forts, avec une habitabilité respectable pour le gabarit, un grand coffre et une belle douceur de conduite. Ce nouvel essai nous a toutefois permis de constater une sobriété séduisante dans les conditions d’utilisation pour lesquelles ce SUV urbain a été imaginé. L’ID.Cross pourrait facilement viser une autonomie réelle de 380 km en ville. Voilà qui le place dans les eaux de la Renault 4 E-Tech.
Le Volkswagen ID.Cross sera présenté dans les prochaines semaines, pour un lancement sur le marché au second semestre. Pour le moment, Volkswagen évoque un prix de départ gravitant autour des 28 000 € pour la version d’entrée de gamme à batterie LFP. La déclinaison haut de gamme dotée de la batterie NMC de 52 kWh dépassera donc les 30 000 €. Reste à savoir jusqu’où elle montera…
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