AccueilArticlesVoiture électrique – Renault sécurise l’approvisionnement en cobalt pour ses batteries jusqu’en 2032

Voiture électrique – Renault sécurise l’approvisionnement en cobalt pour ses batteries jusqu’en 2032

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Un partenariat stratégique visant à sécuriser du sulfate de cobalt marocain vient d’être établi par Renault pour sa chaîne d’approvisionnement de batteries électriques.

Le groupe Renault a annoncé hier la signature d’un accord avec Managem afin de sécuriser l’approvisionnement bas carbone et responsable en sulfate de cobalt servant à la production des batteries de ses véhicules électrifiés. Le spécialiste marocain dans le domaine des mines et de l’hydrométallurgie s’engage ainsi à fournir 5 000 tonnes de ce composé par an pendant une période de 7 ans démarrant en 2025, ce qui passe par la construction d’une usine de transformation du minerai brut située à Guemassa, au Maroc. Cet engagement permettra au groupe du losange d’assurer une production annuelle de batteries allant jusqu’à 15 GWh.

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Établir ainsi une coopération directe et sans intermédiaire entre constructeur et acteur minier permet aussi de garantir une traçabilité complète afin de préserver des conditions de travail satisfaisantes et de réduire l’impact sur l’environnement, Managem ayant de plus en plus recours à des énergies vertes, en grande majorité d’origine éolienne. Renault pourrait d’ailleurs étendre cette coopération à d’autres matériaux tels que le sulfate de manganèse ou le cuivre, tandis que d’autres partenariats similaires ont été établis avec Vulcan pour le lithium et avec Terrafame pour le sulfate de nickel.

Cette démarche fait partie du plan de Renault de réduction de l’empreinte carbone liée à la production de ses batteries, avec un objectif de 25 % en 2025 et de 35 % en 2030 par rapport à 2020, avec comme étape finale d’atteindre la neutralité carbone du groupe en Europe d’ici à 2040.

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Pioupil y a 4 ans

J'ai en effet très mal interprété votre dernière phrase, ce qui est d'autant plus bête que je suis complètement d'accord avec vous. Ce constat explique sans doute aussi l'intérêt récent de Renault pour le concept de petite batterie + prolongateur d'autonomie à hydrogène.

Polarisil y a 4 ans

Vous m'avez mal lu et/ou mal compris. Je n'ai jamais ecrit et encore moins pensé que les constructeurs ne voulaient pas vendre de VE. Au contraire, elles sont beaucoup plus lucratives pour eux. Mes arguments pour prédire qu'ils vont encore vendre longtemps des VT sont 1) TOUS les constructeurs de VE de la planete sont en train de toucher les limites de capacités productives terrestre de lithium, cobalt, nickel, samarium, cobalt et autres materiaux rares. Certes des mines vont être ouvertes, mais c'est lent et il y a de fortes resistances (la France a du lithium dans son sous-sol et je parie que l'on n'en.extraiera pas 1 gramme) 2) il y a l'equation insoluble du prix, du en partie au point précédent, mais pas uniquement. Le VE va rester durablement beaucoup plus cher que le VT, ce qui va le reserver a une élite de CSP+ et limiter d'autant plus le volume de VE d'occasion a prix abordable. Le renouvellement du parc de VT en VE va donc se poursuivre, mais beaucoup plus lentement que prévu.
Aucun complotisme ici. Juste le rappel de quelques données physiques et economiques factuelles.

Pioupil y a 4 ans

Le groupe Renault devrait atteindre les 300000 VE annuels dès 2023 ou en 2024. Le contrat dont il est question ici ne l'empêche pas d'acheter plus de cobalt ailleurs, ni d'utiliser d'autres technologies de batteries (sans cobalt). Il faut arrêter ces discoursen forme de théorie du complot, comme quoi les constructeurs veulent tout faire pour freiner le VE. Les constructeurs sont au contraire tout à fait conscient du changement imminent et inexorable, et du fait que ceux qui n'arrive pas à prendre le virage au plus vite n'y survivront pas.

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