La suite de votre contenu après cette annonce

Tesla continue de chercher des gains d’efficience là où on ne les attend pas forcément. Un nouveau brevet déposé par le constructeur américain décrit un système capable d’aspirer les poches d’air chaud dans l’habitacle afin de réduire la consommation de la climatisation… et donc d’améliorer l’autonomie.
Sur une voiture électrique, la gestion thermique est devenue un enjeu central. En plein été, refroidir l’habitacle peut consommer une quantité importante d’énergie, au point de réduire sensiblement l’autonomie. Tesla estime qu’il est possible de faire mieux grâce à une approche assez originale : créer une sorte de « vide » localisé pour extraire directement l’air chaud des zones les plus exposées.
Dans son brevet révélé par InsideEVs, Tesla décrit un système intégré à la climatisation qui utilise une unité d’aspiration afin de créer une pression négative dans certaines parties de l’habitacle. L’idée est simple : au lieu de refroidir uniformément tout le volume intérieur, le système cible précisément les zones où la chaleur s’accumule.
À lire aussi
À Berlin, Tesla accélère la production du Model Y et va recruter 1000 personnesLe constructeur cite notamment le cas du toit vitré panoramique, devenu une signature esthétique des Tesla. Sous un fort soleil, cette surface peut générer d’importantes poches de chaleur au-dessus des occupants. Le système aspirerait alors cet air surchauffé via des buses spécifiques avant de le traiter dans le circuit de climatisation puis de le redistribuer dans l’habitacle. Plus le véhicule est grand, plus l’intérêt pourrait être important. Un Model X, avec son vaste volume intérieur et ses grandes surfaces vitrées, demande logiquement davantage d’énergie pour maintenir une température agréable qu’une Model 3.
Selon les données présentées dans le brevet, cette technologie réduirait la consommation énergétique du système de climatisation jusqu’à 7,4 % dans certaines conditions. Tesla évoque un gain de 127 watts lorsqu’il fait environ 40 °C à l’extérieur. La puissance nécessaire pour activer la climatisation passerait alors de 1 720 W à 1 593 W.

Cela peut sembler marginal, mais sur un véhicule électrique, chaque watt compte. D’autant plus que plusieurs études ont déjà montré l’impact important de la climatisation sur l’autonomie. Selon une étude de Recurrent citée par l’article original, l’usage intensif de la climatisation peut entraîner jusqu’à 18 % de perte d’autonomie lors des fortes chaleurs.
Le brevet va plus loin qu’un simple système d’aspiration permanent. Tesla imagine une gestion dynamique basée sur des capteurs de température répartis dans l’habitacle. Le système pourrait ainsi n’activer l’aspiration que dans les zones réellement concernées par une surchauffe. L’objectif affiché est double : améliorer le confort thermique des passagers tout en limitant la consommation énergétique liée à la climatisation.
Comme toujours avec les dépôts de brevets, rien ne garantit que cette technologie arrivera un jour sur un véhicule de série. Les constructeurs déposent régulièrement des concepts qui ne dépassent jamais le stade expérimental. Reste que cette idée illustre bien la philosophie actuelle de Tesla : aller chercher des gains d’autonomie non pas uniquement via des batteries plus grosses, mais aussi grâce à des optimisations plus discrètes sur l’aérodynamique, la gestion thermique ou l’efficience globale du véhicule.
À lire aussi
Ils sont bêtes ceux qui s’obstinent à ne pas rouler en Tesla Model Y ou Model 3 ?Et dans un contexte où les voitures électriques deviennent toujours plus efficientes, ces petits gains cumulés finissent souvent par faire une vraie différence au quotidien.
Le meilleur d'Automobile Propre, dans votre boite mail !
Découvrez nos thématiques voiture électrique, voiture hybride, équipements & services et bien d’autres
S'inscrire gratuitement
