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Pascal, chauffeur VTC depuis huit ans, fait désormais partie du club très fermé des propriétaires de voitures électriques ayant dépassé les 500 000 km. Avec sa Kia EV6 achetée en 2021, il a bravé le vent, la neige et pourtant… En faisant contrôler l’état de sa batterie, l’électromobiliste s’est rendu compte qu’elle affichait encore un excellent SoH (State of Health) malgré les kilomètres parcourus. Comment a-t-il fait ?
De plus en plus de chauffeurs de taxi et de VTC font le choix de l’électrique. Avantages fiscaux, confort de conduite, économies à l’usage et à l’entretien… Les bénéfices sont nombreux et (presque) plus à démontrer. Pascal fait partie de ceux qui ont parfaitement compris à quel point la voiture électrique pouvait transformer son quotidien.
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L’Europe renonce à interdire les voitures thermiques : quelles conséquences pour les ventes d’électriques ?Il a décidé de sauter le pas en décembre 2021, principalement pour des raisons financières : « je me devais de préserver la santé financière de mon entreprise et de trouver une alternative au diesel », me dit-il. À l’époque, le chauffeur VTC avait hésité avec plusieurs motorisations : GPL, GNV, essence, hybride… mais c’est le tout-électrique qui l’a emporté.
Restait ensuite une question cruciale : avec quel véhicule se lancer dans l’aventure électrique quand on fait plusieurs centaines de kilomètres par jour ? Avant de signer pour la Kia EV6, Pascal a comparé plusieurs modèles, notamment les Skoda Enyaq et Tesla Model 3. « J’ai vite abandonné l’idée de Tesla », explique-t-il.
C’est finalement la Coréenne qui s’est imposée. À ses yeux, la Kia EV6 « coche toutes les cases : autonomie, confort, performances de recharge ». Il estime qu’à l’époque, c’était certainement « le meilleur rapport prix/prestations ». Avec le recul, son choix s’est avéré judicieux. Quatre ans et quelques mois plus tard, son EV6 affiche plus de 530 000 km au compteur. Un chiffre assez exceptionnel, même chez les gros rouleurs en thermique.
Il faut dire que le quotidien de Pascal n’a rien d’un usage « classique ». Son EV6 est avant tout un outil de travail, utilisé sur tous types de routes : ville, routes secondaires et autoroutes. Avec une moyenne de 500 km parcourus chaque jour, l’organisation des recharges est centrale. Pour lui, pas de recharge à domicile : « je recharge uniquement sur des bornes rapides, plusieurs fois par jour, entre chaque client », précise-t-il.
Entre trois et six recharges quotidiennes, systématiquement jusqu’à 100 % au cas où il devrait faire plus de kilomètres que prévu. Ce dernier point pourrait surprendre, voire inquiéter certains électromobilistes. Pour limiter l’impact de la gestion thermique sur sa batterie, il privilégie des sessions courtes : 10 à 15 minutes à chaque arrêt.
« Je préfère faire plusieurs petites recharges plutôt qu’une longue, pour éviter de faire trop chauffer la batterie et perdre du temps », me confie-t-il. Voilà un témoignage qui vient tordre le cou aux idées reçues sur la recharge en courant continu (DC). On entend souvent dire que des arrêts trop fréquents aux bornes rapides risquent d’abîmer la capacité de la batterie. Le retour d’expérience de Pascal nous prouve que ce n’est pas le cas.
Au-delà de la recharge, Pascal a profondément modifié sa manière de conduire depuis son passage à l’électrique. Un changement dicté à la fois par des considérations économiques… et par la volonté de préserver la batterie de sa voiture sur le long terme. « J’ai adopté une conduite beaucoup plus souple, sans accélérations brutales ».
En ville, il utilise systématiquement le niveau de régénération le plus élevé. « Je roule en position 4, ce qui permet de freiner presque uniquement avec la régénération et d’économiser les plaquettes ». En revanche, sur autoroute, il coupe totalement la régénération et laisse la voiture filer, notamment dans les descentes, sans accélérer inutilement. Une approche douce et adaptée aux spécificités du véhicule électrique.
Mais c’est surtout l’état de santé de la batterie de cette Kia EV6 qui retient notre attention ! Sur ce sujet aussi, la désinformation va bon train. On entend parfois dire que la capacité des batteries se réduit drastiquement au fil des années. Pourtant, avec 530 000 km au compteur, l’autonomie réelle du véhicule de Pascal avoisine encore les 450 km. Un chiffre encore très proche des 528 km WLTP promis au moment de son achat.
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Après 265 000 km, l’état de santé de la batterie de cette Xiaomi SU7 impressionnePascal a récemment fait vérifier le SoH (State of Health) de sa batterie dans son garage Kia, près d’Amiens. Là aussi, bonne nouvelle : le score atteint 91,3 %. Un chiffre étonnamment haut compte tenu du kilométrage. Une étude publiée en 2024 avait montré que la dégradation moyenne des batteries des voitures électriques est environ de 1,8 % par an pour un kilométrage « normal », soit de 12 000 à 18 000 km par an. Un chiffre qui nous semblait déjà plutôt bon. La batterie de Pascal a perdu approximativement 2 % par an, mais le chauffeur VTC fait 120 000 km par an. C’est donc tout à fait impressionnant.


Sur le plan financier, le bilan est sans appel. En quatre ans, Pascal estime avoir économisé environ 30 000 euros sur le carburant et 12 000 euros sur l’entretien.
Il me précise que « les économies réalisées m’ont permis de payer pratiquement l’intégralité du prix du véhicule ». Côté réparations, la liste est étonnamment courte au regard du kilométrage : remplacement des rotules de direction à 285 000 km, puis des quatre amortisseurs à 430 000 km. Rien de plus. Les révisions ont été effectuées tous les 30 000 km pendant la période de garantie (limitée à deux ans pour les professionnels du transport) puis espacées d’un an par la suite, soit approximativement tous les 130 000 km.
Ce retour d’expérience force l’admiration. D’abord par le nombre de kilomètres parcourus en si peu de temps. C’est aussi un excellent plaidoyer pour la voiture électrique.
Le cas de Pascal démontre que ni l’usure du temps, ni les kilomètres réalisés, ni la recharge systématique sur bornes rapides (contrairement à ce qu’on pouvait lire ici et là) n’ont eu raison de la santé de la batterie de cette Kia EV6. Voilà qui devrait, s’il en est besoin, convaincre encore plus d’automobilistes de passer à l’électrique.
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Pascal pour son retour d’expérience. Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
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