La suite de votre contenu après cette annonce

Des lecteurs ont trouvé la confiance pour passer à l’électrique après une période en hybride rechargeable. C’est le cas de Jean-Claude Sarrault qui en a aussi profité pour clore une longue série de voitures allemandes et encourager une marque française dans la conversion de sa gamme. À 75 ans, et très satisfait de sa Peugeot e-3008, il compte motiver le plus possible d’automobilistes à devenir électromobilistes.
Il n’y a pas de canevas précis pour recueillir les témoignages de nos lecteurs. Il s’agit avant tout d’une discussion. Avec Jean-Claude, pas besoin de poser de question, car il savait précisément ce qu’il voulait communiquer. Il avait déjà à cœur de nous dire : « Vous savez, j’ai Automobile Propre dans mes favoris sur mon navigateur Internet. Tous les jours, je lis vos actus. C’est grâce à vous que je suis passé aussi vite à la voiture électrique : j’ai pu prendre confiance concernant l’autonomie et la recharge ».
Notre lecteur niortais fait partie de ceux qui redistribuent aux autres ce qu’ils ont reçu de nécessaire pour adopter une nouvelle pratique qu’ils jugent essentielle : « Dans cette période de transition, il est important que des personnes motivées par l’électrique témoignent. Hélas, autour de moi, personne ne veut franchir le pas pour des raisons différentes : ‘Et si on tombe en panne ?’ ; ‘Et s’il y a la queue pour recharger sur l’autoroute ?’ ; ‘Et si je dois partir précipitamment et que la batterie n’est pas pleine ?’ ».
C’est pourquoi il a pris cette décision : « Je tiens à démystifier tous ces freins qui empêchent d’autres de passer à l’électrique. Par rapport à deux ou trois ans en arrière, l’autonomie est un faux problème maintenant que les réseaux de recharge ont bien évolué. On me demande souvent sur les parkings comment ça marche, une voiture électrique. C’est à nous, utilisateurs, de donner confiance en ce produit ».
Le passage à l’électrique a pris quelques années : « J’ai toujours aimé les bagnoles. J’ai longtemps roulé avec des voitures allemandes : Volkswagen Golf et Passat, Audi A4 cabriolet et A4 Avant, TT Roadster en même temps qu’une Mercedes Classe A. Mais un jour ma femme m’a dit qu’il serait temps d’acheter français. Je suis allé chez Peugeot et on a pris une 3008 essence avant de passer à la 3008 hybride rechargeable en finition haut de gamme ».
À lire aussi
Témoignage : du Twizy à la R5, Michel a eu toutes les voitures électriques de Renault… ou presqueUne raison principale a motivé Jean-Claude pour adopter un modèle branché : « Même si je suis convaincu des problèmes inhérents à la planète, je ne suis pas un écolo pur jus. C’est d’abord mon côté novateur qui m’a décidé. L’hybride rechargeable m’a permis de me familiariser avec cette énergie nouvelle qu’est l’électricité pour les voitures. Grâce à l’autonomie de 50 km sur la batterie, j’étais toujours en mode EV sur Niort ».
De cette expérimentation, notre lecteur a tiré quelques enseignements : « Sur les grands parcours avec quasiment que de l’autoroute et des nationales à quatre voies, l’hybride rechargeable consomme un peu plus qu’un moteur atmosphérique classique. J’ai fait l’erreur une fois de passer dans le mode qui permet de recharger la batterie en roulant, je le déconseille car ça accroît la consommation de manière exponentielle. J’avais déjà été très satisfait de mon hybride rechargeable ».
Le passage à l’hybride rechargeable a préparé le terrain à l’électrique : « À Niort, j’ai fait installer une borne 7,4 kW en monophasé ; je ne voyais pas l’utilité de passer en triphasé. C’est une EVBox Elvi venue d’Allemagne. Pour notre maison secondaire à Vannes, j’ai le même modèle, mais sans le câble attaché. C’est d’ailleurs à la concession Peugeot de la ville bretonne que j’ai acheté mes voitures. Ça a matché tout de suite avec la commerciale, aujourd’hui à la retraite. On négociait les contrats par téléphone ».
Cette préférence est à l’origine d’une anecdote : « Je devais rendre au bout de 37 mois mon 3008 essence en LOA. C’est tombé en 2020 en plein confinement de Covid-19 : on ne pouvait se déplacer à plus de 100 km. J’ai pu conserver gratuitement le véhicule trois mois de plus, avant d’avoir l’hybride rechargeable que j’ai conservé trois ans, également en LOA. Après lui, je ne suis pas tout de suite passé au e-3008 car il n’était pas encore sorti. En attendant, j’ai pris pour deux ans un Peugeot e-2008 ».
Ce véhicule reçu en mai 2023 a finalement été rendu plus tôt : « En février 2024, j’ai pu commander le Peugeot 3008 électrique, livré en novembre suivant. J’ai donc rendu au bout de 18 mois le e-2008. Ça fait maintenant 17 mois que je roule avec ma nouvelle voiture électrique que je n’avais ni vue ni essayée quand j’ai signé le contrat. À l’époque, pour le voir, il fallait attendre que la remorque d’exhibition passe pas loin. Mon exemplaire a maintenant 17 000 km environ ».
Avec son Peugeot e-3008, Jean-Claude a tenu à se faire plaisir : « Je ne suis pas très regardant sur la consommation. En revanche, je suis très attaché à la présentation intérieure et à l’esthétique de la carrosserie. J’ai choisi la finition GT [NDLR : 47 000 €] avec toutes les options quasiment [NDLR : 8 000 € environ], comme l’intérieur cuir, le toit ouvrant et la pompe à chaleur. J’ai pour lui bénéficié d’un bonus gouvernemental de 4 000 €, contre 2 000 € avec le 3008 hybride rechargeable, et 6 000 € pour le e-2008 ».
LOA pour toutes ces voitures : « Ces véhicules restent complexes et je préfère ce financement pour la garantie qu’il procure. Avec la LOA, je joue la carte de la sécurité, du risque 0 sur la durée de détention. Je me fixe un plafond de loyer, bouge le curseur de l’apport, et seulement en dernier celui de la valeur du véhicule. Pour la LOA, je passe par le constructeur. Avec mon banquier, la valeur de reprise serait plus basse car il travaille avec un mandataire, ce qui se traduirait par des loyers plus élevés ».
Conservant bien des données sur ses voitures, notre lecteur témoigne que son assureur privilégie les électriques : « La Macif m’assure la valeur à neuf pendant trois ans. En tous risques, et avec le maximum de bonus, l’assurance me coûte 438 € par an pour le e-3008. Comparativement, je payais 452 € en 2019 pour le 3008 essence en GT Line, 463 € l’année suivante pour le 3008 hybride rechargeable, puis 307 € en 2023 pour le e-2008. Les tarifs ne risquent-ils d’augmenter compte tenu du coût des réparations sur les VE ».
Le Peugeot e-3008 a d’abord été proposé avec une batterie de 73 kWh avant d’être décliné avec une capacité énergétique de 98 : « Je ne regrette pas de ne pas avoir la version avec la plus grosse batterie. Avant de prendre une nouvelle voiture électrique, il faut s’interroger sur ses propres besoins : ‘Une voiture électrique pour quoi faire ?’ Pour aller en Alsace [NDLR : Plus de 800 km] par exemple, je recharge à Blois et m’arrête à nouveau à Troyes ».
Toutefois Jean-Claude apprécie d’avoir une meilleure autonomie qu’avec le e-2008 : « Pour les 250 km entre Niort et Vannes, je roule 130 km à 130 km/h, 110 km à 110, reste la rocade de Nantes où la vitesse est plus limitée. En raison de sa batterie de 50 kWh bruts, je devais m’arrêter pour recharger 10 minutes à Saint-Herblain. Avec le e-3008, j’arrive à destination avec 40 % d’énergie. Niort-Limoges, c’est 170 km ; après un aller-retour, la batterie est à 30 %. Là, c’est de la nationale à 80 et 90 km/h, et 40 km à 110 km/h ».
Grâce à un sous-compteur chez lui, notre lecteur connaît la conso complète de son e-3008 « en comptant la part des anges, comme avec le vin. Sur 17 000 km, elle est de 21,42 kWh/100 km. La différence par rapport à ce qu’indique le tableau de bord est de l’ordre de 10 %, ce qui fait environ 2 kWh/100 km en plus. À la belle saison, je tourne plutôt à 20 kWh. Au pire, sur 600 km, j’ai vu 28 kWh/100 km en décembre 2025 en raison des nombreux courts trajets de 7 km en ville ».
Le e-3008 de Jean-Claude est surtout rechargé chez lui : « J’ai une conso totale de 3 642 kWh, dont 3 521 kWh domestique, soit 97 %, et les 121 kWh restants ont été pris sur l’autoroute. Grâce au tarif Tempo et en branchant chez moi la nuit, les 100 km m’ont coûté en moyenne 2,97 €, soit 14 centimes du kilowattheure en intégrant la recharge sur l’autoroute. En juin 2025, avec une conso à 19,80 kWh/100 km, les 100 km étaient à 2,55 €, et plus bas encore à 2,24 € en septembre suivant, grâce à une conso de 18,14 kWh ».
Notre lecteur connaît aussi ce que son Peugeot e-3008 lui a coûté en électricité depuis 17 mois : « J’ai un total de 504 €, dont 452 € pour le recharge domestique, soit 10 % environ, et 52 € sur l’autoroute. Sur mon téléphone, j’ai les applications Ionity, Tesla, Electra et Chargemap, mais je privilégie Tesla pour recharger moins cher. Lors de nos grands déplacements, nous nous adaptons pour déjeuner là où il y a une station de recharge ».
Et cela, sans stress : « Nous ne sommes plus en activité, donc le temps compte moins pour nous. Il faut une trentaine de minutes pour une recharge de 20 à 80 %. Je m’en fiche de mettre 10 minutes de plus. C’est le dernier de mes dix critères les plus importants. Et je n’achèterai pas chinois pour gagner du temps aux bornes rapides. La durée de la recharge est le plus souvent un problème pour ceux qui ne connaissent pas les VE ».
Entre le Peugeot e-2008 et le e-3008, la puissance maximale de recharge n’est pas la même : « Nous sommes ainsi passés de 100 à 160 kW. En m’appuyant sur les chiffres d’Automobile Propre, je m’étais créé mon propre planificateur sur Excel, en tenant compte de la conso moyenne en fonction de la vitesse. Mais aujourd’hui, avec les réseaux de recharge qui se densifient, on va avoir de moins en moins besoin d’un planificateur pour se déplacer loin ».
Jean-Claude est aujourd’hui très satisfait : « Je le suis de la voiture électrique en général et de mon Peugeot e-3008 en particulier. Pour moi qui mesure 1,90 m, je trouve son confort très bon, j’aime bien son tableau de bord d’un seul tenant et la conduite semi-autonome que j’utilise systématiquement sur l’autoroute. Je mets le clignotant et la voiture déboîte toute seule : elle conduit mieux que moi. Mon plaisir vient aussi de l’ergonomie des commandes, de l’intérieur cuir et de la console centrale ».
À lire aussi
Témoignage : Xavier a alimenté sa maison avec sa voiture électrique pendant 4 jours après la tempête NilsParmi les moins de son SUV électrique, notre lecteur note « l’usure rapide des pneus. Je devrai faire remplacer les quatre avant de rendre notre actuel e-3008. En outre, son aérodynamisme n’est pas très bon. C’est un véhicule haut et frontal, il est lourd, et il s’appuie sur une plateforme Stellantis conçue pour des modèles américains. En jouant sur tout ça on pourrait bien gagner 1 ou 2 kWh/100 km ».
Quelle pourrait être la prochaine voiture de Jean-Claude ? « Le plus raisonnable serait que je reparte sur un e-3008, en finition GT Exclusive. À mon âge, ce véhicule assez haut me facilite l’entrée à bord. Mais j’avoue que j’hésite encore avec une Alpine A290 GT Premium. Au besoin, je pourrais utiliser avec elle un coffre de 300 litres sur la boule d’attelage. Le coût mensuel de la maintenance inclus dans la LOA n’est pas le même : 23 € pour le e-3008, mais seulement 7 € pour l’A290 ».
Notre lecteur niortais ne cesse de promouvoir autour de lui les véhicules électriques : « C’est si facile de conduire une électrique que j’essaye de motiver un ami qui a des problèmes de santé à y passer. Ça lui fait un peu peur, mais les aides à la conduite lui simplifieraient beaucoup l’usage d’une voiture ».
Concluons avec une bonne dose d’optimisme : « Dans les années à venir, les prix des voitures électriques vont baisser. Heureusement que des personnes comme moi achètent quand c’est encore cher pour qu’on en arrive là ! Je pense que des progrès vont être réalisés sur les moteurs et les batteries. Concernant ces dernières, je ne suis pas inquiet pour leur recyclage. Si j’étais plus jeune, j’aurais déjà mis des panneaux solaires sur le toit de la maison pour avoir davantage d’autonomie d’énergie domestique, pas que pour la voiture ».
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Jean-Claude pour son excellent accueil et son témoignage qu’il nous a proposé après notre appel à retours d’expériences.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Vous êtes intéressé par le Peugeot e-3008 ? Réservez un essai gratuit près de chez vous, en quelques clics !
Philippe SCHWOERER

Peugeot e-3008 électrique
Le meilleur d'Automobile Propre, dans votre boite mail !
Découvrez nos thématiques voiture électrique, voiture hybride, équipements & services et bien d’autres
S'inscrire gratuitement