La suite de votre contenu après cette annonce

Face aux lourdes pertes enregistrées en 2025, Stellantis ne peut rester inactif. Le groupe étudie ainsi des partenariats avec des constructeurs chinois qui pourraient investir dans les activités européennes.
Depuis la reprise en main par Antonio Filosa, le centre de décision de Stellantis a clairement basculé vers Détroit. Un changement de cap qui alimente la volte-face sur l’électrification. Mais ce n’est pas tout. Désormais, les projets d’investissements et de développement favorisent principalement les marques américaines Ram, Chrysler, Jeep ou Dodge. En ligne avec la politique étasunienne du moment, au siège d’Auburn Hills, qui arbore toujours fièrement le Pentastar de Chrysler, on reste frileux à propos de nouveaux investissements en Europe.
À lire aussi
Stellantis pourrait bientôt utiliser les technologies Leapmotor en EuropeÀ tel point qu’une rumeur de séparation de l’entité née de la fusion de FCA et PSA a récemment émergé. Elle verrait ainsi l’ex-Chrysler reprendre son autonomie perdue après la faillite de 2009 puis la fusion avec Fiat en 2014. Cette hypothèse a été fermement démentie par la direction, mais elle pourrait prendre une autre forme.
L’agence Bloomberg rapporte ainsi des discussions entre Stellantis et des constructeurs chinois concernant l’avenir des marques européennes. Côté chinois, les noms de Xpeng et Xiaomi ressortent. Au cœur de ces échanges, un partenariat qui ouvrirait le capital de la division européenne.
On ignore encore le niveau de participation qui pourrait être proposé à ces éventuels associés, mais rien ne semble écarté. De la cession complète pour certaines marques, comme Maserati, à un échange de technologies et une mise à disposition des usines.
On sait que le sort des marques françaises en Chine a déjà été pleinement confié à Dongfeng. Doit-on imaginer un avenir similaire pour Peugeot, Citroën, DS, Fiat, Lancia, Alfa Romeo, Opel en Europe ?
Ces discussions, qui arrivent juste après des rumeurs d’échanges entre Ford et Xiaomi, révèlent en filigrane les ambitions internationales de Xiaomi. Suite à son succès sur son marché national, le constructeur chinois s’apprête à s’élancer à l’international en 2027. L’Europe est sa priorité.
Y compris par l’acquisition de marques locales ? Il en a les moyens, ce qui n’est pas le cas de Xpeng aux finances plus fragiles. La profondeur des échanges dépendra donc largement du choix du partenaire.
Le meilleur d'Automobile Propre, dans votre boite mail !
Découvrez nos thématiques voiture électrique, voiture hybride, équipements & services et bien d’autres
S'inscrire gratuitement