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Renault dit non au tout électrique et mise encore beaucoup sur l'hybride

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Pour Renault, le passage au tout électrique n’est pas au programme. Le groupe va poursuivre l’extension de sa technologie hybride E-Tech au-delà de 2030.

Si le gros chantier du moment chez Renault est la mise au point d’une nouvelle plateforme électrique, la RGEV Medium 2.0, qui promet de grosses améliorations pour les autonomies et temps de recharge, il n’est plus question pour le Losange de basculer vers le tout électrique d’ici la fin de la décennie. Comme la plupart de ses concurrents, le constructeur français sait que c’est un objectif devenu prématuré.

Renault va donc continuer de miser sur ses hybrides E-Tech. A l’occasion de la présentation du plan stratégique FutuREady, le groupe a confirmé l’extension de sa technologie au-delà de 2030, même en Europe. D’ailleurs, dans une interview au Figaro, François Provost, directeur général, indique : « Notre cible, c’est qu’en 2030, en Europe, la marque Renault soit 50 % électrique, 50 % full hybride ». L’hybride est aussi un élément important dans la stratégie d’électrification de Dacia. La Sandero recevra ce moteur fin 2026. L’E-Tech sera également déployé sur les zones hors d’Europe. L’objectif est d’avoir 50 % des ventes électrifiées hors d’Europe en 2030.

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Le groupe Renault indique que des nouvelles versions de moins de 150 ch sont au programme. De quoi revenir à des hybrides plus raisonnables alors qu’avec les différentes évolutions, le bloc de la Clio annonce désormais 160 ch. L’objectif est aussi de continuer à réduire les coûts : « nous visons jusqu’à mille euros de baisse de coûts par véhicule ».

On note que le groupe ne mise pas beaucoup sur l’hybride rechargeable, technologie que François de Provost a lui-même critiqué récemment. En revanche, la marque va se mettre au prolongateur d’autonomie avec la plateforme RGEV Medium 2.0. Un petit moteur thermique servira à fournir de l’énergie à une batterie à la taille revue à la baisse par rapport au 100 % électrique. La traction sera toujours assurée par le bloc électrique. Renault vise 1 400 km d’autonomie.

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